Quelques instants volés à mes dossiers pour jeter quelques mots.
Trop rares.
La faute au temps.
Au temps qui passe.
Au temps qui court aussi.
Désormais moins de 52 minutes aux dix mille mètres. Ce n'est pas grand chose mais j'étais radieuse...
Samedi je grimacerai pourtant : j'imagine que le temps doit sembler très long lors d'un premier semi-marathon...
Ils auront tout le temps de me prendre par la main mes fantômes...
Ceux qui me font avancer.
Et aussi ceux qui me rongent.
Car durant tout ce temps, on est seul.
C'est un peu comme mettre la tête sous l'oreiller en attendant que cela passe...
Sauf qu'au cas particulier on vous remet une médaille en chocolat à l'arrivée...
Quand j'aurais le temps plutôt que de courir après mes fantômes et aussi plutôt que de les fuir à toutes jambes, je les couvrirais de mots... Ils en seront moins terrifiants. C'est sûr.
Revenir par ici pourrait-être une première étape.