Le cœur, la raison et tout plein de fatras dont je me passerai bien !
Il n'y aura pas de papa pour Tarquinou.
Je ne sais pas bien pourquoi.
Sans doute parce que je ne veux pas.
Ou parce que je ne sais pas faire les bons choix.
Sauf que les choix j'ai l'impression que je n'en ai pas.
J'aimerai pourtant planifier ma vie comme un épicier
soucieux de sa comptabilité.
Je ferais des additions.
J'en tirerais un résultat.
Je n'oublierais pas de compter les intérêts.
Et de tout cela j'obtiendrais un nombre parfait !
Mais calculer ma vie, je ne sais pas.
Comme s'il fallait que je me résigne à en
être l'objet plutôt que le sujet.
Il n'y aura pas de papa pour Tarquinou malgré le
désir qu'il en ait.
Et quant à moi je me résous à prendre
la vie en pleine poire, à me faire ballotter par elle,
beaucoup trop loin de la raison.
Je ne sais pas trop où le courant me mène.
En eaux troubles, j'en suis certaine.
Ma seule boussole c'est de croire qu'un jour elle se
réveillera.
C'est de penser qu'elle veille sur moi, ma colère
légendaire.
Et qu'un jour, elle sera là, ma rage, pour me tirer de ce
mauvais pas.
Qu'elle me sortira de cette glauque résignation
où je ne me reconnais pas.
Je l'espère tapie près de moi.
On a les vœux qu'on peut, à défaut
d'avoir le nez creux...
Et puisque j'y suis je peux dire aussi que maintenant je lui en veux.
Je lui en veux de m'avoir laisser comme ça.
Le coeur en vrac.
Par trop fragile.
Qu'il m'a tant aimé que je suis mal armée.
Que je l'ai tant aimé que je me sens estropiée.
Moi je ne comprends rien à ces histoires de cœur.
Avec lui c'était tellement facile.
Avec lui j'étais tellement heureuse, tellement confiante et
tellement sereine.
Je ne sais pas ce que le temps nous aurait
réservé.
Nul ne le sait.
Mais rien ni personne ne pourra m'enlever tout ce bonheur
partagé.
Putain, pourquoi faut-il que ce soit si compliqué
maintenant ?
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 20/11/2006
Chagrine Tarquine
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Commentaires
Putain que c'est long et dur une vie... Gros baisers.
Le café du commerce le dit, qu'un papa manquant ne se rattrappe jamais. Mais le café du commerce ne le dit pas: qu'un enfant construit sa vie quoi qu'il arrive, et qu'il s'accroche à tout ce qui est à sa portée. Et c'est vous, la portée (si j'ose dire).
Il y a pire pour s'accrocher. Il est bien parti, Tarquinou.
Quant à vous, quoi d'autre que votre blogue pour savoir? N'est-il pas, à lui seul, un bon signe, quand bien même il ne serait que cela?
larmes...
Chapeau bas.
C'est sans doute juste s'il n'y a pas de s à aimerai dans "J'aimerai pourtant planifier ma vie comme un épicier soucieux de sa comptabilité."
Mais le lecteur, papa, ami des chiffres peut-être mais fâché avec les comptes, aura complété de lui-même "- dans une autre vie, quand je serai un(e) autre moi."
Et le lecteur, moi en tout cas, aura pour une fois, en pensée, écouté Florent Pagny, "Les parfums de sa vie", en lisant ce billet. Merci pour lui :-)
C'est vrai que quand on a été très aimé, on devient mal élevée en amour...je l'éprouve si fort chaque jour. Les histoires d'amour simples, faciles, sereines seraient en voie de disparition ? Des baisers.