Le quasi kouglof au chocolat (façon kloug)
Ma tarquinette, elle est comme son papa, elle adore cuisiner.
Et la
pauvrette avec sa mère elle bien handicapée pour
ce faire. Heureusement les livres de cuisine pour enfants cela
existe !
Lors de nos dernières emplettes, elle a donc
déniché un ouvrage qui l'a transporté
d'aise : le sucré salé avec
Martine. (Tarquinette
voue une passion aux Martine
presque aussi grande que celle de Laurent !)
Bref elle est ravie et a priori moi aussi.
Sauf que le sucré salé avec Martine,
si vous avez
un cadeau à faire, je vous le déconseille
fortement ! Ce n'est pas le tout de faire un bouquin joli, il faudrait
qu'il soit pensé... Or renvoyer des enfants à
suivre la recette de la page 29 en respectant les
ingrédients
de la page 22 (qui sont sensiblement différents de ladite
page 29 tant dans leur énoncé que dans leur
quantité) c'est pour le moins inconséquent...
Mais il y a pire... Les recettes sont fausses !
On vous indique par exemple que pour la pâte
à gâteau il faut prévoir de la
crème
fraîche.
Mais pas du tout, en réalité, c'est à
la
garniture qu'il faut intimement mélanger (j'adore cette
expression culinaire sorti d'un vieil ouvrage
épuisé) la crème fraîche...
Je vous la fait courte : Après avoir confondu les
ingrédients (et les quantités) de la page 29 avec
ceux de la page 22 et suivi fidèlement la recette fausse de
la page 22, vous pouvez prendre tout votre appareil (j'aime aussi cette
expression-ci !) et le mettre directement à la poubelle : il
est matériellement impossible de faire une pâte
levée (soit un fond de tarte) avec cet infâme
brouet !
Sauf que les Tarquinette ont la sale manie de protester vigoureusement
— voire de bramer — à l'heure de faire
passer de vie à trépas les
préparations culinaires qu'elles ont triturées de
leurs blanches mains !
Et une Tarquinette qui braille, c'est très encombrant dans
une cuisine !
Follement inspirée par Marlier (et surtout
exténuée par les beuglements de ma cocotte) j'ai
donc cherché l'inspiration dans les vieux placards de la
demeure.
Une tablette de chocolat (du délicieux et basique Lindt au
lait), quelques 50 grammes de pignons de pin et 40 minutes
de cuisson plus tard, on s'est léché les babines
comme jamais : c'est le meilleur gâteau (y compris mon
sempiternel brownie) que je n'ai jamais sorti d'un four, certes
roboratif mais excellent !
Comme ce n'est pas tous les jours qu'on invente une recette, je
m'empresse de la partager (et de la conserver pour les
générations futures !)
Dans une terrine de pâté en porcelaine blanche
dans laquelle mon papa faisait tous les ans son
pâté de lapin (que ma sœur
aîné ne mangeait pas parce
« vous avez
déjà vu les yeux d'un
lapin ? »)
verser le grossier mélange suivant :
- 250 grammes de farine
- un tiers de sachet de levure chimique
- beaucoup de sel
- du sucre glace en quantité : il faut que vous — ou votre Tarquinette — goûtiez la pâte et quand elle est assez sucré pour elle, il suffit d'arrêter !
- 80 grammes de beurre (à peu près, j'ai mis au pif entre les deux traits de l'emballage du beurre qui délimite les portions de 50 grammes)
- 10 centilitres de lait (si vous avez un vieux biberon dans un coin, c'est plus pratique qu'un verre mesureur — ce qui nous fait alors 100 ml.
- 2 oeufs (il est impératif de laisser les Tarquinette les casser toute seule, même si vous devez ensuite aller à la pêche aux coquilles)
- 1 tablette de chocolat au lait Lindt que vous cassez en petits morceaux
- 50 grammes de pignons de pins.
Il paraît qu'il faut faire une fontaine avec la farine et
rajouter en son centre le reste des ingrédients mais en
réalité, c'est
plus drôle de tout mettre en vrac, d'y mettre les mains et
les
avant-bras et de touiller à pleine mains puis de serrer les
poings en
faisant passer la pâte entre ses doigts. S'il reste des
grumeaux, vous
trouverez bien un fouet ou un batteur dans un placard de votre
cuisine !
Vous enfournez cela 40 /50 minutes à 200 d° (enfin
je crois, j'ai mis fort puis j'ai baissé vite fait parce que
le dessus cramait) : pour plus de sûreté
enfoncez lui un couteau dans le ventre : s'il ne ressort pas
sanguinolent c'est qu'il est à point !
Le plus drôle c'est que vraiment un
régal !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 19/04/2006
Veuve Tarquine bouquine
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet











Commentaires
j'en ai l'eau à la bouche ;-))
Et en musique comme dans "Peau d'Âne" !
Spampamplemousse, ratisse large et fort, mon billet précédent a été désintégré. Je crois que cela s'appelle un faux négatif...Des mots interdits. La technique, c'est pas du gateau...
Ca a l'air bon !
Ceux de Macajoue ne sont pas si créatifs, mais tu en auras un quand tu reviendra.
PS: Dame Tarquine, excuse moi de squatter tes commentaires pour mes messages personnels ;-)
Je m'insurge, le Lindt au lait est ecoeurant, trop sucré.
