Il était une fois une reine d'une grande bonté et un cloporte qui grouillait à ses pieds. Dépourvu d'intelligence mais non de malice et d'avidité, il s'imagina qu'en la détrônant il gagnerait respect et autorité. Trop médiocre pour y parvenir seul, il endossa l'habit du martyr qu'il s'empressa de lustrer de fables poisseuses et de hâbleries hardies. Qui n'entend qu'un son n'entend qu'une cloche. J'ai prêté mon ministère à cette comédie, permettant ainsi qu'elle se tienne. Un cloporte même déguisé en souverain reste un cloporte. A la fin de l'histoire, il rampe encore plus profondément dans les excréments dont il aime à faire des festins. La reine et le truchement ont démêlé les mots dont elles étaient les jouets. Et la vérité est sale. D'une crasse noire et grasse qui vous colle à la peau, à l'âme et gâte ce que l'on croyait savoir de l'humanité. La farce est terminée. Maintenant, je ne sais combien d'eau je vais devoir faire couler sur mon corps pour parvenir à effacer ces souillures...