Périclès, quand la France salit son nom...
Si je tenais le sombre pisse-copie sans culture qui a osé mêlé le nom de Périclès à un fichier attentatoire aux valeurs même de la démocratie, il entendrait parler du pays...
Du mien et de celui où est née la République
Périclès, l'homme dont l'intelligence et le courage politique continue d'éclairer nos institutions 25 siècles plus tard.
Périclès... l'homme qui a donné son nom à un siècle. Un siècle singulier, un siècle durant lequel la Grèce et ses esprits ont brillé si intensément, si prodigieusement qu'ils ont rayonné sur le monde comme jamais cela ne s'était produit, comme cela ne s'est plus jamais produit.
Périclès... un fichier informatique.
Messieurs les bureaucrates votre inculture et votre irrespect me fait honte...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 24/06/2008
De bric en vrac
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Commentaires
Etape 1 : cherchez qui était Périclès car je n'en avais aucune idée (j'assume, j'assume).
Etape 2 : Découvrir qu'il a créé l'action Graphê Paranomôn et comprendre alors ton emportement (m'étonne pas de toi, tient).
L'article du Monde est en accès restreint... inaccessible. J'allais mettre le lien vers la fiche wikipedia de Périclès, mais elle est tellement mal écrite...
J'ôte le "abonnes." de l'adresse pour y remédier. Oui l'article est très mauvais... je ne l'ai pas lié non plus :)
Euh oui, enfin… bon, il aurait même pu faire partie du cabinet d’Hortefeu qui ne verrait certainement pas d’un mauvais oeil, lui aussi, de restreindre la citoyenneté à ceux dont le père est citoyen et la mère fille de citoyens français.
Mais je dois être moi aussi de mauvaise humeur aujourd’hui ;-)
Du mien et de celui où est naît la République ? :)
Curieusement le nom Périclès m'a fait d'abord penser à l'un des personnages des Enfants de Salonique : j'ai lu ça y'a bien longtemps, comme quoi ça a du me marquer...
Oups, merci ! j'ai rectifié la faute (il sera dit que jamais je n'écris sous la rogne sans cultiver les fautes...)
Nous sommes d'accord, ce fichier est attentatoire aux valeurs de la démocratie, et donner un tel nom à un fichier informatique paraît bien incongru, voire tout à fait inapproprié... Mais enfin, de là à faire cette éloge dithyrambesque du siècle de Périclès et de la Grèce à l'époque classique: Athènes (puisque Périclès et la Grèce, à l'époque, c'est avant tout athène) était une "démocratie" censitaire et oligarchique, et une cité impérialiste, colonialiste qui écrasait ou escroquait ses alliés (souvenez vous, le trésor de Délos) et envahissait sans scrupules ses voisins orientaux (les perses en l'occurrence). Une nation qui ne dédaignait pas prouver par les moyens les plus discutables la supériorité de l'homme grec sur l'homme oriental (la théorie des climats chez Aristote). Alors certes, l'influence militaire, politique et culturelle de la Grèce, via Périclès a été à son apogée durant ce "siècle" (qui dura en réalité une trentaine d'année - le temps de la carrière politique de Périclès), mais le personnage en lui même est plus à rapprocher de Jules César ou de Napoléon Bonaparte que du saint démocrate dont vous brossez ici le portrait...
Vous regardez ce siècle avec vos yeux du 21ème...
Vous oubliez ce que le monde était alors.
Vous oubliez ce qu'étaient les systèmes politiques partout ailleurs dans le monde.
C'est cela le comble du génie...
Quand on a énoncé le principe, il devient tellement évident que chacun pense qu'il a toujours existé.
Vous oubliez qu'ils sont partis de rien et qu'ils ont tout inventé...
Je ne suis pas non plus pour la dithyrambe. Si l'exercice du pouvoir intelligent (suivez mon regard) permet de faire de belles choses, le recul de quelques siècles que nous avons nous permet de savoir qu'il n'y a jamais de prises de pouvoir et d'exercice du pouvoir sans heurts, violences, actes tyranniques... Je repense ici aux Mémoires d'Hadrien. Ensuite, je pense que pour faire le tri entre tous ces actes de violences récurrents, la mémoire collective fait le tri entre les "chefs" qui auront fait quelque chose de ce pouvoir (César, Napoléon, Périclès..) et ceux qui en sont restés à la volonté de pouvoir pour le pouvoir (Néron, Hitler...)
J'ai fait du Grec Ancien à la Sorbonne (je sais c'est un peu pédant, mais il se trouve que c'est vrai), en cours de civilisation notre éminent professeur nous a dit : veuillez prendre un stylo et noter en gros (démarche rarissime en cours magistral à la Sorbonne) :" Périclès est un type épatant" , il s'en est suivant un cours merveilleux sur Périclès...dont j'ai oublié malheureusement une bonne partie du contenu. Cependant je n'oublierai jamais combien Périclès est un type épatant...
Avec un Sarkozy qui cite à la Knesset Spinoza (chassé de la synagogue par les intégristes de l'époque) et Freud (qui n'a jamais mis les pieds dans une synagogue), faut-il s'étonner ?
...De plus, si l'on considère que Freud est mort d'un cancer du poumon dû à un tabagisme forcené, cela porte encore plus à réfléchir !...
pourquoi Freud aurait il dû échapper à un cancer des poumons. Soigner (si tant est) n'évite pas la maladie. Si ? Bon, c'est malin, je vais devoir travailler mon Périclès.
...Du moment que cela rapporte !