Radio et sanglots
France Musique ne passe pas aujourd'hui.
Alors juchée sur une échelle, je laisse se
déverser une improbable radio locale.
Un morceau de Santana.
Et c'est la débandade.
Ça me prends à la gorge et ça me monte
aux yeux.
Il n'y a aucun signe annonciateur.
Quelque soit mon moral ou mes projets, cela ne prévient pas.
Parfois c'est dans un taxi, tantôt sur
un parking, souvent sur mon vélo, aujourd'hui
sur une échelle.
Simplement cela me terrasse.
J'ai juste le temps d'enfouir la tête dans mes bras.
Et de pleurer à m'en étouffer.
Putain qu'il me manque.
C'est comme s'il était mort hier.
Comme s'il pouvait encore m'offrir une moquerie comme on offre une fleur
Comme s'il pouvait encore partager ses rires pour mieux offrir sa
tendresse.
Comme si je pouvais encore sentir son amour.
Presque trois ans.
A peine quelques jours.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/07/2006
Tarquin et Tarquine
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