Les raisins de la grande couronne
Dans la gare d'un RER de banlieue le raisin étincelait alors
je me suis approchée. Je le goûtais
lorsque le marchand, avec un accent qui a franchi la
méditerranée pour se mâtiner de celui
des banlieues m'a annoncée triomphant :
- Vous c'est le raisin, moi c'est la France que j'aime !
- Mais la France est-ce qu'elle vous aime ?
- Ah, ça je n'en sais rien... Vous êtes
française ?
- Oui, depuis longtemps maintenant !
- Alors tenez, cette pêche là elle doit
être délicieuse.
- Merci beaucoup Monsieur ! lui ai-je répondu avec mon plus
sincère sourire.
Le raisin était somptueux et la pêche
goûteuse à souhait.
Je ne suis pourtant pas tout à fait certaine de les avoir
mérité ces fruits qui venaient tous deux d'un
pays étranger...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/06/2006
De bric en vrac
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Commentaires
Ce n'étaient donc pas les raisins de la colère, malgré le billet précédent.
(copyright Queneau)
Histoire aussi savoureuse que, sans doute, cette pêche devenue patriote, bien que mûrie ailleurs...
J'ai toujours pensé que l'été n'était fait pratiquement que pour ça : manger des fruits savoureux et doux, dont le jus coule jusqu'au coude, et ce jusqu'à s'en rendre malade... mmm...
Sourire, conversation sympa, ça mérite amplement d'avoir la pêche! ;o)
C'est très intimidé que je laisse ce commentaire Tarquine ! Bien que je passe souvent sans rien dire, si j'ose aujourd'hui, c'est parce qu'un des articles sur mon blog essaie d'être plus engagé. Et si vous aviez la curiosité de voir qui je suis, c'est celui là que je préfèrerais que vous lisiez ! http://senioractif.over-blog.com/article-2884017.html
On apprend, on se forme en vous lisant. Merci