Il y a plusieurs années maintenant, lorsque j'ai ouvert ce bricablog, je me suis jurée que jamais je n'y écrirais autrement que par pur plaisir, par envie, par rage aussi. Mais par obligation jamais. Il se trouve qu'aujourd'hui, un peu affolée par le nombre de gens qui passe par là mais aussi par la chaleur du soleil, la force des couleurs de la rue, par la gaité de mes tarquinets, et aussi parce que je suis toujours aussi heureuse d'aller travailler. Et parce que j'ai envie de finir ce pull, de le porter cet été ce coton kaki acheté il y a 20 ans avec ma copine M et dont je n'avais encore rien fait...

Et aussi parce que j'ai envie de bonheur solitaire. Celui qui vous fait goûter le rayon de soleil qu'on avise la première, celui qui tombe sur les flaques de boue que l'on enjambe les dimanche matin dans la campagne axonaise. Cavaler...  Cavaler pour de vrai, comme avant. Et enfin je dors bien. Comme avant.

Et puis décider que rien n'est impossible.

Tarquinette : « Maman j'ai envie d'aller faire du ski »
Tarquinet : « Moi aussi »
Tarquinou : « Ze veux zaller zau ski zaussi »

Le lendemain et trois coups de fils plus tard :
Tarquinette, déterminée : « Maman puis-je aller m'enfermer pour faire mon moment de bonheur ?> »
Tarquine interloquée mais qui n'en laisse rien paraître : « Mais bien sûr ma chérie. »

  • claquement de porte
  • hurlements de joie de petite fille
  • grincement d'une porte qui s'ouvre


Tarquinette : « Voilà Maman ! Je suis la plus heureuse de toutes les petites fille du monde. »

Ils sont prévenus qu'ils doivent faire leur affaire de leur valise à roulette respective ; et porter leurs casques et leurs skis tout seul.
Et avant cela d'être sages pendant le voyage.
Et puis après de ranger leurs livres, leurs jeux et leur jouets.
Et durant tout ce temps d'être patients avec leur mère qui risque de péter un cable à une fréquence endiablée.

Dans trois semaines, je m'en vais louer quatre paires de ski.
Et j'en suis singulièrement heureuse.
Tout autant d'y aller, que d'y aller seule, d'ailleurs.
Ma vie m'appartient !

Je ne sais pas si je vais écrire bientôt
Peut-être demain, peut-être que non.
Là je suis déjà sortie de l'écran, en train de penser à ce point bien compliqué qui multiplié par millier ferait une si jolie étole, et puis se lever tôt demain, courrir, puis déposer mon tank au garage et ne pas risquer une panne ! et faire une crème caramel et sortir toutes les combinaisons de ski, arf, en ai-je seulement une en 4 ans ? et... et... et...