Mémorable entrée en 6ème...
Note pour plus tard :
- Ne pas oublier d'apporter des chocolats à la Maréchaussée du Palais qui a recueilli mon marmot égaré dans Paris.
Pour une entrée fracassante, ce fût une fracassante entrée en 6ème...
« Tu te rends compte Tarquinet ? Tu le raconteras encore à tes petits enfants "Moi pour ma rentrée en 6ème, j'ai fini à la Police !" +
« Bah dis donc, tu ne te mouches pas du poignet n'empêche ! Ce n'est pas dans un commissariat de quartier que tu m'as fait appeler non... c'est de la Cour d'honneur du Palais de Justice ! +
Et on rit, on rit ainsi...
Pour oublier combien on avait envie de pleurer tous les deux quand je l'ai récupéré mon moineau terrifié sur le pavé parisien...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 06/09/2007
Les Tarquinioles
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Commentaires
Pauvre moineau.
Remettez-vous bien. J'imagine l'émotion. De tout coeur avec vous.
Amitiés.
Mais comment il a fait pour se perdre le jour de la rentrée ? En 6ème, normalement, ils peuvent pas sortir tout seuls, non ?
6ème déjà? Commes ils ont grandi les tarquinoux mine de rien...
Euh ... Le collège est si loin que ça de la maison ?
"de la Cour d'honneur du Palais de Justice"v : dis donc il ne fait pas les choses à moitié ce garçon !
PS pour Chrivass : si si, ils peuvent mais pas à n'importe quelles heures (par exemple par le midi s'ils sont demi-pensionnaires). Beaucoup d'enfants dés la primaire rentrent tout seuls chez eux. En plus que c'est très mal vu pour un collégien d'avoir un parent qui vient le chercher (sauf motif prestigieux un jour précis).
Que d'émotions et de souvenirs !
Mais... mais... mais.... comment il a fini là-bas ?
Déjà la sixième... petit grand moineau, va ! Des gros bisous consolants à partager.
Que d'émotion pour une entrée en 6 ème !!! Comme l'inquiètude a du vous serrer le coeur. Effectivement dès la 6ème ils peuvent sortir après les cours... C'est souvent trop jeune, mais vous savez ma Chouchou c'est perdue hier dans Paris et elle à 20 ans !!! et c'était sa première "rentrée" de travail. Comme me disait sa nourrice : " petits enfants, soucis, grand enfants, tourment..." Bisous réconfortants à vous deux.(:-))
oh, c'est doublement touchant, cette histoire... pour le petit bout qui grandit chez moi et qu'on lachera un jour dans la vaste ville, et pour le petit bout que j'étais, qui s'est perdu aussi, dans le vaste monde...
Ben oui 6ème... on est encore si petit! mais que lui est il arrivé? y a de quoi imaginer...
ah j'ai attendu presque 24 h croyant avoir des explications dans les commentaires mais non, je ne saurai pas comment cet enfant s'est perdu, et je vais craindre que cela ne recommence....Rassurez-nous d'un mot, il n'a tout de même pas"fugué" à cause d'un méchant professeur ?
Waou... vraiment impressionnant Tarquinet.
Il a pris le bus tout seul (après avoir fait deux fois le trajet avec moi) et puis il n'est pas descendu au bon arrêt, ni au suivant, ni au suivant, ni...
Et,oui, les débuts difficiles, qu'il se rassure il n'est pas le premier ni le dernier, ma fille avait pris le bus dans le mauvais sens et s'était retrouvée au terminus...........le lendemain, manque de chance pour raisons de travaux, le bus avait changé de trajet...........bon courage pour les jourts à venir
Attention à la récidive ! :)
M'enfin Tarquinet a juste voulu faire le tour de ses quartiers pour son boulot de dans 15 ans... ou avoir une petite idée des lieux de débauche que tu fréquentes via ton boulot... (la rentrée des deux autres pataloustics s'est bien passée ?)
Même expérience pour le fils de mon amie. Il a eu une sorte d'absence (ou avait-il les yeux dans son éternel bouquin ?), il a raté l'arrêt et comme Tarquinet les suivants. Il n'a pas fini avec la police mais il était bon pour l'école Buissonnière... il est remonté à pied... Puis il s'est perdu, sa mère l'a vu revenir un heure plus tard ! C'est un peu l'inquiétude de la nouveauté. Hier, il a assuré comme un chef ! Ouf !
