Quand les cyclistes respectent le code de la route...
Ce soir je repensais à tous ces commentaires où
l'on me parle de ces cyclistes peu civiques voire déliquants
en puissance...
Ce soir j'aurais aimé que tous ceux-là soient
près de moi quand ce fichu taxi m'a foncé
dessus...
Je ne faisais rien.
J'allais tout droit.
Le feu était vert.
Je m'étais arrêtée au rouge. Et puis je
suis repartie quand la signalisation m'y autorisait.
Il était derrière moi.
Je pousuivais ma route en circulant sur les petits vélos que
la voirie a tracé sur le sol.
Il tournait et il faut croire qu'il avait des comptes à
régler.
Parce qu'il m'a délibérément
foncé dessus.
Il avançait son pare choc méthodiquement en me
fixant.
La règle du jeu était simple...
Il savait parfaitement que je circulais
régulièrement.
Simplement il avait décidé que je devais lui
céder.
J'ai ralenti sans cesser d'avancer alors à deux
centimètres du choc il s'est décidé
à freiner.
Et moi je suis passée.
Il m'a couverte d'insultes.
Il éructait de rage en me faisant le signe de
dégager.
Je ne me souviens pas avoir vu pareille violence dans les yeux de
quelqu'un...
Et je dois être fragile parce que ce soir cela m'a
bouleversée de découvrir que l'on vouait une telle haine.

Ah oui, je voulais aussi préciser à tous ceux lisent cette série avec des oeillères que
je suis aussi une automobiliste. Et ce soir, sur mon vélo,
avant que ce fichu taxi ne me mette la rate au court bouillon, je
pensais que lorsque je suis au volant de ma bagnole, l'emmerdement que
me procurent les biclous est sans commune mesure avec ce que la
conduite des voitures génère comme dangers lorsque
je suis sur ma selle... Et c'était avant qu'un
véhicule terrestre à moteur me prenne pour
cible...

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 21/05/2007
Ma bicyclette
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Commentaires
J'ai vécu sensiblement la même chose le jour où, m'engageant dans un rond-point à moto et alors que j'avais la priorité, une camionnette a délibérément cherché le contact et je n'ai eu la peau sauve qu'à la longue pratique de l'évitement de mon permis encore tout frais.
Je ne sais pas comment, mais j'ai distinctement vu le regard déterminé du chauffeur alors que cela s'est déroulé en quelques dixièmes de secondes !
Cette haine urbaine est visiblement plus répandue qu'on croit.
Courage dame Tarquine ! Pensez à tous ces automobilistes prisonniers de leur gangue métallique pendant que vous virevoltez où bon vous semble, libre de vos déplacements comme l'air ! La liberté de déplacement n'est plus là où on le pense en général... J'arrête mes propos ici sinon ça va encore faire militant :-D
Je pense qu'il s'agit, hélas, d'une attitude qui traduit bien davantage qu'un conflit urbain entre automobilistes et cyclistes, mais l'expression des dérives de notre société, entre individualisme forcené, loi du plus fort, du plus riche, du plus puissant, qui deviennent de plus en plus les "valeurs" de référence. Pauvre vieille France !
Le souvenir de Franck m'en rappelle un autre. Nous étions plusieurs piétons à attendre de traverser. Les voitures passaient, et puis il n'y en a plus eu, juste plus loin un scooter. Une jeune femme s'est engagé à traverser, misant sur ce que le scooter allait l'éviter facilement, il était à plus de 30 mètres. Eh bien sous nos yeux ébahi, il est rentré dedans. Dans la nana. Il l'a visée, il lui a foncé dessus, exprès. Il est reparti en hurlant contre ces salopes qui traversaient la rue alors que ce n'était pas à elles. Il a failli se faire lyncher par les autres salopes qui étaient restées plus sagement sur le trottoir.
Ce sont des comportements de ouf, il faut avoir une haine en soi, une frustration terrible pour en arriver là. Il n'y a alors que deux mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce genre de type (ou typesse) : pauvre con !
Sinon, c'est vrai qu'il y a des cyclistes qui font n'importe quoi. J'en vois tous les jours qui me font fulminer. Mais ce n'est pas une raison pour absoudre les comportements egotiques de certains automobilistes et autistes de certains piétons. Les fautes des uns n'excusent pas celles des autres. Le hic, c'est que lorsque qu'on essaie de dénoncer un comportement, pour avertir, pour sensibiliser l'autre, le lecteur, on se prend toujours une guerre dans les dents. Alors qu'on pourrait simplement se dire : ha oui, c'est vrai, je n'y avais pas pensé.
