Clop et chlore

818 jours que j'ai écrasé ma dernière
tige.
2 années, 2 mois et 26 jours sans jeter la tête en
arrière pour aspirer ce délicieux poison.
Je n'ai pas eu de regret.
J'ai supporté les décès.
Les ruptures ne m'ont pas jetée chez le buraliste.
Je maudis mon odeur en revenant de Paris-Carnet.
Je suis devenue une respectable et emmerdeuse non-fumeuse.
Mais putain ! celle qu'on allumait en sortant de la piscine,
celle dont la fumée vous envahissait
l'arrière-gorge en se mélangeant à la
saveur du chlore... celle-là il n'y a pas une seule fois
où je n'y pense pas !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 07/01/2006
De bric en vrac
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Commentaires
oui, moi aussi, depuis 9 ans, et si c'est vrai que je ne regrette pas le fait, tu peux dire qu'il n'y a pas un seul jour où le geste et le sentiment de "relâcher" ne m'ont pas manqué, pas un seul jour sans y penser...j'ai moi aussi perdu mon compagnon depuis, je n'ai pas pensé une seconde à trouver du réconfort dans la clope. La seule chose qui pourrait me faire craquer : être atteinte d'une maladie incurable. Alors là, plus rien à perdre. En attendant, je sens bon....
ça fait un an, un mois et 7 jours... Aucun regret, que du bonheur, quelques kilo de plus ... Mais oui, on est toujours un ex fumeur on ne devient pas un non fumeur...
Moi, ça fait 10 ans sans (nom d'un chien !) et celle qui me manque encore et toujours c'est celle d'après le bain l'été quand on s'allonge sur sa serviette et qu'on l'allume les doigts encore mouillés, au soleil, les cheveux dégoulinants dans le dos, tirant voluptueusement dessus en regardant la mer....
14 mois seulement. J'en ai rêvé la nuit pendant les 6 premiers mois. Hier encore , mon mug de café dans une main, j'ai attrapé de l'autre le briquet au lieu des sucrettes... vieux réflexe... A 70 balais, si je suis encore là, je m'y remets ! Mes Fine 120 et moi, on n'aura plus grand chose à perdre, non ?
Voilà. C'est exactement la raison pour laquelle je ne veux plus arrêter de fumer. A cause de témoignages comme le tiens : deux ans après, la clope reste un fantasme. Et pour certains, ça peut être 15 ans après...
Ca fait peur.
Une seule solution : arrêter la piscine ! Mon père me disait une fois : on n'arrête jamais d'avoir envie, il y a toujours quelque chose qui rappelle la sensation. Si cette envie diminue au fil du temps, elle ne disparaît pas toujours totalement.
Désiré, c'est une mauvaise raison car si j'y pense cela ne ressemble ni à une obsession, ni même à une quelconque épreuve.
J'y pense simplement alors que je me félicite chaque jour d'être parvenue à cesser de fumer. C'est cela qui est étrange.
Effectivement, l'envie de disparaît pas complétement, elle ressurgit de temps à autre d'une façon fugitive, mais une fois encore c'est du même ordre que lorsque le fumet du pain frais vous chatouille les narines ou que l'on passe devant les vitrines d'une bonne charcuterie : ce n'est pas pour autant que c'est insurmontable !:)
C'est pareil avec le chocolat ?
Pour vous toutes qui avez arreté http://kozlika.free.fr/stop/.
Moi, je n'ai pas l'intention d'arreter. Et y'en a une qui a arreté depuis et que j'enfume ;-)
vroumette: Naaaaan pour le chocolat c'est bcp plus dur !!!!
Désiré, j'abonde dans le sens de Veuve Tarquine : ce n'est pas insurmontable.
Alors qu'arrêter le chocolat, non, ça vraiment, je ne pourrais pas !
Deux ans et six jours sans nicotine, je le fais (hourra!) mais sans chocolat, cacao et autres Nutella : oh non !
françois granger: Tu l'enfumes? est-ce à dire que tu lui mets de la poudre aux yeux? Pourvu qu'elle ne soit pas d'escampette... ;-)
La nicotine et le chlore, voilà un mélange bien détonnant ! Huit que j'ai arrêté. Pas de manque particulier. Des fois, des envies, mais jamais les mêmes et jamais au même moment. Ça se contrôle très bien. :-)
François : écolo pour tout, sauf pour tes bronches et celle de une ? :-)
hin hin ! et y'en a qui fument pas ! (and proud of it !)
