18 % de banlieusards et 82 % de donneurs de leçons...
« Convaincues qu'une nouvelle flambée de violence est possible dans les quartiers défavorisés, les personnes interrogées mettent d'abord en cause la démission des parents. »— Banlieues : les Français réclament plus d'autorité — Le Figaro - 06/02/2008 »
Mais dites-moi, ces quatre-vingt-deux pour cent, sont-ils les mêmes que ceux qui ne s'offusquent pas qu'un Momamed entré OS à 17 ans ne parviendra pas même contremaître au moment de liquider sa retraite ? Ces quatre-vingt-deux pour cent se posent-ils parfois la question de savoir comment a fonctionné l'ascenseur social pour ces parents qu'on suppose "démissionnaires" ? Ces 82 pour cent, s'interrogent-ils parfois sur la capillarité du mépris ? Ces quatre-vingt-deux pour cent, se posent-il parfois la question que moi je me pose : N'est-il pas parfois un peu facile de demander à des enfants de respecter des parents que la société n'a pas respectés... et comment peut-on leur demander d'être aveugle à l'image qu'on leur renvoie de leurs parents ?
Ces quatre-vingt-deux pour cent ont-il la moindre idée de ce que sont les écoles dans ces banlieues ? Si si ! on leur a fait des Z.E.P... Vous pensez bien, chez nous l'école de la République c'est l'école pour tous ! Oui... tous mes enfants sont scolarisés en Z.E.P... sauf que dans le 9-3 il n'y a pas -du tout - assez d'enseignants, Alors en Z.E.P. quand l'enseignant est absent (ce qui survient parfois et nul ne saurait leur en tenir rigueur) et bien n'escomptez qu'il sera remplacé... ou alors au prix d'un harcèlement (fax, téléphone, e-mail tout y passe...) presque indécent auprès d'une Inspection Académique qui joue aux chaises musicales...
Ces quatre-vingt-deux pour cent, savent-ils que dans ces banlieues-là, on ne se soigne pas comme dans le reste de la République ?
Ces quatre-vingt-deux pour cent, savent-ils que dans ces banlieues-là, on manque pas seulement d'autorité d'enseignants, de médecins mais peut-être surtout de dignité....
Ces quatre-vingt-deux pour cent vous me faites penser à des rats qui quittent le navire lorsqu'il est trop mal en point... avant d'accuser les parents d'être démissionnaires...
Alors, s'il vous plaît, ces quatre-vingt-deux pour cent, arrêtez de souffler sur la braise en culpabilisant des parents qui font du mieux qu'ils peuvent et ... aidez-les !
Et oui... quand je lis ce genre de conneries, je vois rouge !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 15/02/2008
(non) droit ou (in)justice
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Commentaires
Je reprends l'article du Figaro, les chiffres on du changer :
«la démission des parents» arrive en tête pour 42 % des sondés
et
les personnes interrogées souhaitent d'abord à 82 % la mise en place d'un contrat permettant aux jeunes sans emploi de bénéficier d'un accompagnement individualisé
42% c'est déjà trop, de toute façon
Employer le mot "dé-favorisé" pour parler d'un quartier c'est reconnaitre qu'on ne fait rien pour lui et ses habitants. Est-il vraiment nécessaire, en plus, de culpabiliser les gens qui y vivent ? Pendant ce temps là certains sont "sur-favorisés" mais bien sûr ils sont beaucoup moins nombreux.
Hum... forcément quand on lit le Figaro il faut s´attendre à des "surprises". Il faut bien détourner l´attention du lecteur d´autres sondages...
Et désormais, ils ont en madame Dati un exemple pour se rassurer: mais si, voyez, c´est possible, nous n´y sommes pour rien, c´est donc leur faute.
PS. Merci pour votre blog
l'autorité, l'autorité, effectivement, ils n'ont que ce mot là à la bouche, les Français, qu'ils soient 82, 42 ou 53%, ça leur évite de trop se soucier de leur dignité...
Dans ce pays, des scandales sociaux sont en cours. Le moindre n'étant pas celui des sans-papiers.
Maintenant, les habitants des banlieues, comme le reste de la population mais comme peu d'habitants sur Terre, bénéficient d'une sécurité sociale et de frais de scolarité ridicules. Les logements sont généralement spacieux et à moindre frais, la proximité des écoles de formation professionnelles et des Universités, leur diversité et leur accès très peu cher permet des opportunités qui ne sont pas à la portée de beaucoup d'autres gens (dont particulièrement les campagnes qui doivent payer des logements couteux à leur enfants étudiants et qui bénéficient de peu d'activités et d'un chômage énorme. Oui dans ce pays la campagne est beaucoup plus atteinte que les banlieues); des systèmes de bourses, d'assistance sociale, de médiation sont en place, avec notamment des réseaux associatifs actifs et performants ; Devant les difficultés, les départements concernés ont investit massivement dans la culture -en tout cas plus qu'ailleurs- et dans les équipements sportifs. Des mesures financières sont données aux entreprises qui cherchent à s'y installer, en liaison avec les Assédics et l'ANPE. Comme partout en France, les caisses d'allocations familiales, les aides au logement peuvent aider les personnes dans la difficulté, ou les jeunes parents etc. La liberté de culte et d'expression sont assurées à tous, l'avortement est autorisé et remboursé etc etc etc.
