Souffler - respirer et exister.
« J'ai rechaussé mes pointes. »
D'une certaine façon c'est la vérité.
Mais à défaut de boue ou de tartan c'est le
bitume qui me fait danser.
Et le bitume ne tolère pas que l'on griffe celui-ci pointes en
acier.
On se contente d'y sautiller en priant pour qu'il ne vous
abîme pas trop.
Alors pour la première fois depuis plus de 20 ans mon coeur
a sursauté quand le pistolet de départ a retenti.
J'ai retrouvé des sensations oubliées —
la surprise d'entendre son souffle comme s'il s'agissait de celui d'un
autre. Découvrir le martèlement de ses propres
pas. Se surprendre à exister de toutes les cellules de son
corps — le plier à sa mesure — et le
sentir puissant . Allonger les foulées comme pour
se rappeler que la vie se prend à bras le corps et non les
jambes à son cou. Avaler le macadam,
méthodiquement, obstinément — ne pas
fuir mais avancer. J'ai fini en sprintant parce que c'est ainsi que
j'achevais mes courses, il y a longtemps maintenant. Classement
décent, surprenant bien que finalement si peu important.
Courir de nouveau. J'ai déjà renvoyé
un autre bulletin. Un autre dossard, une autre distance. Ce n'est plus
mon clavier que je griffe désormais, pour l'heure j'ai
jeté mon dévolu sur l'asphalte !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 02/04/2007
De bric en vrac
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Commentaires
Tiens je croyais que t'aimais pas ça !
Cela me fait plaisir ! Dormir, courir, sourire... le ciel qui s'éclaire !
Alors... je n'ai plus qu'a te souhaiter plein de course, plein de dossard, seule ou peut être plus tard, avec trois autre paire de pointe à coté de toi :)
Bravo ! C'est très courageux de s'y remettre. Quand la volonté de se dépasser est là.....
Mais continuez à griffer votre clavier pour que nous suivions le feuilleton des tarquinioleries de vos Tarquinioles adorables. Et aussi vos coups de coeur et coups de "gueule".
si tu portes le bonnet de la note précédente en plus des pointes et du dossard, personne n'osera te dépasser. et les Tarquinets te repérerons sans problème au moment du départ. A l'arrivée, c'est souvent plus simple...
20 ans ! ça le fait ! (je n'avais fait que 12 ans sans courir et ça faisait déjà une éternité). Mais le coeur et les poumons ont de la mémoire. Courir, c'est bien :-)
J'ai toujours détesté courir, que ce soit en vitesse ou en cross (courses où on m'a trainée de force pendant des années) ou même en jogging (où j'ai suivi en souffrant un amoureux de passage). C'est le seul sport que je n'aime pas du tout et pour lequel je me suis toujours demandé comment on pouvait y prendre du plaisir. Je n'ai jamais compris et ce n'est pas faute d'avoir essayé :-)
Akynou tu n' as jamais compris parce qu'il n'y a rien à comprendre - on n'explique pas une sensation - on la déguste on voudrait la faire partager - mais faut découvrir soi-même.
Vous avez retrouvé votre sommeil et rechaussé vos pointes, je perds mon sommeil et mon corps qui m'en veut me le fait bien sentir... comme les chemins se croisent...
bravo pour votre performance!