London et Vélib'... considérations vaseuses au petit jour
5 heures.
Londres est déjà loin. Déjà
trop loin... Il me faudra y retourner ! C'est une évidence.
Ici il n'y a pas d'enfants dont je pourrais quêter quelques
bribes d'apaisement.
Un chat.
Un chat redevenu mon chat.
Mais seulement parce que Tarquinet n'est pas là !
Les mots me manquent aussi.
J'ai collé des timbres dessus et je les ai posté.
C'est bien aussi !
J'avais oublié combien j'aimais écrire avec de
l'encre et du papier !
Un blog en friche.
Je m'en fiche un peu.
Y être libre, c'est toujours mon seul souhait.

J'ai collé un autocollant rouge sur mon biclou.
un téléphone et puis London.
Londres et ses saucisses...
Londres sent tellement la saucisse...
A Londres, je roulais sagement à gauche, enfin j'essayais
parce que l'on a beau dire, cela surprend !
et puis aussi, je respectais scrupuleusement les panneaux et les
indications de signalisation.
Enfin quand je les comprenais.
J'étais diablement sage !
A Paris quand je suis revenue il y avait des vélib partout !
Moi j'applaudis !
Je crois que l'avenir des grandes villes tient au vélo.
... Pour ses autos aussi ... qui pourront caresser l'espoir d'avancer...
Mais respecter un feu rouge n'est pas une marque d'infamie.
Pas plus que de laisser les piétons traverser...
Un peu de frime, un peu d'émulation. Le cocktail est
méchant...
Gloriole et effet de mode... Mais c'est sa vie que l'on risque
à ces jeux puérils...
Son guidon tremblait doucement lorsqu'elle avançait. Peur ou
manque de force. Néophyte dans tous les cas.
Et puis, elle regardait aux mauvais endroits.
Car cela se voit quelqu'un qui sait mesurer le danger ou non. Je ne
sais pas bien comment, mais je le devine instantanément.
Poser pied à terre devant le feux lui faisait affront. Alors
sans faillir elle a traversé la place à son point
le plus dangereux.
Là où les voitures se croisent
perpendiculairement.
Je l'ai regardé faire. Un peu atterrée.
Quelques coups de klaxon furent la seule conséquences de son
arrogance. Tant mieux.
Je l'ai regardé et je n'ai eu qu'une pensée : la
vie c'est précieux... tellement précieux...
Je l'ai regardé et puis j'ai compris que maintenant je n'ai
plus le choix...
Les amendes vont pleuvoir.
Les courroux vont se déverser sur nous.
Les regards sont déjà moins patients...
Ma mode à moi ce sera désormais de prendre le
contrepied de ce snobisme cycliste !
De mon voyage à Londres j'ai ramené un constat :
Faire du vélo à Paris c'est beaucoup plus facile
qu'à Londres (notamment en raison de la voirie, son
étroitesse, ses revêtements, son
éclairage...)
Je vais rajouter à rebours dans ma valise de retour, une observance accrue des lois de
la chaussée...
[Mais que les ayatollahs du grand respect ne se
déchaînent pas céans : il reste encore
beaucoup à faire pour que les règles de
circulation dans les villes soient vraiment adaptées
à nos légères bicyclettes ... pour ma
sécurité, je sais que nombre de prescriptions
seront nécessairement ignorées...]
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/07/2007
Ma bicyclette
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Commentaires
Superbe idée les Vélib, mais j'ai un peu peur du mois de Septembre quand les voitures vont rentrer de vacances.
A Londres, la circulation est tellement improbablement inversée qu'ils sont obligés de rappeler sur les passages piétons où il faut regarder en premier :-)
Il y a des jours où je me dis : il faudrait apprendre le code de la route et les premiers secours à l'école, au collège, au lycée. Réviser, tout le temps, c'est tellement plus utile qu'une équation ou qu'une règle de grammaire à la survie.
En même temps chacun son déclic pour arriver à "la vie est précieuse". Pour beaucoup il faut un gros lot d'insouciance, d'arrogance, d'inconscience avant de se le dire. Pour d'autres l'apprentissage est précoce. Peut-être qu'en plus de l'habitude, il faut avoir eu cette phrase qui s'illumine au néon pour savoir où regarder ? (Encore que ça ne suffise pas toujours, hélas).
Malheureusement, je pense que le non-respect du code de la route par les usagers du Velib est également dû au temps très limité (30 minutes) au-delà duquel une location vient s'ajouter au coût de l'abonnement.
Je suis d'accord pour tout : Londres (mais c'était à pied et en bus pour moi), le vélib, le code de la route et l'importance de la vie... J'ai recommencé à prendre mon destrier hier, j'ai mal aux fesses, mais ça me fait du bien. Et je regarde les autre avancer crânement...
A Londres depuis une dizaine d'annees j'ai fait le meme constat concernant le revetement de la route lorsque j'utilise mon velo; et chose interessante les coureurs du Tour de France lors du prologue qui se deroulait dans la capitale britannique il y a 3 semaines ont fait la meme remarque. Par contre je trouve les conducteurs de voiture a Londres plus affables et moins agressifs que le parisiens envers les cyclistes...
ah quel cran de se mettre sur un vélo dans une ville où l'on roule dans l'autre sens ! Bravo
Bon retour parmi nous. Que tu considères ton blog en friche, moi je m'en fiche aussi j'ai toujours autant de plaisir à aller le parcourir des yeux et du coeur. T'as un casque sur ta tête quand tu montes sur ta bicyclette?
Un blog n'est jamais en friche: il vit au rythme de son auteur.
Et l'auteur ne doit pas se croire "en friche" parce qu'il n'arrive pas à en faire autant qu'il le voudrait.
Bisous à toute la famille tarquinesque ;-)
Les mauvaises herbes poussent plus vite que les bonnes (enfin, me semble...), mais elles sont faciles à arracher. Bon retour !