C'est rigolo parce qu'en lisant ton explication, j'avais envie d'ajouter deux mots (méfie-toi qu'il ne devienne pas un récidiviste et oh ben il s'est juste cru plus tard et déjà au travail) et je m'aperçois que les amis l'ont fait. Quelqu'un m'a raconté récemment son arrivée à Paris venant de sa Bretagne, il y a longtemps alors qu'il avait 13 ans, et que quelqu'un de sa famille (un oncle, un cousin ...) devait venir l'accueillir à la gare et qui ne l'avait pas fait, et combien il s'était senti perdu. En plus que contrairement à Tarquinet il n'avait pas du tout l'habitude de la grande ville. (Ou alors c'est un récit que j'ai lu ?). Je pense n'empêche que vous avez dû avoir bien peur, pour toi rétrospectivement, pour lui sur le moment.
Quand on est grand c'est différent : je songeais hier, alors que les sens interdits que j'apprends seulement depuis deux mois à connaître me faisaient dans Paris en vélo faire un grand détour, que quelque chose qui désormais me manquait dans cette ville c'est que je n'étais plus capable de m'y perdre. Il me reste encore quelques quartiers à explorer mais peu étendus et je retrouve très vite des axes bien connus. Il est peut-être temps que j'en essaie une autre ...
Pour faire écho à votre texte (pas question de dire : anecdote), une autre histoire de moineau terrifié.
METRO SOLITUDE
Le métro parisien est cette vaste sous-ville qu’une foule de gens (et foule est le mot juste) connaît mieux que le narrateur, urbain d’occasion mais campagnard à vie, encore crotté de la terre qui alourdissait ses sabots d’enfant. Je ne perdrai donc pas votre temps, chère foule de lecteurs, à le décrire.
Je perdrai quand même le mien à dire que mes rares incursions de passant passager dans ce labyrinthe n’ont jamais vraiment quitté la mémoire de mes sens. L’entrée douce dans le chaud quand l’hiver domine la ville. L’odeur des tunnels, un rien âcre. Les bruits, dont le plus agréable reste celui de la suite de Bach qu’une flûte traversière jouée souverainement envoyait à elle seule traverser le long souterrain du Châtelet. La vue du gros oeil cyclopéen d’une rame jaillissant bruyamment du noir, comme un vieux souvenir d’enfant apeuré par les brusques survenues des monstres mécaniques qui hantaient ses routes de petit écolier.
Et que l’une de ces incursions me reste aussi vive de fond que floue en détail : comment était fait ce petit garçon qui hurlait, immobile, seul dans les allées et venues pressées des passants courant ? Quel âge avait-il ? Pourquoi hurlait-il ? Tout ce que dont je me rappelle, c’est que spontanément je voulus lui porter secours. Assez sot pour ignorer la perdition d’esprit d’un bout-de-chou en détresse, je tentai d’abord de parlementer : comment tu t’appelles, où habites-tu – mais allez donc raisonner avec un torrent de larmes haut comme même pas trois pommes. Je pris alors sans effort sa menotte pour le conduire au local du chef de station et le remis en bonnes mains, soulagé. (Moi oui. L’homme en uniforme, je crois me souvenir, avait plutôt l’air embêté de ce renfort de travail sur deux jambes tremblantes qui n’allait pas s’arrêter de pleurer pour si peu.)
C’est seulement après, après avoir échangé la cohue du dessous contre celle du dehors, que m’assaillirent deux questions, terribles. Une : pourquoi avais-je été le seul, seul moi aussi dans la foule, à réagir ? Deux : si les ayants-droits négligents ou tout simplement distraits du naufragé de Montparnasse pas bienvenu avaient, vociférants de vertu retrouvée, déboulé entre le moment de ma main secourable et celui du dépôt en lieu sûr, dans quel cul de basse-fosse m’aurait-on jeté ?
……….
Ce serait maintenant, avec la paranoïa qui nous ronge, je ne toucherais pas à cet enfant, j’appellerais une femme pour qu’elle fasse ce que j’ai fait. En viendrait-il une ? J’aimerais qu’on me dise oui…
Punaise ! y en a qui y vont fort !!!