Sinon, comme je suis cycliste, piétonne et automobiliste, je n'ai plus qu'à m'auto-étriper :-)
Vivement un "Code de la rue" qui prendrait aussi en compte la circulation des piétons et des cyclistes pour remplacer notre trop vieux "Code de la route" pensé pour les véhicules motorisés. En attendant, et pour avancer, j'ai aussi établi mes propres règles de circulation à vélo... (;-)
J'ai vu moi aussi ce genre de comportement chez des automobilistes. Mais j'ai eu la satisfaction de voir la tentative leur "péter à la gueule". Le premier a touché un ami en rollers de son pare-choc. L'ami a parfaitement maîtrisé son équilibre, a un bondi d'un demi-tour et a incrusté ses protège-poignets dans le capot de la grosse berline. Si vous voyez une BM avec deux "Salomon" incrustés autour du logo, vous saurez quel était son crime. Le deuxième a "poussé" par derrière à un feu rouge un ami (à vélo). L'ami était du genre sanguin. Il a bondi de côté, a jeté un regard noir au chauffeur en fulminant puis lui a bondi dessus, l'a arraché de sa voiture malgré la ceinture de sécurité et lui a expliqué qu'il avait beaucoup de chance d'avoir des temoins autour sinon il se serait fait casser la g... L'automobiliste a eu tellement peur qu'il est remonté dans sa voiture et a démarré sur les chapeaux de roues... au rouge... Boum. Il a embouti une voiture qui passait tranquillement au vert. Le plus drôle, c'est que l'accident s'est produit sous les yeux des policiers qui ont pu confirmer le feu brûlé.... Bien fait.
Je crois qu'on peut généraliser ces comportements à tout véhicules plus gros que le sien ... J'ai déjà failli plusieurs fois me faire emboutir par un bus ou un 4x4 (j'ai une petite Modus) parce qu'ils avaient décidé qu'étant plus gros, ils avaient naturellement priorité sur les plus petits, même si le code de la route dit le contraire ...
Ils ne se rendent même pas compte qu'ils pourraient tuer quelqu'un ...
J'ai résolu une partie de mes problèmes de cycliste parisien en optant depuis quelques années pour un cycle motorisé avec des pares-carter énÔrmes. Cela n'empêche pas certains comportements de la part d'automobilistes, mais je constate que les 150kg et les 2 barres latérales de protection de ma trottinette ont la vertu de m'ouvrir le passage plus facilement que lorsque je suis en vélo.
Un de mes commentaires étant explicitement visé, il me faut donc mettre les pendules à l'heure.
Je n'ai jamais écrit que les cyclistes sont des délinquants !
D'autres que moi ont dans le même fil de commentaire et ici encore indiqué qu'ils "adaptaient" le code de la route quand ils circulent à vélo.
Mon idée est simple et je la répète : tous ceux qui utilisent la route doivent appliquer le code de la route. Point.
Qu'il y ait des cons en voiture, c'est un fait. Qu'il y ait des fous, des dangereux, des inconscients, des distraits, cela est certain. Et en face de tels comportement, les cyclistes n'ont pas le dessus. Mais ne simplifiez pas outre mesure : certains cyclistes ont aussi des comportements suicidaires, certains conducteurs sont parfaitement respectueux des 2-roues.
Que ces comportements semblent chez certains légitimer un ressentiment contre tous les conducteurs est tout à fait surprenant. Que ces même personnes qui fustigent les voitures ne respectant pas le code défendent leurs propres écarts est hallucinant.
C'est tout ce que je voulais pointer par mes remarques. Elles ont été mal prises, cela ne m'empêche pas de les répéter. Je répète également que le respect ne peut être que mutuel.
Pour le reste, je conserve mes oeillères qui me conviennent parfaitement et vous salue bien bas.
Mais non, vous n'avez pas d'oeillères. Vous suivez un dogme (c'est pire, remarquez). Le code de la route est bon pour nous, loué soit le code de la route. Allélujah ! Qu'importe qu'il ait été démontré que les contre-sens cyclables était plus surs pour les cyclistes, puisque le code de la route est là pour nous sauver. Allélujah ! Et bien sûr que quand un cycliste grille un feu c'est aussi grave que si c'est un automobiliste. Peu importe que l'un risque (très potentiellement) sa peau alors que le deuxième risque la peinture de sa voiture. Le code de la route est pour tous. Allélujah ! Si jamais un cycliste se plaint d'avoir été volontairement frôlé par une voiture, c'est bien sûr un intolérant fanatique anti-automobiliste. Ca ne peut pas être quelqu'un qui fait partager son expérience de cycliste qui fait que même si un seul pour-cent d'automobiliste est irrespectueux, il aborde chacun des 99% restant comme si c'était peut-être celui qui allait négligemment lui prendre la vie, ou le mettre dans un fauteuil roulant. Il n'a qu'à faire comme l'automobiliste, qui arrive bien souvent à être insouciant au volant, puisqu'ils sont protégés par le même code de la route. Allélujah ! Enfin, le respect du très saint code, c'est le respect de l'autre, c'est évident. Si sur le route certains pouvaient être irrespectueux des autres et respectueux du code, ou l'inverse, ça se saurait, non ? Euh ... Allélujah !
l y a quelque temps, un autobus a délibérément avancé au pas derrière moi jusqu'à toucher mon scooter...
Ce soir, en redémarrant à un feu, toujours en scoot, une charmante dame en voiture m'a roulé sur le pied...
...