Je n'essaye pas de te convaincre, ok, tu sais tout ça. J'essaye de t'expliquer pourquoi beaucoup de gens dans ce pays, et en banlieue même, ne comprend pas par exemple pourquoi 46 000 voitures de banlieusards ont été brûlées par des gamins hilares en 2007 (Chiffre officiel). Cela ne fait pas de ces gens des cons. Tu veux les convaincre ? Essaye de te mettre au niveau des 82% que tu invectives du haut de ton blogue, et qui ne t'écouterons pas si tu leur parle comme à des putois. Merci de m'avoir lu.
1- ici je suis chez moi et je m'exprime comme il me plaît...
2 - Je n'ai aucune prétention à convaincre quiconque et pas d'autre dessein que d'écrire -encore une fois - ce qu'il me plaît
3 - Vous êtes la preuve vivante que dans ces 82 % de pontifiants donneurs de leçon, il s'en trouve un à m'avoir lu...
VT
Je me pose souvent la même question alors que mon mari et moi en tant que parents faisons partie des privilégiés. A double titre : nos enfants sont de bons élèves "naturels", à peine besoin de les dé-scotcher de temps à autre de cette foutue télé ou pour le fiston de ses jeux vidéos et pour la fille quand elle était plus jeune de ses tchat à l'infini (j'exagère un peu, là) ; et aussi parce qu'enfants de plus ou moins prolos en un temps où la république laïque (faites que ça reste longtemps encore un pléonasme) permettait aux gosses méritants et prêts à mettre leur jeunesse entre parenthèse de pouvoir boucler des études d'ingénieurs. Nous avons la chance pour l'instant de nous en sortir. Mais à part depuis que je suis entrée en étrange dissidence avec le choix du travail à temps partiel, nous travaillions comme des dingues avec des journées qui n'en finissaient pas. Pour certes gagner notre pain quotidien mais sans pouvoir se payer d'autre luxe que d'habiter en appartement aux portes de Paris (cela dit : je reconnais que c'en est un). Je ne me plains pas. Mais comment y compris dans cette sorte de "meilleur des cas", avoir la moindre légitimité auprès de nos enfants ? S'ils avaient préféré ne rien foutre en classe et s'en aller traîner et tenter de s'en sortir hors de la légalité ou bien foutre le bazar ? Qu'aurait-on pu leur dire ? Ils nous ont vus nous épuiser à la tâche et nous user la santé pour trop peu en retour. Nous n'aurions eu aucune crédibilité à vouloir leur imposer les sacrifices auxquels nous avions à leur âge nous-même consenti dans l'espoir pourtant modéré de connaître des fins de mois sans inquiétude.
Alors je veux bien croire que des parents qui sont dans les pires difficultés pour trouver le moindre job sous-payé ne puissent plus se faire entendre de leur enfants grandissants, dans une société où l'on (collectif) a inculqué aux nouveaux venus que pour exister il fallait consommer.
Je crois que ceux qui ont accès à des emplois "protégés" (j'entends par là obtenus via leur réseau social et parce qu'en grandes entreprises sont en priorité recrutées des personnes "recommandées" ou dont le pedigree a été soigneusement vérifié au préalable, fors quelques cas habilement choisis pour "faire vitrine"), n'ont pas conscience d'à quel point hors les murs l'accès au moindre emploi décent est difficile y compris pour quelqu'un qui fait des efforts et possède quelques compétences efficaces.
Comme souvent en cette époque de maljournalisme, la "réalité" (si l'on peut dire) des chiffres cités dans l'article n'a rien à voir avec le titre. D'ailleurs c'est une telle farandole de chiffres que je n'ai rien retenu de l'article, à part son titre méprisable
J'entends bien mais votre propos semble se résumer à "tout ça c'est la faute à société." C'est malheureusement un peu facile d'un côté comme de l'autre. Il suffit d'ailleurs de prononcer "tout Fa F'est la Faute à la FoFiété" pour se rappeler un sketch des Inconnus sur ce sujet.
La solution au problème est complexe et ne passe pas bien à la télé. Qu'espérez-vous avec un star-président "vu à la télé" qui expulse à tort et à travers pour se rallier l'extrême droite, qu'il s'attaque à un problème difficile et invisible des médias ? vous rêvez.
