Un jour peut-être parviendrais-je à faire montre d'une gracieuse tempérance, de paterne onctuosité et de clémente bonhommie plutôt que d'asséner mes opinions avec une franchise qui confine à la furie...

Bref, hier-soir, au décours d'une conversation, je suis tombée des nues lorsque j'ai appris que j'avais dans le passé, et à maintes reprises apprécié la compagnie d'Yves Duel pour l'heure attablé en face de moi ... Si ce n'est ma sincérité pour m'affranchir de baisser le front, je vous avoue que je me suis sentie bien con !

Plus tard, invitée à pérorer ex abrupto et dans le laps d'une trentaine de secondes, j'ai bien évidemment meublé le temps en étalant à l'envi tout le mal de la première chose qui m'est passée par la tête, à savoir les "fleurs coupées". Si je vous avoue qu'en réalité je n'ai strictement rien à reprocher aux fleurs coupées si ce n'est de colorer bien joliment mon quotidien, d'embaumer ma cuisine, et de rosir mes joues en pensant aux gestes de ceux qui me les offrent, vous comprendrez que ces quelques fleurs ne méritaient pas une telle volée de bois vert...

Soyons francs, il aurait été combien plus beau, plus honnête et plus poétique de dire tout le bien que je pensais d'elles.

Enfin, parfaitement spontanée et sûre de mes opinions tranchées, c'est sans la moindre hésitation que j'ai décliné l'offre de potinblog. Sauf que là où un sourire poli aurait  suffit il a fallu que je m'exprime tel un requin marteau...

Piètre consolation de n'avoir pas mordu ceux qui sont aussi nombreux qu'ils me sont chers et que j'ai tant de plaisir à retrouver mensuellement ! Notons une lumineuse rencontre avec l'un de mes confrères aussi gentil que talentueux !

Un grand regret, toujours le même : manquer cruellement de temps pour découvrir, partager, appronfondir, s'amuser...