Je suis outrée. De me dire qu'il y a de automobilistes si débiles qu'ils font délibérément des frayeurs aux cyclistes ou aux cyclomotoristes. C'est un truc qui me rend dingue. Parce que quand j'était petite, j'avais affreusement peur à vélo. Peur de me faire renverser. Peur de faire des bêtises. Peur de gêner... et ça me revient à chaque fois que je monte en selle. Alors, depuis 8 ans que je suis automobiliste, je m'inquiète à chaque fois que je vois un cycliste. Je m'inquiète d'être un danger pour lui. Je m'inquiète de perdre le contrôle de ma voiture. Je m'inquiète d'avoir ce pouvoir de lui faire mal puisque c'est lui le plus vulnérable. Parfois je me fais corner des minutes entières quand je ne double pas assez vite un cycliste. M'en fous. Au moins je sais que je ne double pas dangereusement. Pour passer le permi, une épreuve à vélo en pleine ville à l'heure de pointe devrait être obligatoire... Quand aux taxis... j'en ai pris un un jour, qui m'a vanté Hitler tout le trajet...
Les conséquences de ces "inconséquences" sont dramatiques, mais elles sont à l'image de toutes nos relations : un rapport de force, le pot de terre contre le pot de fer.
Je pense souvent à ce collègue qui a perdu sa fille, cycliste, victime d'un accident de poids lourd à Paris IM...
Moi je tremble à chaque carrefour avec mes zozos qui n'arrivent même pas à la hauteur des rétroviseurs, qui voient ce qu'il y a sur l'autre crottoir mais pas le danger qui roule vers eux à 2, 3, 4 roues ou plus !
Vivement la téléportation...
Bonjour Dame Tarquine, Etant motard - reconverti de force en automobiliste par mon médecin - je comprends parfaitement ce que vous ressentez, ainsi que par exemple le commentaire de Franck. J'avais en partie résolu le problème lorsque j'habitais sur Paris en faisant monter des pots d'échappement soigneusement choisis pour leur propention à "claquer" lors d'une décélération, ce qui m'ouvrait la file du milieu, les voitures s'écartant lorsque j'arrivais... Puis le remords m'a poussé à remettre les pots d'origine, ne supportant pas l'idée qu'en ville je risquais d'occasionner des frayeurs, voire des dommages auditifs, à d'innocents marmots sur les trotoirs. Dès ce jour, j'ai été victime de nombre de comportements dangereux, plus dûs à l'inattention qu'à la malveillance je pense. Alors que faire lorsqu'un automobiliste excédé décide qu'il aura raison contre vous et que, l'inertie aidant, vous devrez bien lui céder sous peine de séquelles potentiellement invalidantes et permanentes? Exactement ce que vous avez fait à mon sens, quitte à en être secouée par la suite. Définitivement optimiste, je reste en effet persuadé que cet automobiliste saura se remettre en question et reconnaître la dangerosité de son comportement, ce qui l'amènera - espérons-le - à en changer. Et dans le cas contraire, vous aurez su respecter un Code qui, effectivement, trouve à s'appliquer à vous comme aux autres. Vous souhaitant bonne continuation et bon courage sur les pavés de la capitale, FéliX
loz : excuse moi mais je trouve ton commentaire ridicule. YR a raison, le fait que de nombreux automobilistes ne respectent pas les deux roues ne justifie pas qu'on généralise à tous les automobilistes, et ça ne donne pas le droit aux cyclistes de ne pas respecter le code. Le code de la route ne te plait pas ? Très bien, fais du lobbying pour le changer, mais en attendant respecte le. Il y a certaines lois qui ne me plaisent pas, est-ce que pour autant ça me donne le droit de ne pas les respecter ?
Et juste pour info, quand un cycliste brûle un feu il met en danger la vie de tout le monde, pas juste la sienne. Comme dit dans un autre poste, l'automobiliste qui essaierait de l'éviter pourrait écraser des piétons, rentrer dans une autre voiture, ... Les chocs, même à 30 à l'heure, peuvent tuer.
(Je ne voudrais pas finir par être considéré comme un troll velu : ceci sera mon dernier commentaire sur ce sujet.)
"Allelujah ?" : heureux les simples d'esprit...
"Qu'importe qu'il ait été démontré que les contre-sens cyclables était plus surs pour les cyclistes" : un lien ne serait pas de refus.
"quand un cycliste grille un feu c'est aussi grave que si c'est un automobiliste. Peu importe que l'un risque (très potentiellement) sa peau alors que le deuxième risque la peinture de sa voiture." : si vous risquez votre peau, ne grillez pas les feux, je le répète dans mes commentaires. D'autre part, j'aimerais savoir ce qui vous motive à griller les feux à vélo : vous êtes pressé(e) ?
"Si jamais un cycliste se plaint d'avoir été volontairement frôlé par une voiture, c'est bien sûr un intolérant fanatique anti-automobiliste." : c'est vous qui le dites. Pour ma part, je vous mets au défi de trouver ces mots dans mes commentaires.
