Le coefficient de vétusté qu'appliquent aux victimes les CRCI
« Dans notre exemple, celui d’une infection nosocomiale, le préjudice a été diminué parce que la victime était âgée et se trouvait en surcharge pondérale, alors même qu’il n’y avait aucun processus infectieux préalable.
Les CRCI appliquent donc une sorte de « coefficient de fragilité » comparable au coefficient de vétusté que voudraient faire appliquer dans d’autres domaines les compagnies d’assurances. Il est pour le moins paradoxal qu’une grande loi de progrès pour les victimes, comme l’a été le texte du 4 mars 2002 entraîne de telles régressions dans son application pratique. »
Procès ou transaction, une question de choix — Frédéric BIBAL - ARPEJ'
les CRCI sont les Commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infections nosocomiales
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/02/2008
(non) droit ou (in)justice
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Commentaires
Comme dirait l'autre :" là où iatrogène, y a pas d'plaisir !" Je vais vérifier le sens de ce mot fissa.
Autrement dit si tu es vieux et malade, ce qui sont quand même les deux raisons principales de ton admission dans un hôpital, tu (ou ta famille) seras moins bien indemnisée si on raccourcit ta triste vie de quelques pitoyables années que si tu es jeune, belle, riche et en bonne santé. C'est un peu l'assurance tous risques sauf en cas d'accident. (Je plaisante mais ce n'est pas drôle)
Pour les gens je sais pas mais pour les plafonds si : après deux dégâts des eaux infligés à celui de notre cuisine par la voisine du dessus, qui dit "Je suis désolée" tout en pensant "Je m'en fous", il est toujours perclus de cloques et fissuré de partout.
Notre erreur : avoir fait confiance la première fois que l'assurance rembourserait et n'avoir pas pensé alors (innocents et surmenés que nous étions) à présenter plusieurs devis à cette compagnie. La seconde fois s'être vus appliquer le fameux coefficient de vétusté. Résultat : c'est seulement au prochain dégât que nous pourrons envisager que notre plafond soit refait (on a été remboursés d'1/3 du montant à chacune des premières fois, sans jamais parvenir à trouver le budget pour compléter).
Je préfère donc ne pas songer à la même tactique appliquée aux humains : vous étiez déjà vieux et en mauvaise santé ? Esquintés à force de perdre votre vie à la gagner ? Légèrement trop maigres ou bien grassouillets ? Bousillés par les coups que les gens ou la vie vous ont infligés ? Et bien prenez donc vos prochains soins à votre charge. (Ça fait froid dans le dos)