Exemple illustré d'une rage jugulée
Matériel nécessaire :
- un petit carnet noir (je suis une grande fidèle des petits moleskine lignés)
- un stylo plume (ici un vieux Parker à l'encre bleu-noir avec lequel mon père signait mes carnets de notes)
- un casque audio
- un dispositif musical quelconque à la seule condition qu'il dispense du Vivaldi sous l'archet de Giuliano Carmignola.
Temps de préparation :
- 10 minutes m'ont suffit pour refouler le succube.
Résultat, sans rature (ne venez pas me dire que la rage est mauvaise inspiratrice !) et — surtout — sans bavure (" couic " qu'il a fait le succube !)
L'appétit qui se coupe. Comme une porte qui claque
Le coeur qui cogne un peu plus fort. Comme un poing que l'on serre.
Une rogne qui monte. Comme une marée qui vous noie.
Trop tard pour aller épuiser mon corps.
Une nuit qui tombe trop tôt. Quand tout à l'heure je rêvais de bougies.
De l'encre qui coule comme des larmes qui vous rincent.
Ne pas céder, ne pas gâcher.
Carmignola dans les oreilles. Oublier le reste du monde. Et surtout sa rage. Pour des broutilles. Ou pas. Pour des choses que je ne sais pas dire. Un stylo et une plume pour biffer ce noir.
Une feuille blanche pour souhaiter de nouveau que les bougies luisent dans la nuit.
Ralentir ces coups dans ce corps trop vif. Vivaldi pour s'envoler. Pour faire silence en moi. Pour que sa cadence ne soit plus que celle que j'entende. Et goûter de nouveau le bonheur d'être deux.
- Le dîner aux chandelles fut très chouette, merci !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/07/2008
De bric en vrac
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Commentaires
Puis-je vous embrasser ?
Profite !
Gros bisous x-o-x
Si tu es encore à Lisbonne file dans la casa do alentejo. Pour un repas fin mais plus onéreux essaie lo convento. Il doit être dans les guides c'est un des meilleurs que j'ai essayés. décidemment je n'ai pas de chance Lisbonne est à la mode juste quand je m'en vais !!
"Une lumière, qui brillait la nuit" ... etc.
Bon été à vous
Je suis tombé sur votre blog au hasard du net ... Celui-ci m'a beaucoup touché. Votre situation m'ayant intrigué, j'ai lu pas mal de vos très touchants billets. Je suis heureux que vous ayiez retrouvé une personne pour reconstruire votre vie, même si elle ne remplacera sans doute jamais celui qui est parti trop vite ... Voyez-vous, la vie est parfois faite de choses qui rendent effectivement impossible de croire encore à ce Dieu que d'autres nous citent en exemple ... Vous aimiez votre mari et il est parti trop vite sans le vouloir ... Je n'aimais plus mon épouse et elle est partie d'elle-même, brisant du même coup le rêve de mes deux enfants Flora et Victor. C'est dur ce que vous allez lire, mais en lisant votre blog, je me dis qu'il est presque plus facile pour des enfants de voir partir à jamais un être qu'ils aimeront toujours, plutôt que de voir leur mère partir en claquant la porte et en leur montrant tous les jours qu'elle ne les aime en fait pas ... Peut-être comprendrez-vous ce que je ressens par là en lisant les quelques billets de mon blog ... Ceux-ci ne sont pas trop explicites puisque je souhaite préserver, auprès de mes enfants, l'image qu'ils ont encore de cette maman qui ne les aime pourtant plus ... Ils savent qu'elle ne les aime plus, mais ils ne peuvent l'accepter même s'ils l'ont parfaitement compris ... Accepter que sa mère ne les aime plus, c'est à mon avis renier la moitié d'eux-même. Et cela, c'est sans doute impossible à 12 ans ... J'ai vu que vous êtes avocate. Si vous exercez notamment dans les divorces, vous devez malheureusement bien connaitre ce genre de situation ... J'arrête là ce commentaire. Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre nouvelle vie, Hervé