"Ca ne peut pas être quelqu'un qui fait partager son expérience de cycliste qui fait que même si un seul pour-cent d'automobiliste est irrespectueux, il aborde chacun des 99% restant comme si c'était peut-être celui qui allait négligemment lui prendre la vie, ou le mettre dans un fauteuil roulant." : il suffit en effet d'une seule fois pour avoir la peur de sa vie, ce que raconte très bien Tarquine. Je compatis avec ceux qui ont vécu cela, mais je continue de n'y voir aucune raison d'inventer ses propres règles de circulation.
"Il n'a qu'à faire comme l'automobiliste, qui arrive bien souvent à être insouciant au volant, puisqu'ils sont protégés par le même code de la route." : le code de la route ne protège pas, ce n'est pas son rôle. Il réglemente la vie en communauté sur l'espace routier. C'est déjà beaucoup, ne lui en demandez pas plus. Pour vous protéger, mettez un casque et soyez prudent(e). J'ajoute qu'être insouciant au volant (ou à vélo, d'ailleurs), c'est ne pas être conscient de sa responsabilité de conducteur. Cela trahit un manque de formation et/ou de maturité. Mais personne n'étant parfait, tout le monde a des moments de moindre vigilance ou se trouve de bonnes raisons de mal rouler. Ce n'est donc pas la peine d'ajouter des surprises telles que le vélo en sens interdit, le feu grillé, ou la remontée de file de voitures (de même que la voiture qui tourne devant vous ou refuse la priorité).
Dans l'ensemble, ce que je lis ici me laisse perplexe. La plupart des commentateurs cyclistes insitent sur le fait que le code serait inadapté. De quelle façon ? Ne pensez-vous pas que ces conducteurs pourraient aussi demander que le code soit adapté dans un sens qui vous serait défavorable ? Ceux qui agressent les 2-roues pensent certainement qu'ils n'ont pas leur place sur la route.
On pourrait donc imaginer de supprimer l'accès aux rues et routes pour les vélos. Cela commence à se mettre en place de fait dans certains quartiers de certaines villes (je pense à Strasbourg), où des voies cyclables sont presque totalement déconnectées des voies pour voitures. Cela peut aussi être une solution. Mais pour cela il faut de la place. Et franchement, çà ne plaide pas pour la vie en commun que de parquer chacun sur sa voie : piétons, vélos, voitures, bus, etc... Même si çà facilite réellement la vie.
Les comportements des conducteurs que décrivent certains, Tarquine la première, sont le fait d'inconscients. Pas de gens responsables au volant et certainement pas de gens respecteux. Que les cyclistes le vivent mal, c'est normal, du fait de leur fragilité. Le pot de terre, c'est le vélo.
Qu'il faille faire de la place au vélo dans les villes est important. Je suis le premier à le vouloir chez moi. Mais aller jusqu'à demander que les vélos puissent rouler différemment des autres ne me semble pas justifiable.
Enfin, je voudrais ajouter que les comportements à risques sont très dommageables pour l'éducation. Comment expliquer aux plus jeunes qu'il faut respecter les autres sur la route s'ils ont sous les yeux les exemples cités : feux grillés, sens interdits, pas de casque, etc (idem pour les voitures, mais on devient conducteur plus tard que cycliste) ? Des enfants ou des ados seront-ils assez vigilants pour ne pas penser que "les feux rouges, c'est pour les voitures" et donc se mettre en danger inutilement ? Comment leur expliquer qu'il ne faut pas faire ce que vous vous autorisez à faire ? Merci donc de donner l'exemple.
Pour conclure, le sujet est complexe et quelques commentaires sous un billet ne permettront pas d'en faire le tour. Mais évitons de monter les uns contre les autres en pointant en particulier les uns ou les autres. On trouvera des exemples pour justifier tout et son contraire. La base c'est le respect, l'éducation et le vivre ensemble. Cà paraît idiot écrit ainsi, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. Pour les chauffards que vous décrivez, il est sans doute trop tard et seul un rappel à l'ordre pourra éventuellement les faire réfléchir. En espérant que personne ne l'aura payé cher entretemps...
Merci d'avoir lu jusqu'ici et d'avoir supporté mon côté "schtroumph à lunettes" ;o) Bonne continuation.
Le week-end dernier je suis allé en Allemagne et quelques heures en Hollande. Le contraste avec la France est saisissant. Chez nous on en parle, eux l'ont fait depuis longtemps. Les solutions à nos problèmes sont là-bas, il suffit de les copier sans hésitation. Mais que c'est lent.
Le code de la route est parfaitement inadapté aux cyclistes, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est une réalité... Le nier est tout aussi vain que de considérer que tous les automobilistes sont des imbéciles.
Cela tient a des raisons historiques et à des raisons techniques (notamment lié à la faible vitesse de ces derniers et à leur lenteur dans les déplacements latéraux).
Ce n'est pas toujours gênant mais cela peut devenir un réel problème dans certaines conditions (notamment en milieu urbain quand les cycles se multiplient)
Ce n'est pas une vue de l'esprit et ce n'est pas pour rien si toutes les municipalités de moyenne et de grande importance réfléchissent aux solutions à apporter.
