Tarquinnette en coup de vent


J'ai bouclé trois valises, rempli un tombereau de fatigue.
Je file.
J'ai laissé en plan un billet sur le Temps des Gitans et une vie saturée.

Je reviendrais bientôt sans eux.

Alors je rangerai mon bureau et j'en exhumerai tous les squelettes qui me hantent.
Je verrai tous les amis que j'ai délaissés depuis une éternité.
Travaux... appartement... et la demeure qui est dorénavant mienne... aller au cimetière, un jour...
Faire tomber mes piles. De livres, de DVD, de culpabilité, de courriers.

J'irai à Londres avec ma copine de Toujours — et avec nous, iront nos deux vélos.
Concert, photos, lumière.

Je viderai mon bureau... Délicieux luxe de s'ensauver à minuit. Pour mettre la tête hors de l'eau. Et surtout lever le front.
Un weekend en amoureux quelque part dans ce mois, renouer avec Paris-Carnet, caresser mon chat.

Alors peut-être que si je parviens à faire tout cela, ne me manqueront-ils pas trop...