Demain, j'irai courir toute seule. J'ignore pourquoi j'ai tant de mal à comprendre que c'est vraisemblablement ce que je fais le mieux... avancer seule.

Une ou deux facétieuses giboulées de neige axonaises devraient — encore une fois — me tenir compagnie.

Parfaite illustration de la température de mon myocarde en début de printemps.

Et encore une fois se déversera Carmignola dans mes oreilles...

Vous ai-je dit qu'en ces jours présents, nul autre homme ne fait battre mon cœur aussi fort que son archet ?
Vous vous imaginez à quelle vitesse je cavale quand s'élève, si hardie que presque indécente, l'interprétation qu'il imprime au troisième mouvement de l'été ... presto !

Je palpite, je frissonne, je m'envole... Je tends les bras et le monde est à moi.

Oui, demain j'irai courir et une heure durant j'aurai le droit de croire que je peux encore aimer.

Quant à ce qu'on puisse m'aimer, la chimère est bien trop cuisante pour que je lui prête flanc...



Nota bene : Il n'y a aucune forme de tristesse dans ce billet... mais qu'un évident constat.
un myocarde de glace vous dis-je...