Ce que vous ne semblez pas comprendre c'est que cheminer à vélo en ville en respectant le code de la route est impossible... On passe son temps à devoir lui faire des entorses, et à souffrir des entorses que les autres usagers font, sans même sans s'apercevoir.
Le problème des feux rouges grillés (que je n'ai jamais nié puisque c'est le sujet initial de mon préambule) agacent considérablement les automobilistes (et je les comprends) mais l'injustice que je ressens c'est que l'irrespect quasi permanent des règles qui protègent les cyclistes n'émeut personne... Or en terme de sécurité c'est l'arbre qui cache la forêt.
Vous n'avez pas l'air de comprendre ce que signifie pour un cycliste une voiture garée en double file... Figurez-vous ce que cela engendre comme danger quand vous circulez benoîtement sur le bord de la route avec vos enfants (qui je le rappelle n'ont pas le droit de circuler, selon le même code de la route, sur le trottoir dès lors qu'ils ont l'âge de 8 ans). Mon respect du code de la route (ne pas circuler sur les trottoirs avec mes enfants) les exposent à un danger que je refuse de prendre : je ne peux pas demander à ma fille de coordonner son déplacement latéral (et nous déboitons tout doucement) avec la mesure du danger (considérable si l'on considère la masse d'un véhicule terrestre à moteur qui circule à 50 km/h).
Donc je passe sur le trottoir...
C'était ma démonstration du mercredi, jour des mômes... (je peux vous faire la même avec les sens uniques que je prends volontairement à contre sens car le point où je me rend n'est desservi que par une route à grande circulation que je me refuse d'emprunter aux heures de pointes...)
Tarquine : je suis bien conscient que le code de la route est inadapté aux deux roues, et même plus généralement à la manière de se déplacer aujourd'hui. Et effectivement, il faudrait le remanier de fonds en combles pour prendre en compte les réalités d'aujourd'hui et leurs évolutions probables.
Ce qui me fait bondir, c'est quand je lis que pour un cycliste brûler un feu n'est pas très dangereux et qu'il n'y a que sa vie qu'il met en danger.
Et il faudrait que les automobilistes se rendent compte que les petites incivilités comme la double file sont très dangereuses pour les autres usagers de la routes (et en particulier les usagers faibles comme les cyclistes).
J'avais vu il y a quelques temps un village (en Allemagne je crois) où ils avaient retirés toutes les indications au sol et panneaux de signalisations, la seule règle était soyez attentifs et prudents. Apparemment, ça marchait pas mal, les cyclistes se sentaient moins en danger et le nombre d'accidents avait baissé. Mais bon, ce n'est certainement applicable que pour de petites localités.
Tout ça pour dire qu'il faudra prochainement remettre en question notre manière de concevoir notre mobilité, et pourquoi ne pas évaluer toutes les solutions même celles qui pourraient paraitre étranges ;-)
Et si je vous disais qu'il est
parfoissouvent moins dangereux pour nous de griller un feu (je les anticipe plus que je ne les grille en ce qui me concerne) que de démarrer au feu vert dans le flux circulatoire... vous me croirez ? Car c'est pourtant une réalité de cycliste que vous confirmeront tous les usagers de la petite reine...Merci Tarquine de ce débat calme et argumenté.
Je reste cependant dubitatif pour ma part de l'inadaptation du code aux vélos.
En tous cas, les exemples que vous donnez, Tarquine, ne me semblent pas décisifs :
- dans le cas des feux, vous devriez être située soit en tête de file si l'aménagement est prévu, soit dans la file. Mais pas à côté d'une voiture : en aucun cas. Le risque au démarrage est lié à la faible vitesse et au manque de stabilité sur les premiers coups de pédale. Mais s'il vous est possible de vous placer devant la file ou dans la file, ce problème est résolu, et tant pis pour les coups de klaxon. Mais peut-être est-ce trop dangereux à réaliser à Paris (sans aucune ironie, je n'ai effectivement jamais roulé à vélo dans Paris) ?
Vraie raison nÝ1 : densité de la circulation parisienne et aigreur des conducteurs à supporter un véhicule lent. Remède proposé : aménagement systématique des avants-postes réservés aux cyclistes et rappel à l'ordre des voitures qui les mordent en se plaçant devant elles au carrefour et en faisant remarquer gentiment l'erreur de placement.
- dans le cas de la voiture mal garée, c'est le non respect du code par l'indélicat qui vous met en danger. Si la circulation est telle qu'il est trop dangereux de doubler, passez donc sur le trottoir, c'est effectivement le plus sûr. Mais rien ne vous empêche de descendre de vélo pour marcher sur le dit trottoir et ainsi être en règle ;o)
Vraie raison nÝ2 : non respect du code par les autres Remède proposé : un petit mot sur le pare-brise, systématiquement. Un mot gentil, mais ferme. Beaucoup plus classe et peut-être plus persuasif que la rayure faite avec le guidon sur la peinture de la caisse... (eh oui, çà arrive !)
- dans le cas des sens interdits, c'est un problème d'organisation générale. Un simple marquage au sol indiquant une voie de vélo résoud le problème (même à contresens). Dans ce cas, des panneaux indiquent aux voitures le risque de vélos en contresens et tout le monde est content.
