L'amour et l'orthographe
Au début j'ai corrigé quelques fautes et puis après j'ai lu et j'ai laissé tombé.
Pour ceux qui l'ignorent, Tarquinette parle très souvent et très naturellement de son papa qu'est more, ne voyez donc pas dans son billet, ni dans le mien, ni catharsis, ni aveux ou mise en scène, simplement je me suis faite la réflexion à moi-même que de passer dans son dos corriger ses fautes ou lui demander de le faire était une imposture, Ô liberté d'écrire...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 27/05/2006
Les Tarquinioles
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Commentaires
Corriger les fautes de nos chérubins, quelle hérésie, ils perdraient toute envie de nous concocter de ces jolis poèmes, chansons, petits mots.
Tarquinette possède un rare talent, de dire des mots si durs avec une joyeuseté incroyable. C'est à peine si on les voit les fautes (bon, à peine j'ai dit, faut pas pousser). On y lit toute la spontanéité de ta fille.
Un de mes plus mauvais souvenir d'école, ce sont ces profs de dessin qui se permettaient de gribouiller sur mes dessins pour me montrer comment j'aurais dû faire. Rien que de l'écrire, j'en ai encore la haine qui remonte…
Les dessins sont beaux... merci de m'avoir fait découvrir ce petit blog enfantin coloré, j'y reviendrai.
Imposture ? Ne croyez pas me faire dire autre chose. Mais vous n’êtes plus une enfant, Veuve Tarquine, et je ne déployais pas mes basses œuvres dans votre dos. Votre comparaison par allusion me semble donc plutôt surfaite.
J’ai rédigé le commentaire auquel vous faites ici référence pour vous donner l'occasion d'illustrer votre propos avec panache. Encaissez donc, pour la beauté du geste, voyons ! Qu’en avez-vous à moudre, qu’un inconnu vienne arrondir les points sur vos «i+ pour se tester, en application de vos principes, dans le rôle de l’emmerdeur à souffrir ?
Ô manie de nous tous *de* faire la morale aux autres sans accepter qu'ils en fassent autant. N'est-ce pas là, le plus amusant ?
Allons bon, pourquoi donc aller chercher midi à quatorze heures ?
La concommitance entre votre commentaire et ma réflexion d'aujourd'hui quant à ma tentative avortée de redresser l'orthographe de ma fille justifiait à elle-seule le lien dont vous vous étonnez.
Figurez-vous que je ne lui ai rien demandé à ma Tarquinette ! Ni de décider ce jour de s'emparer de l'ordinateur de sa mère, ni de vouloir "écrire l'amour". Et quand on connaît l'animal il faudrait être fou pour imaginer qu'elle s'y soit prêtée !
Dès lors que le méfait était fait je ne vois pas au nom de quoi, je n'aurais pas fait un lien entre cette fameuse liberté d'écrire qui pour l'occasion en était une si belle illustration !
Que vous y voyez un défi ou une ruade ne regarde que vous. En ce qui me concerne je n'y ai vu qu'une magnifique correspondance : quelle aurait été la valeur de son billet amendé par sa mère : assez proche du zéro, je crois.
Magnifique cadeau d'amour à sa maman (et à son papa !).
Et puis ce ne sont pas des fautes d'orthographe, mais des fautes de méconnaissance. Vous la laissez grandir à son rythme. C'est très bien.
Bonne fête Maman Tarquine ! Bonne fête pour toutes ces choses sympathiques que vous mettez ici pour notre plus grand plaisir.
Aux Etats-Unis, les instituteurs appellent cela le "creative spelling" plutot que "fautes d'orthographe". Le principe, tres sain a mon avis, est qu'il est important que les enfants prennent plaisir a ecrire avant tout - plus tard viendra la contrainte d'ecrire 'correctement' ...