Luciole, ça me rappelle un peu la reine de saba. Excuse-moi Tarquine, pareil que Paco Tison ;-)
Et tu n'as pas pris de photos de ta marmaille faisant le gâteau toute pleine de chocolat et de farine ? Tu manque à tout tes devoirs de mère ;-)
Je m'insurge aussi (mais dans le sens contraire de Guillaume, faut de tout pour faire un monde), utiliser du Lindt pour le faire vulgairement fondre dans un gâteau... c'est sacrilège ! Je comprends tellement bien de votre Tarquinette qu'elle aime malaxer la pâte et s'en mettre plein les doigts. Mes grands-mères, qui sont tout sauf françaises, m'ont transmis une recette quasi inratable de (vrai) kouglof au chocolat qui fait mouche à tous coups, et qui requiert d'intenses (ma mère dirait freudiens) moments de malaxage, malmenage, triturage, potelage, et tous autres qualificatifs inventables, de ladite pâte. Le seul problème est que jamais, non, JAMAIS, un kouglof ne ressemblera à un autre ! Il est donc rapidement assez risqué de se tailler une réputation en la matière, parce que du coup la barre est encore plus haute à chaque nouvel essai...
Chère VT... Figurez-vous que cette nuit et bien vous étiez dans mes songes... Je crois que c'est le fait de vous avoir vue dans la vidéo de votre pitchoune... Je venais chez vous et tout et tout, avec ma mère (allô papa Sigmund...) et on découvrait que vous aviez une toile de son père (un peintre italien dans la vraie vie), mais sous forme d'affiche... Ne prenez pas peur, ce sont les méandres et les curiosité de notre ami (?) l'inconscient !!!!!
J'ai toujours pensé que Martine, avec ses airs de petite fille modèle, était du genre à laisser traîner ses affaires n'importe comment et à les ranger à la va-comme-je-te-pousse. D'où mélange des recettes.
A l'âge de Tarquinette, j'avais un livre de cuisine pour enfants qui, miracle, se trouve toujours (ici par exemple). Si ça peut inspirer un prochain cadeau...
Des bises chocolatées pour vous quatre.
J'ai toujours pensé que les meilleures recettes sont celles qui viennent
du coeurde notre mémoire sensorielle. (sais pas si ça se dit !) ;-) Au diable les livres de cuisine, faisons preuve de génie inventif ! Régalez vous quand même.Je plussoie avec enthousiasme Anne, le livre de Michel Oliver est rempli de bons souvenirs, avec les petits dessins pour indiquer les quantités !
Hello! Je fais là mon tout 1er com' ! Franchement, en mélangeant des trucs super bons ensemble (sauf l' 'appareil' !), on devrait forcément obtenir quelque chose de super super bon non?? Dommage que Martine n'ait pas toute sa tête...un mythe s'effondre...elle serait donc mauvaise cuisinière? Mince... En tous cas cette recette, c'est du sauvetage réussi, mais je me sens capable de la rater!!! ;) Un vrai bonheur de vous lire!
merci, merci, et encore merci pour cette tranche de rire.
Heureusement que j'ai lu ton post jusqu'au bout, à la simple mention de "Martine" + "cuisine", j'ai failli sauter dans l'auto pour aller acheter le bouquin pour ma poussinette de 7 ans qui adoooore Martine!
Et du coup, j'ai droit à une super recette en prime (et, coincidence stupéfiante, j'ai acheté du Lindt justement ce matin!), yeeees!
Si tu veux j'ai une recette de madeleines supersimple et qu'un de mes petits-fils réussit à merveille : tu n'as qu'un mot à dire et je te l'envoie.
Vous me faites toujours rire !!!
Vos mots justes et précis me permettent de visualiser la scène "comme si on y était".J'imagine tout à fait la pêche aux coquilles ou la pâte passant au travers des doigts serrés des poings de Tarquinette...
Ma "Tarquine" à moi, elle mélange avec le fouet la pâte à crêpes (je crois être pire et piètre cuisinère que vous, car j'achète la "préparation pour crèpes" auquel il ne suffit que de rajouter du lait - sisi : ça existe) et je supervise le flot afin qu'il ne déborde pas des parois.
Merci pour la recette...Bien à vous. Béa.
Miam, ça a l'air tentant ! Je vais essayer cette recette ce week end :-)
Il manque la photo de ce chef d'oeuvre.
Bonjour, Tarquine! Oui, Mijo a raison, il manque la photo! J'ai essayé, à part que ce n'est pas du Lindt mais du vulgaire chocolat dessert, que j'ai mis du beurre au pifomètre, et qu'à la place des pignons j'ai mis des amandes effillées. Résultat? Une couleur genre mie de pain(avec "pépites" de chocolat), texture élastique, et... c'est dégu... je crois que je vais arrêter d'improviser, ça ne me réussit pas (je pense que ça doit être héréditaire, ce genre d'inaptitudes). A bientôt.
De retour de vacances, hop je clique sur mes fils RSS, et "vraiment je me demande encore pourquoi", youp je clique sur le billet qui parle de dessert, et je ne suis pas déçue, voilà une recette qui va faire la joie des zozos. testage d'ici peu !
Vous devriez vous procurer le livre de recettes pour enfant d'alain PASSARD édité chez Gallimard ( les petites bêtes) , si vous ne le trouvez pas, si vous avez envie de le recevoir en cadeau, faites moi signe, je me ferais un plaisir de l'offrir à vos enfants !!!
max