Vraie cause nÝ3 : manque d'aménagements cyclables. Et également votre malchance d'être mal reliée à votre destination par des routes "dans le bon sens". Remède : aménager systématiquement les sens unique avec une voie vélo dans les deux sens quand c'est possible. Ou alors déménager (je blague :o)).
Conclusion : Sur vos exemples, le code n'est pas en cause, mais l'organisation de la voirie si. Il faut donc faire de la place aux vélos dans les villes. Avec toute les difficultés que çà pose aux autres usagers : moins de voies pour les voitures et les piétons, moins de places de parking, coût des aménagements, etc.
Les idées mises en oeuvre à Paris depuis quelques années semblent aller dans le bon sens. Reste à les systématiser et à faire accepter à tous que le vélo a sa place en ville.
Des pistes pour les aménagements : - limiter le nombre de voitures en ville => développer les transports en commun avec parking en périphérie plutôt que péage urbain - partager l'espace => voies cyclables en site propre le plus possible, ou au plus partagées avec les bus et taxis
Ces deux points sont mis en oeuvre à Strasbourg.
- (ré)éduquer les conducteurs => un module sur l'attention à porter aux deux-roues au moment du permis (et des repêchages pour points perdus) ? - proposer des alternatives pour les personnes devant traverser Paris => offre de transport adaptée à ces personnes - encourager les forces de l'ordre à verbaliser le non-respect des aménagements cyclables => c'est du ressort de la municipalité pour sa police et de MAM pour l'Etat.
Ces mesures me paraissent plus adaptées que modifier le code de la route spécifiquement pour les vélos. Mais le cas parisien est peut-être trop particulier ?
Mais on s'éloigne du sujet initial.
Quand on parle de griller les feux rouges, il faut bien faire une différence :
- le cycliste qui arrive a toute vitesse et grille le feu sans s'en soucier plus que cela : comportement irresponsable. Rien à redire la dessus, j'en ai déjà vu et je condamne.
- le cycliste qui arrive au feu en ralentissant, marque le pas en regardant à droite et à gauche pour voir l'état du trafic puis traverse alors que le feu est encore rouge (et qu'il n'y a aucun véhicule arrivant au croisement bien sûr) : comportement irrespectueux du code certes, mais malheureusement adapté à la pratique du vélo en ville. Je m'explique : le vélo se déplaçant moins vite qu'un véhicule motorisé, paradoxalement, traverser au rouge est plus sécuritaire pour le cycliste que de démarrer au vert avec une cohorte de voitures rongeant leurs freins sur son arrière train. Le petit espace qu'il aura laissé entre la première voiture derrière lui lui permet de démarrer en toute tranquillité sans avoir à stresser et regarder derrière soi, d'autant plus qu'en phase de démarrage, la trajectoire est rarement rectiligne. Cela ne serait pas un problème si évidement les véhicules suivants respectaient le code de la route et ne doublaient ledit vélo qu'en s'assurant de laisser une marge d'UN mètre comme stipulé dans le cas présent.
Quant à la remonté des files au feu rouge, c'est pour principalement se mettre à l'abri d'un véhicule arrivant vite et ratant son freinage. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit. Et bien sûr, cela aide à se remettre à la même vitesse que les véhicules qui démarrent ensuite.
Concernant les sens interdits pris à contresens : le véhicule qui arrive face à toi te remarque en général, et au pire, toi tu le remarques. Toujours est-il que c'est au vélo de céder le passage, bien entendu.
Enfin pour finir : rouler sagement au milieu de sa file (comme le stipule le code de la route), à 1 mètre du trottoir (comme le stipule le code de la route), en respectant la signalisation au sol et lumineuse (comme le stipule le code de la route) n'apporte (généralement) que des soucis aux cyclistes. Il y aura toujours une voiture qui essayera de te coller l'arrière train pour te faire accélérer ou pour que tu dégages le passage, ou qui te doublera dès qu'elle aura la place de passer (nécessaire à son véhicule bien sûr) en te frôlant à moins de 5cm (et encore je suis généreux, cette distance étant souvent inférieure) avec aléatoirement une petite queue de poisson pour bien te faire comprendre que tu n'as rien à faire sur SA route. Et tout cela j'en parle en connaissance de cause puisque l'ayant vécu. Alors quand il s'agit de ma vie, oui, faire des entorses au code de la route en vélo ne m'apparait pas si irréaliste que cela.
YR... vous êtes un doux rêveur (sans aucune animosité !). Je bénéficie sur mon trajet quotidien d'une piste cyclable dont j'ai fait mention à plusieurs reprises... Cela ne me met absolument pas à l'abri des portières qui s'ouvrent (avec les conséquences que l'on connaît) des véhicules qui tournent à droite sans penser un seul instant à respecter les bicyclettes qui vont tout doit et qui partant, sont prioritaires sur leur direction (sans compter que circulant sur une voie qui leur est propre ils sont nécessairement prioritaires !) des piétons qui se jettent sous mes roues (ils ne m'entendent pas et je roule sur une portion de trottoir qui constitue leur refuge traditionnel) et... et...