et pourtant… tellement entourée de fumeur que le geste m'est familier, je suis capable de rêver l'acte de fumer, dans une situation d'attente... je ne fais rien, j'attend quelqu'un, une clope à la main… stéréotype récurrent ; le tabac comble un espace vide de la tête, du coeur, du corps… ersatz de… quoi ? si on le savait, on ne fumerait pas… imitation, faux réconfort (purée, ça fait vachment didactique comment que j'écris, j'ai du mal à m'exprimer avec humour et légèreté chez vous, parce que ce que j'y vois est beau et grave, sans que je puisse en rire vraiment au delà du sourire… sauf pour "en vélo dans Paris" bien entendu ! )
le fait apparait dans d'autres situations, c'est la familiarité du geste qui manque plus que l'acte lui même… arf, fléau des habitudes ! si douces dans leur répétition, mais sans monotonie, comme un point de répère dans la houle du hasard des jours. un point fixe, un phare, quelle qu'en soit la nature, le risque, la menace sur la vie… mais la vie c'est trop vague, trop flou, trop grand… alors, comme une phrase trop longue dans laquelle on se perd un peu, on invente la ponctuation pour rythmer le grand schmilblick. enfin, je crois… après tout, je parle de ce je ne connais pas…
4 ans et 1 mois. Et je me sens tellement bien que mon seul regret est de ne pas avoir arrêté plus tôt... ;-)
B: Pour quelque'un qui fume pas t'en parle achement bien ! Sourires ...
Un arrêt de 12 ans. Une séparation et le déchirement d'être sans ma fille, plus un compagnon fumant comme un pompier et me voilà redevenue fumeuse. Depuis ma reprise en novembre 2002, j'ai fait plusieurs arrêt. Je vis seule maintenant depuis 10 mois. J'ai deja fait 4 tentatives. Depuis le 24 septembre, je ne me considère plus comme fumeuse. Pourtant il m'arrive d'avoir tellement envie que je craque et m'achète un paquet. Par contre, je n'aime plus le gout, mais j'ai cette envie furieuse de fumer, de prendre ma cigarette, de la mettre dans mon fume-cigarette, de l'allumer en tirant comme une forcenée. Mais je ne la fume pas vraiment, tellement je trouve ça dégueu. Sans parler de cette odeur sur les vetements et la maison, ce que j'ai toujours détesté d'ailleurs.
curieux ce billet précisément en écho à un souci qui me traîne depuis jeudi soir où j'ai revu sans que ce soit prévu à l'avance une de mes plus aimées amies à une soirée de lectures, et où moi qui suis généralement très tolérante comme non-fumeuse (en vrai je suis une fumeuse des noces et banquets, genre le cigarillo qu'on offrait au siècle dernier après un long repas de fête et pour comburer en accompagnement du café et pousse-café un peu de l'alcool ingéré au cours du repas et de l'inévitable trou normand (autant dire : une autre époque)), je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de l'engueuler parce qu'elle avait repris à fumer alors qu'à l'automne elle semblait avoir enfin réussi à s'arrêter. (je suis même pas certaine de lui avoir dit bonjour avant, alors que j'étais si heureuse de la revoir). Depuis je guette désespérément ma messagerie en espérant qu'elle n'est pas (trop) fâchée.
Bref, si jamais un jour tu craques à cause du chlore à la nicotine, tu pourras compter sur moi pour t'embêter afin que tu re-arrêtes. Je sais faire de manière très peu civilisée mais du fond du coeur dés lors qu'il s'agit de quelqu'un pour qui j'éprouve de l'affection.
il est très difficile d'arreter de fumer sans aide, car la dépendance est différente selon les individus et le sexe, fustiger les fumeurs de son entourage n'est pas la meilleure des solutions. les nouvelles mesures prises contre eux( hausse des prix et interdiction d'en griller une dans tous les lieux ) n'ont en aucun cas entrainées une baisse de la consommation. en ce qui concerne les lieux festifs comme les bars et les restos electoralement parlant cela ne fera pas un tabac, les fumeurs de havane de l'assemblée devraient y réfléchir à 2 fois.
Je me sens extra-terrestre ici, je suis incapable de dire depuis combien de temps j'ai arrêté avec votre précision diabolique, aux uns et aux autres.
Alors j'ai arrêté de fumer à Paques, qui devait tomber fin mars... ça fait (compte sur ses doigts)... 9 mois et quelques à la louche.
Parfois ça me manque dans un moment d'intense complicité avec L'Amoureux ou bien avec un ami, l'envie de s'en allumer une ensemble. Mais pouark, avec ma truffe dopée aux hormones, rien que l'idée de l'horreur dissuaderait toute tentative de reprise pour le moment !
J'espère pouvoir écrire cette note un jour...
ca fait 18 ans. Eh oui, on vieillit. Comment avais-je le temps de fumer 4 paquets par jour (et encore, les jours où ce n'était pas 5). Comment ai-je pu arrêter, et me trouver sans manque ? C'est toujours un grand mystère. Si ça avait été difficile je n'aurais pas pu, j'avais trop besoin d'une cigarette dans les moments difficiles ... Je me suis fait piquer par une acupuntrice. Je n'y croyais pas, ni avant, ni après (enfin, juste après). Entre temps, j'ai chanté, j'ai marché, je me suis mariée (ce n'est pas ce que j'ai fait de mieux). Et je supporte les fumeurs ...