Je vous concède que je ne puis tenir rigueur aux réalisateur d'un film d'avoir eu la faiblesse -qui m'est seule imputable- de fréquenter pour la première (et la dernière fois j'en fais ici la promesse) le cinéma la géode.

Ma vision bêtement binoculaire ne supportant visiblement pas qu'on la confonde avec celle d'une mouche domestique (dont chacun sait qu'elle est panoramique), et mon audition ne rivalisant pas encore avec celle d'un vieillard auusi sourdingue que cacochyme, j'ai incontestablement passé trois très mauvais et très longuets quart d'heure !

Mais, magnanime comme je suis, je ne peux leur en tenir rigueur.

En revanche que tout au long de la projection on massacre Mozart à qui mieux mieux dans un jeu de casse-tête aussi méthodique que sadique a terminé d'épuiser la bonne humeur que l'enthousiasme de mes tarquinets m'avait insufflée.

A quelles extrémités faut-il donc être réduit pour non seulement piller l'oeuvre de ceux qui possédent un talent -dont par définition le pillard est dépourvu - mais au surcroît la distordre et l'enlaidir avant de la faire vomir par des instruments incongrus et malsonnants (vous m'excuserez mais je suis parfaitement insensible au phrasé d'une guitare électrique).

Imaginez ce que peut devenir une version karanisante (et c'est déjà terrible !) expectorée par un synthétiseur : une véritable AMD...

Et n'allez pas me dire qu'il s'agit de de création ! Non pas une seule note du grand homme n'a été modifiée ou tronquée. Elles sont simplement gâtées et avilies dans le seul dessein qu'un illustre crétin se flatte l'égo à inscrire sur un générique son patronyme à côté d'un genie...

Et si je vous dis au surplus que la fondue en exploits sportifs que je suis (et dont chacun sait désormais que je perds toute mesure dès qu'il s'agit d'olympisme) s'est demandé quel intérêt pouvait avoir un tel film si ce n'est de rabaisser le dcumentaire à un sous-genre cinématographique où traiter un sujet se résume à énoncer des platitudes de comptoir à la petite gloire d'athlètes champion toutes catégories en esquive de contrôle anti-dopage vous comprendrez que je ne puis que vous conseiller, invités à voir un tel film, à tenter de battre vous-même le record du monde de vitesse en prenant vos jambes à votre cou !