Et c'est précisément à cause de toute ces idées reçues qu'il me semblent à moi indispensable de rappeler de quoi est fait le quotidien d'un trajet à bicyclette !
YR > Ton commentaire est apparu après la rédaction du mien, or tu reprends certains des arguments que je développe, ma réponse eut été différente. Je n'ai jamais roulé en vélo à Strasbourg, mais pour rouler dans Paname, il faut être sur le qui-vive en permanence (voir mon com précédent)
Cependant je note 2 points : - tu parles de remontrances à l'envers des récalcitrants au code de la route (notamment face au stationnement anarchique) mais en général le conducteur n'en a cure si il n'y a pas d'amende à payer (ponctionner le conducteur est la seule éducation valable hélas, cf la chute de la mortalité routière suite à l'instauration des radars automatiques). Le petit papier que tu auras la gentillesse de laisser se retrouvera froissé par terre sans être lu. Et puis franchement, déjà que tu perds du temps sur ton trajet, vas-tu le faire à chaque fois ? Je connais une avenue où la piste cyclable sert de parking permanent aux voitures et cela sans que la maréchaussée ne fasse rien. Ce qui entraine des slaloms continuels. Un peu comme la piste cyclable qui fait le tour de la place de l'Etoile. Il m'est plus facile de traverser carrément cette place à vélo en me faufilant dans le flux de véhicules que d'utiliser l'aménagement mis à ma disposition et encombré en permanence...
- tu préconises (probablement sans t'en rendre compte) que face à un comportement illicite et indélicat d'une voiture, c'est au vélo de céder. Je ne suis pas d'accord sur ce point. Quand je roule tranquillement dans ma voie cycliste, je n'apprécie pas d'avoir à monter sur le trottoir pour faire le trajet pour lequel cette voie a été créée.
Par contre nous sommes d'accord quand il s'agit de parler de réorganisation du partage de la route. Cependant je ne suis pas certains que de créer (partout) des voies dédiées aux vélos soit forcément la solution. Quid des motos ? Des livreurs ? Des taxis ? Des rollers ? Des trottinettes ? Doit-on aussi leurs créer des voies spécifiques ? ;)
«Par contre nous sommes d'accord quand il s'agit de parler de réorganisation du partage de la route. Cependant je ne suis pas certains que de créer (partout) des voies dédiées aux vélos soit forcément la solution. Quid des motos ? Des livreurs ? Des taxis ? Des rollers ? Des trottinettes ? Doit-on aussi leurs créer des voies spécifiques ? ;) +
Kowalsky, je partage entièrement votre avis ! Enfermer chaque catégorie d'usagers de la chaussée dans des cases étriquées est générateur d'agressivité et d'incompréhension. Je préfère partager — et donc m'aviser que les autres existent — plutôt que de revendiquer un bout de chaussée — et donc ignorer tous les autres.
Je préfère ralentir pour laisser passer des piétons que de leur foncer dessus avec une sonnette... Malheureusement il semble que la Mairie de Paris n'ait pas pris la mesure de cela et que je n'ai pas d'autre choix que d'user de mon dispositif sonore pour utiliser l'aménagement qui m'est — prétendument — réservé...
Non, non et non !!! Pas tous ! C'est peut-être le cas à Paris, mais la généralisation est sans doute hâtive.
Certes, moi aussi je fais n'importe quoi en vélo, mais n'en suis pas fière et ne mets pas ça sur le compte d'un code de la route inadapté.
Oui, je grille des feux rouges, mais surtout pour éviter de mettre le pied à terre et devoir redémarrer ensuite , et pour gagner 30 s sur mon trajet quotidien
Oui, je prends des sens uniques à contre-sens et des rues piétonnes/trottoirs parce que c'est plus court et que ça fait moins à pédaler
Non, je ne mets pas de casque car ensuite il m'encombre le reste de la journée
Oui, ça fait 6 mois que mon feu arrière ne marche plus et que je n'ai pas pris les 5 mn nécessaires pour le réparer
Que des mauvaises raisons en résumé !
En fait, je prenais juste ma plume (mon clavier) pour dire à YR que j'étais 100% d'accord avec ses commentaires, et que certains pensent encore qu'un code est fait pour être respecté, et non adapté à sa convenance personnelle (j'ai déjà subi des démonstrations "scientifiques" par a+b qu'il était moins dangereux de conduire à 150 sur l'autoroute qu'à 130, etc)
En résumé, faites-ce que je dis, pas ce que je fais :-)
Je mets toujours mon casque... et je sais désormais combien j'ai raison de le faire. J'ai toujours un équipement lumineux en état de fonctionnement. Parfois je suis tête en l'air et je n'ai pas la prétention de n'encourir aucun reproche. Il y a des feux que je respecte scrupuleusement. Je n'ai pas fait une habitude de ne pas respecter les feux de signalisation. Il y a cependant des endroits où le mieux que je puisse faire pour ma sécurité est de ne pas démarrer en même temps que les voitures ! Je persiste. Et encore une fois ce n'est pas un blanc-sein pour ne rien respecter. Je rajoute que lorsque je suis avec mes enfants je respecte toujours les feux. Et je peux vous assurer que parfois, pour des seules raisons de sécurité, je le regrette vraiment. Entre le scooter qui tourne à droite mais qui vous double car il ignore que l'on peut patienter derrière un vélo et les trajets où je suis obligée d'emprunter la route qui tourne à ma gauche, et donc traverser un carrefour avec des voitures qui arrivent en face, je puis vous assurer que je constate souvent combien anticiper les flux est une vraie nécessité... (il est vrai que cela ne vaut que dans l'agglomération parisienne et non dans ma campagne axonaise...)
