• J'ai manqué louper le départ bêtement coincée entre deux portes près du garage à vélo parce que j'avais oublié la bonne clef. Tarquinou a décroché le téléphone, puis a réveillé Tarquinet qui est venu me délivrer.
  • Pas de consigne, pas de toilettes, j'ai juste eu le temps de rejoindre la ligne en confiant mon sac à une dame toute de orange et de gentillesse vêtue.
  • Qu'elle était resplendissante cette équipe, qu'elles étaient vives ces couleurs dont nous nous étions parées, qu'elle était belle cette cause pour laquelle nous courrions. — Et ce n'est pas parce que je n'avais pas, faute de temps, le cheveu verdoyant que je ne m'en sentais pas membre !
  • Dans mon sac j'avais laissé mon bandeau et aussi mes poignets en mousse. J'ai le front qui transpire toujours à grosses gouttes et la sueur me brûle les yeux. Elle le savait bien. Nécessairement : ma zomozygote souffre de la même particularité...
  • Elle enlevé son poignet et elle me l'a donné.
  • Et puis elle a enlevé ses chaussures
  • Elle a ôté ses chaussettes. Avant de relacer ses baskets.
  • Elle a enfilé ses chaussettes sur ses mains et elle nous a expliqué en riant qu'aujourd'hui au prétexte d'éponger ses suées, elle carburerait au jus de chaussette !
  • Impressionnée et gênée par un tel sacrifice je m'inquiétais de ce qu'il allait advenir de la peau de ses "pauvres petits pétous" malmenée durant 6 kilomètres et demi.
  • Elle a mis fin à mes protestations d'un laconique " En triathlon, on court nu pied dans ses pompes « chérie + ! "
  • Parfois, on se sent petit dans la vie... « chérie ! +...
  • J'ai fait pipi à quelque mètres de la ligne du départ ... parce que je ne voyais pas comment je pouvais faire autrement ! Je me suis juste accroupie sous les quolibets de ma frangine et de ma copine de Toujours qui faisaient rempart aux regards... sans cesser de me menacer de laisser tomber précisément dans ce moment là !! Quand on y songe, cela mène loin les amitiés d'enfance...
  • J'avais un papier dans la main, un papier à jeter. Sur le pavé. Là il y avait plus de 10.000 personnes qui allaient sautiller. Et j'étais infoutue de le laisser tomber ce papelard ! J'étais capable de faire pipi au milieu de la foule mais incapable psychologiquement de dépasser l'absence de poubelle et jeter sur le pavé ce truc insignifiant !
  • Et puis on est parti. C'était super. J'ai eu mal — mais pas là où je l'attendais ! M'en fous. C'était bien.
  • Ce qui était encore mieux c'est de courir avec des gens chouettes.
  • Et plus encore de courir pour une cause qui me tient vraiment à coeur
  • Il est vraisemblable que vous entendiez un peu plus souvent parler ici de France Choroïdérémie — C'est quand même plus important que d'autres sujets dont a trop parlé. Et puisque le roi Google semble me faire quelques œillades, je ne vais pas me gêner pour le conduire vers des chemins plus étroits que celui balisé par quelques grandes enseignes sportives.
  • Pour l'heure je suis trop lasse mais demain, je vais vous mettre en ligne une sacrée collection de photos !
  • Vous allez voir comme elles sont chouettes les filles qui courent pour France Choroïdérémie
Rien que pour voir — France Choroïdérémie