Où l'on mesure - une fois encore - les conséquences de la solidarité de la collectivité nationale envers les handicapés...
"Les ouvriers et les agriculteurs handicapés vivent beaucoup plus souvent en institution, comme les foyers pour handicapés ou les institutions psychiatriques, que les cadres ou les professions intermédiaires. De plus, parmi les « autres inactifs », on compte énormément d’enfants (un quart des inactifs vivent dans des foyers pour enfants handicapés), dont beaucoup de fils et filles d’ouvriers.
En clair, les familles modestes ont plus de difficultés à prendre en charge au quotidien leurs enfants et adultes handicapés. Par manque de moyens financiers (pour acheter le matériel adéquat, aménager le logement...), d’information, d’espace dans la maison, de temps aussi parfois, elles ne peuvent pas les garder à leur domicile ou les maintenir dans le milieu « ordinaire »."
Les handicapés modestes, plus souvent en institution — Observatoire des inégalités.
Mais surtout n'en croyez pas un mot puisqu'il paraît que « Toute personne handicapée a droit, quelle que soit la cause de sa déficience, à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale. » Pensez donc ! : c'est le Législateur lui même qui l'a dit !!
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/10/2005
De bric en vrac
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Commentaires
Euh… en l'espèce, il me semble que cette solidarité nationale s'exprime justement par l'existence de ces institutions, non ? (Ce qui n'enlève rien aux inégalités dont vous vous faites l'écho, ni surtout au gâchis de vie et, de fait, à la ségrégation que représentent le fait que nombre d'entre eux pourrait vivre de manière plus autonome, au prix d'aides et d'aménagements divers.)
Vos arguments m'ont fortment ébranlé sur l'arrêt Perruche ; il n'en reste pas moins qu'à mon sens, justement, ce qui relève de la solidarité nationale ne relève pas de l'indemnisation.
« Euh… en l'espèce, il me semble que cette solidarité nationale s'exprime justement par l'existence de ces institutions, non ? +
Je puis vous assurer que nombre de parent préféreraient avoir les moyens de vivre près de leur enfant plutôt que de devoir les placer dans des institutions...
Je puis vous assurer que nombre d'handicapés préféreraient avoir les moyens de vivre près de leur famille plutôt qu'en institution...
La seule question qui importe est celle du choix des handicapés eux-même ou de leur proches.
Je puis vous assurer que vous interdire, le cas échant, de réclamer les subsides qui vous auraient permis de garder votre enfant près de vous au prétexte de le placer en institution au nom de la solidarité nationale est singulièrement inique...
Mais je vous rejoins sur la présence d'établissements ou plus particulièrement leur carence qui, notamment en ce qui concerne la prise en charge des adultes et de certains handicaps, met à la charge des familles des sujétions financières insupportables.
« Euh… en l'espèce, il me semble que cette solidarité nationale s'exprime justement par l'existence de ces institutions, non ? +
Oui, d'évidence.
Et remarquer que plus on a de fric, plus on a de choix est juste aussi, on peut y voir scandale, mais alors le scandale est partout où il y a des inégalités. Là où la solidarité doit avancer, en revanche, c'est en favorisant des solutions alternatives aux institutions, des systèmes de garde et des revenus complémentaires qui autorisent ces choix, et pour tous. Je viens d'enfoncer une porte ouverte, j'ai l'impression de parler comme un politicien ? Et alors ?
Je te sentais prête à modre là !.
Même si utopiquement nos institutions visent à atténuer les inégalités, on se rend compte une fois encore que nous sommes loin d'atteindre les intentions louables du législateur.
Croyez-en un habitué : quand un législateur proclame à cors et à cris un grand principe à déclamer avec des trémolos dans la voix, c'est qu'il n'a pas l'intention de trembler le petit doigt pour en asurer le respect. Il a voté une loi, lui, le législateur que voudriez vous qu'il fasse de plus ? SI le problème ne s'est pas évanoui à la lecture du JO, c'est forcément la faute de l'Europe, de la mondialisation ou de la grippe aviaire.
hélas,... la justice (et je me retrouve souvent au tci dans ce cas) ne nous permet pas toujours de faire parler notre "coeur"... et qui nous dit que notre coeur a raison pour tous les cas et pas seulement pour un seul