Durant ces mois, j'ai noirci des pages de griffes que je ne sais désormais relire. Les coups de dent perdent leur relief avec le temps. Je parviens à déchiffrer qu'il est question d'une plume qui dénouerait la confusion d'une pensée trop sourde ; ailleurs de courbatures dont je me plains qu'elles soient devenues trop rares, la faute aux kilomètres que j'avale en longues rasades consolatrices. Il y a les mots qu'on trace et ceux qui s'envolent depuis le divan, ceux dont on use pour démêler l'écheveau où s'empêtre sa vie. Hétéroclite alphabet ou l'ω côtoie le q et le ψ le b et puis le a. Sauf que les mots ne sont rien si l'on a rien à dire ! Faire d'eux des sujets est une mascarade pour s'en parer et ne parler que de soi... Heu ! A ce point de mes réflexion peut-être est-il temps de filer... Voilà, voilà... je sors sans panache !