Le temps que l'on prend à ne pas en avoir !
Le temps de rien.
Le temps où l'on n'a même plus le temps de le
compter.
Le temps où l'on cavale, où l'on courre
après lui.
Le temps où il n'a plus plus d'importance à force
d'être au centre de tout.
Le temps où l'on vit aussi.
Pas forcément bien, mais incontestablement fort.
Le temps où l'on dévale Paris en selle.
Même si cela reste une course c'est aussi une retraite.
Celui de sentir le printemps vous fouetter le visage alors qu'aucune
feuille n'a encore perçé aux arbres.
Celui de s'amuser à jouer les danseuses pour mieux filer sur
le pavé.
Où entre deux voitures on prend enfin celui de penser
à ces folles journées, de les goûter,
Et surtout de mesurer toute la force qui m'éloigne du temps
passé.
Le temps que l'on a pas, de regretter sa vie d'avant.
Le temps où l'on sait que l'on a quitté un monde
pour s'en faire un autre.
Pas forcément meilleur mais qui a le mérite de
n'être pas derrière soi.
Un monde qui me fait oublier le précédent aussi
heureux que douloureusement abrégé.
Ma vie n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était.
Mes lendemains ne ressembleront en rien à ceux que je
croyais miens.
Il m'est impossible de les comparer l'un, l'autre.
Ils sont l'un et l'autre. point.
Pour l'heure je n'ai surtout pas de temps à
dépenser afin d'y penser.
Pour l'heure, je me perds dans la course du temps.
Et c'est plutôt bien de cesser d'y penser !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 01/04/2006
De bric en vrac
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
Un air de déjà-lu : http://bricablog.net/index.php/2005/09/26/699-foncer#c7020
Y manque : "Prendre le temps... d'aimer !"
Je me suis permise de faire un tracback sur un poème que j'ai écrit recemment. Ton texte m'a fait fortement écho... sourire et bises.
En plus le temps, on sait le mesurer, même au chouia de chouia près... Mais on ne sait même pas ce que c'est!
Même pas le temps d'un petit Ta Ra Ra Boom De Ay (qu'est ce qu'elle me plait cette afichette).
aFFichette, pffff
Chez moi les feuilles des arbres sont déjà écloses, minuscules,avec déjà leur vrais formes de grandes feuilles. Le réveil du printemps me donne beaucoup d'énergie et l'envie de foncer aussi sans mesure.