Si le phénomène s'avère réel, il ne faut pas forcément l'appliquer à des "Mohamed" comme tu dis...Il y a de bons "gaulois" qui sont la même situation et à l'échelle de la France, ils sont grandement majoritaires. Alors ! L'ascenseur n'a pas fonctionné ? La société les rejette ? Le fils commencera OS et finira OS ? Mais ça n'empêche qu'il y a dans certains cas une vraie démission des parents, par "non savoir" sans doute. Il y a quarante ans, la France était peuplée en grande majorité des exemples que tu évoques, avec des difficultés aussi importantes, sauf que...les gamins (Je les appellerai comme ça et c'est affectueux) étaient "cadrés" - Par les parents qui ne portaient pas plainte à la moindre taloche et par les instit's ou prof's qui s'appliquaient à leur expliquer où était le "devant"... Après ?...Ah si, 68, puis...moins de travail, mais...Giscard était là tel Zorro...Oh ! chouette on est licencié mais on est payé pendant un an à 100%, puis encore 2 ans à 75%... C'est le pied !...Mais c'est aussi une fabrique de fainéants...La fuite en avant, parce que maintenant c'est fini cette ineptie. C'est mon opinion, elle n'est pas revancharde, mais je crois qu'en gros la pente savonneuse a été celle là. Amitiés
Remarques bienveillantes, sensibles d'une maman modèle. Remarques récurrentes d'une gauche bobo bien pensante, moralisatrice, qui sait bien qu'il vaut mieux ne pas toucher à la carte scolaire malgré tout... La vie, "le vivre ensemble", mascarade sociale ou plutôt une guerre sociale qui ne dit pas son nom, où les bons sentiments frisent avec l'hypocrisie... Que reste-t-il? Désenchantement? Cynisme? Résignation?Révolte?S'en sortir, comme on peut, ici et maintenant?Cultiver son jardin? Tenir bon?Pour quoi faire...? Tout ceci n'est pas sérieux évidemment. Profitons du beau temps des jours à venir.
Je n'ai rien d'une maman modèle... mais autour de moi j'en connais des mamans modèles, de la race de celles qui sont prêts à tout sacrifier pour que leurs enfants aient d'autres vies que les leurs. Elles ont pour nom, Fatima, Rachida ou Saliha... Et cela me fout en rogne qu'on vienne - si facilement - les pointer du doigt quand leurs gamins font des conneries...
Et des parents indifférents aux délits de leur enfants, je n'en connais pas... je n'en connais que des désemparés...
Je vis dans un village français à cent kilomètres de Paris...
Dans notre village d'environ 600 habitants, il n'y a aucune personne d'origine Arabe car les habitants y sont beaucoup trop racistes, méchants, et malhonnêtes.
Je suis moi-même d'origine immigrée par mes arrières-grands-parents qui sont arrivés de l'est après la première guerre mondiale car il y avait des affiches publicitaires pour venir reconstruire la France...
Dans ce si "charmant" village où je vis depuis 18 ans, les pratiques n'ont rien à envier aux pires des dictatures, où il est toujours de vigueur de subir les pires actes de malveillance si votre voisin ne correspond pas à vos goûts mais que celui-ci insiste pour faire de vous sa possession : voitures vandalisées à maintes reprises, jardin aspergé copieusement de produits chimiques à plusieurs reprises, diffamations constantes, pétitions par le tout le clan allant du vieux grand-père paralytique aux voisins les plus hypocrites..., le vieux grand-père paralytique se trouvant être l'ancien boucher-charcutier du village... laquelle boucherie a maintenant fermé car n'est plus aux normes, et d'ailleurs n'y a jamais été (cas d'intoxications alimentaires).
Je viens de la région parisienne (du 9-3) et je suis arrivée dans cette région il y a 26 ans quand j'avais 16 ans, j'en ai maintenant 42.
Je suis RMiste depuis 13 ans et je n'ai rencontré ici que du racisme, du sexisme, et de l'alcool.
J'ai un baccalauréat lettres et langues étrangères anglais allemand espagnol. Je maîtrise la langue anglaise mais l'Anpe locale n'a jamais voulu me faire passer de test pour faire valider mes acquis d'anglais. Elle me proposait de me déplacer pour cela à 150 km dans la capitale régionale...
J'ai travaillé pour de nombreuses sociétés (dont le journal Le Monde) et j'ai atteint un niveau cadre en secrétariat de direction bilingue anglais.
J'ai décidé de me réorienter professionnellement et de tenter de créer ma propre société.
Dernièrement j'ai eu connaissance d'un sondage paru dans la presse nationale : 90% des Français sont favorables aux fessées comme base de l'éducation de leurs enfants, et je vais vous le dire tout de go : cela ne m'étonne pas !
Je suis estomaquée du monde dans lequel nous vivons.
Personnellement au lieu de mettre "blog sans dieu", je mettrais "blog sans caféine"... (voir le tableau La Joconde, témoin d'une époque où la caféine n'avait colonisé ni les estomacs, ni les cerveaux)
Rien compris au commentaire d Zelda.
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