Guinguette et baskets sur un vide amoureux
Pas de course demain matin... A dessein. Je pensais me reposer en faisant mes valoches. Et puis subrepticement et presque en cachette j'ai quand même été vérifier s'il ne s'en courrait pas une près de chez moi...
Non, rien de rien. Je sais bien que cela prend trop de place.
Mais au moins j'ai le cœur qui bat fort... Et puis je suis en paix avec ce corps qui m'a toujours embarrassé (il n'est pas ici question de raison, simplement de sentiment que je ne m'explique pas bien)
Je n'ai jamais eu autant envie de fuir.
Envie de prendre mes jambes à mon coup.
Au moins je fais des projets d'avenir ! ... Et puis une route qui se déroule devant moi... Peste ! cela ne se refuse pas !
Précieuse ironie.
Elle est ma dernière cartouche.
Le reste n'est que débris.
Ma patience s'est enfuie.
J'assiste atterrée à mes propres déflagrations. Planquez les allumettes... à la première étincelle je crache du feu...
Je m'en veux de n'avoir su faire mieux. Je leur en veux de leurs exigences.
Je ne négocierais rien. C'est ma vie.
Et si un fragment d'elle se passe loin d'eux c'est juste qu'il est beaucoup trop maigre pour être partagé... Et non je n'ai aucun regret de ne leur avoir pas présenté mes penailles amoureuses. Si mornes lambeaux que seul le secret les rend excusables...
Je n'ai pas d'autre dessein de vite les laisser derrière moi.
Ceux de quelques mois, ceux de quelques nuits, leur vide est toujours nauséeux.
Courir vite — et vite les laisser derrière moi...
Oui cela je m'y emploie, parfois même au milieu de la nuit...
J'ai un don rare pour dénicher la vacuité. La vraie.
Celle que j'honnis au plus profond de moi. Celle qui me ravage.
Evidemment... l'issue est toujours écrite. Et moi je m'en fous maintenant de pleurer ou non. Cela ne me fait plus peur.
Je connais toutes les combines pour me requinquer en quelques secondes.
Et je ne mens même pas. Une machine à recomposition... Une machine bien trop précise.
Elle ne s'est pas encore déréglée...
C'est l'avantage d'évoluer dans le vide : les rouages s'y usent moins qu'ailleurs...
Pas de course demain matin...
Et merde !
J'avais envie d'émotions...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 01/06/2008
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Ça ne console de rien, n'empêche ton titre est bien (et pas que le titre d'ailleurs, mais très surtout hélas).
Etait-ce une fatalité, ou alors cela aurait-il pu être évité...
Bon ! ?
Plein de bises.
Le hasard nous conduit parfois dans de drôles d'endroits...Première visite sur ce blog, premier click et ce billet qui me bouleverse,...Me voilà entrain de pleurer. Mon histoire est très différente mais j'ai aussi tellement mal. Projets d'avenir, s'étourdir d'une vie bien remplie, astuces pour continuer d'avancer malgré tout, mais il n'y a aucun sens à tout cela. Oubli et vacuité. Allez, je reprends mon masque, mon chagrin d'amour je le mets de côté. Je me mens par omission encore un peu, amnésie temporaire et volontaire. Retournons au combat.
à situation exceptionnelle, remède exceptionnel....arrêtes de te culpabiliser...il faut seulement te protéger, et tu es la seule juge et tu as tous les droits.