Cachez ce "blanc-sein" que je ne saurai voir... vous parliez sans doute d'un blanc-seing ;)
Merci pour le compliment ! Doux rêveur... Cà me laisse... rêveur.
Je comprends votre point de vue mais malheureusement je ne trouve pas les mots pour exprimer ce qui me semble clocher dans celui-ci.
Intéressante discussion en tous cas.
Anticiper, c'est le mot. A vélo comme en voiture d'ailleurs.
Au passage, un petit truc que vous connaissez sûrement. A l'approche d'un feu rouge ou d'un stop, mettez vous 2 ou 3 pignons plus haut (vers les grands donc). Au démarrage, vous moulinerez plus, vous serez plus vite en action et vous fâcherez moins les voitures derrière vous...
« Au passage, un petit truc que vous connaissez sûrement. A l'approche d'un feu rouge ou d'un stop, mettez vous 2 ou 3 pignons plus haut (vers les grands donc). Au démarrage, vous moulinerez plus, vous serez plus vite en action et vous fâcherez moins les voitures derrière vous... + Vous êtes décidément incapable de voir les choses autrement qu'avec vos yeux de conducteur d'engins à moteur qu'un vélo potentiel pourrait avoir le culot de fâcher...
D'accord, je ne dis plus rien.
Avoir l'outrecuidance de donner un conseil pour faciliter la vie de tous, à quoi pensais-je donc ?
Vous êtes décidément incapable de me voir autrement qu'avec un volant dans les mains...
pour faciliter la vie de tous. Non précisément... Que vous donniez ou non des conseils m'indiffère parfaitement. Qu'en revanche vous n'évoquiez que le seul intérêt des automobilistes alors que les cyclistes sont ceux qui sont au premier chef concernés par la débauche d'énergie que requiert les multiples démarrages au feu rouge, est à mon sens significatif..
Il y aussi des cas ou le code de la route peut etre adapté mais les équipements ne suivent pas, par example depuis quelques années, la ligne blanche continue est systématiquement utilisé sur de longues distances dans le but, croit-on, de renforcer la sécurité parce qu'elle force les automobilistes à rester dans le flot général de circulation à vitesse constante. Ce faisant on met les cyclistes en danger: les automobilistes peu expérimentés, ceux justement qui veulent respecter le code hésitent à franchir cette fameuse ligne blanche par peur du gendarme, mais n’ayant pas encore suffisamment d’expérience de la largeur de leur véhicule, ils frôlent les cyclistes !
Il est d'usage de ne pas répéter le lien vers son blog en signature... Vous m'excuserez donc de l'ôter — VT
Où on voit une fois de plus fleurir les conseils de personne qui apparemment font du vélo le samedi et le dimanche sur des petites routes de campagne... Je propose que les automobilistes (1 tonne à la balance, quelques dizaines de km/h) respectent d'abord le code de la route pour qu'ensuite les cyclistes urbains leur emboîtent le pas. On commence : - respect des limitations de vitesse et, mieux, adaptation de sa vitesse au contexte, - non utilisation du Klaxon sauf danger immiment, - respect des distances de sécurité entre deux véhicules se suivant, - respect des distances de sécurité lors des dépassements, - arrêt au feu orange et; bien sûr, rouge, - obligation de laisser passer le piéton régulièrement engagé sur la chaussée, - interdiction de stationner en double file - interdiction de stationner sur les aménagements cyclables, - interdiction de stationner sur les trottoirs sauf cas prévus, - interdiction de stationner sur les passages pour piétons, - interdiction d'utiliser les voies mixtes bus / vélos, - priorité des aménagements cyclables longeant une voie principale lorsqu'on quitte cette dernière, Je continue ?
Et puis, en tant que cycliste urbain, il y a un code que j'essaye de respecter le mieux possible : c'est celui de l'environnement qui stipule que chacun a le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. A preuve du contraire, les motorisés s'en tapent le coquillard :-D
Pour la sûreté des double sens cyclables, voir l'étude de la FUBicy : étude "contresens cyclables" dans la boutique de la FUB à http://www.fubicy.org/ancien_site/boutique/index.html
Enfin, pour terminer, si un code de la rue est en gestation, c'est quand même bien qu'il y a un problème avec le code de la route non ?
Oui, je grille les feux rouges!
Que le piéton qui respecte les feux pour traverser me jette la première pierre!
Plus personne?
Les piétons ne respecteraient pas non plus le code de la route? Argh!