Les souvenirs ou le bastinguage qui court le long du calvaire.
Fatigue et crobes. J'oscille entre le DVD qui m'abrutira du
fond de mon
lit et la plume qu'on trempe dans les souvenirs trop brillants, ceux
qui vous interrogent sur ce qu'on l'est en train de foutre de sa vie ;
ceux qui vous rappellent qu'un jour on tenait le bonheur entre ses
doigts et qu'on en doutait pas.
Fatigue et crobes, d'humeur mi-maussade,
mi-déterminée, de celle qui vous font faire le
ménage dans votre vie.
Entre fatigue et crobes, on se rassure comme on peut d'avoir su
écarter certain vénéneux,
piètre victoire quand on connaît le
degré de leur toxicité, par nature incompatible
avec toute forme de vie humaine.
Entre fatigue et crobes, on a beau avoir perdu ses proches, on a pas
encore oublié leur fierté et leur amour. Alors on
s'appuie encore un peu sur eux pour se réchauffer et aussi
se consolider. Ce n'est pas parce que je navigue à vue que
je dois oublier la confiance qu'ils avaient en moi. C'est ma rampe
à moi. Mon bastingage, mon droit-fil.
Entre fatigue et crobes je sais pourtant bien que jamais je ne me
satisferai d'être simplement là, à
regarder passer ma vie comme une mauvaise dramatique qui fait chialer
la télé. Entre fatigue et crobes, je la regrette
pourtant ma vie d'avant, celle où c'était simple
d'aimer, où la vie était si droite que j'y
avançais sans me poser de questions. Bien sûr que
je ne suis
pas foutue de faire autrement que de continuer à avancer et
que ce n'est pas
maintenant que je vais cesser de croquer la vie à pleines
dents mais putain, cela n'empêche pas de se demander si l'on
est sur la bonne route...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/05/2006
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Je viens souvent vous lire votre humanisme me touche au plus profond de moi. Je vous admire en silence . J'hésite à briser cette magie de venir incognito sur votre blog. Mais je vous offre un texte que j'ai écrit il y a un temps. J'ai décider de suivre mon intuition et de cliquer sur envoyer. Merci!! De votre générosité dans cette cyber mer Innée (Nancy)
Tenue de route
Enjoliveur de phare. Pour suivre. Angoisser. Rouler sa bosse.
Halte routinière. Tempérer. Patienter. L’heure des départs.
Fixation visuelle. Obsessive. Agitation. Pointer le bout du nez.
Dépassement à droite. Défier. Ironiser. Contourner la gauche.
Ligne de conduite. Organisée. Limitée. L’arrivée hypnotise.
Construction en court. Arrêt. Attente. Tracée de vie.
Autorisation d’avancer. Redémarrer. Partez !!!!. Rétroviseur devant.
Panne d’essence. Rage. Frustration. Courbe dangereuse.
Moment d’inattention. Paysage. Lumière. Silence plein.
Changement d’itinéraire. Déboussoler. Recentrer. Certitude d’être en chemin.
Innée
27 avril au matin 2005
Je profite des vacances pour venir flâner ici et et rappeler des souvenirs oh combien agréables.
Le temps file vite et je me laisse volontiers entraîner et parfois submerger par l'activité au quotidien.
Mais je suis content de prendre du temps, des instants volés auraient dit certains, pour venir ici.
Je vous souhaite bon combat contre la fatigue et les crobes. J'ai bien confiance ;-)
Peut être qu'une sincère pensée très affectueuse vous aidera un peu plus.
Je pense bien à vous 4.
Ta route est la bonne... Il suffit que tu témoignes de ceux que tu as aimés, même s'ils ne sont plus là. Il suffit que tu continues, seule et triste certes, mais seule et droite, la route de fierté qu'ils auraient voulu poursuivre avec toi. Ce que nous sommes, aujourd'hui modestement, nous le devons à ceux que nous avons aimé, et que nous faisons encore exister à travers nos actions. Alors, je te dis avec une certitude croissante, ta route est la bonne.
" Bien sûr que je ne suis pas foutue de faire autrement que de continuer à avancer et que ce n'est pas maintenant que je vais cesser de croquer la vie à pleines dents mais putain, cela n'empêche pas de se demander si l'on est sur la bonne route..." olala comme je me reconnais là!!!
Soeur Emmanuelle a qui l'on demande si elle ne doute jamais, répond : "Bien sûr que je doute! Je doute tout le temps! Mais je doute du doute!" Cette phrase s'applique à toutes les routes je crois. Sinon, vous qui aimez le droit, Evariste, ce homme recta, a tout dit... :o)
"Quand on ne sait pas où on va, parfois on arrive ailleurs", proverbe zen paraît-il, que je ne comprends jamais deux fois de suite de la même manière ;-) Je l'aime bien, il me guide...
Proverbe théâtreux, "Quand je ne sais pas... J'INVENTE!". Ca marche avec tout. Sur les planches, en devoir, devant les parents, dans un lit, dans la vie...
Là madame tu exagères. Tu tripotes le pot de confiture et tu oublies d'y plonger les doigts. Deux pas plus, sinon tu risques de nous le refaire à l'envers ton envie de rien. Alors regarde, regarde un peu notre monde qui est parfois si joli et tes petits bouts de futur avec leurs grands yeux tendres...
" E la nave va "
de roulis en escales de creux en crêtes de radoub en espoirs
Tiens bon ton cap.
« Tu tripotes le pot de confiture et tu oublies d'y plonger les doigts. Deux pas plus, sinon tu risques de nous le refaire à l'envers ton envie de rien. +
Et si, comme dans l'oeil du cyclone, j'étais plutôt plongée au milieu d'un délicieux pot de confiture en me demandant si je dois me dépêcher d'en sortir ou d'y goûter de plus belle... quitte à frôler l'indigestion.
Alors n'hésites pas à froler l'indigestion. Parfois on le regrête après, mais pas toujours. Et sur le moment c'est si bon ;-)
Goûte les saveurs de ce pot-là, sans regrets. Il y en a d'autres sur l'étagère. Je t'assure que c'est vrai.
oui la vie d'avant est finie il faut avancer et c'est parfois trop dur vos textes sont supers nous rejoignons nos idées parfois merci et continuez,il parait que c'est la meilleur des thérapies! il faut s'en sortir et c'est pas facile bisous bero et courage