Chagrin et épuisement.
Deux ans que je m'échine, que j'avance bille en
tête pour ne pas céder à mes plus
sourdes peurs et mes plus violentes terreurs.
Deux ans d'une fatigue tellement épaisse qu'elle semble
remplir désormais tous les pores de ma vie, comme si jamais
je ne pourrais plus dormir.
Deux ans en loup solitaire pour panser mes plaies loin des yeux et de
la pitié.
Deux ans en colère pour faire cesser mes pleurs et me tenir
lieu d'armure.
Deux ans à veiller sur les miens avec les griffes, avec les
dents, et une farouche opiniâtreté.
Deux ans en me forçant à ne pas regarder en
arrière, parce que la douleur est trop vive et le bonheur
trop méchant.
Deux ans pour réapprendre à parler, et
à marcher, et puis à vivre.
Deux ans sans réfléchir, sans douter, sans
d'autre but que celui de tenir.
Il me reste la peur,
Il me reste la colère,
Il me reste les dents et aussi les griffes,
Et la conscience particulière d'être,
complètement, entièrement, éperdument,
épuisée. Épuisée
à en vomir, à en pleurer, à ne plus
être capable de rire ou d'aimer.
Épuisée à se laisser choir,
à rester là et à cesser le combat.
Jusqu'à tantôt, jusqu'à
bientôt.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 29/09/2005
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
et rebondir.
Alors viens faire dodo contre mon épaule.
Interdiction totale de renoncer à lutter à pleines dents ! Je suis presque sûre que c'est ce que vous commande le Tarquin dans les recoins de votre esprit. Pas pour les beaux yeux de votre bande de Tarquiniols. Pour vous. Rien que pour vous. Parce qu'il y aura obligatoirement un matin, où au lieu de compter les jours trop nombreux où il est si douloureux d'être là, de faire face, parfois de faire semblant, un matin où vous compterez ceux de plus en plus en nombreux, où la vie sera délicieuse à goûter. Même si au début, ce sera du bout des lèvres, presqu'avec culpabilité. Le jour viendra où toute votre énergie sera employée à vous repaître à pleines dents de bonheur, d'insouciance, d'amour. Je vous en prie, luttez encore, ce matin là viendra.
Oui jusqu'à tantôt, jusqu'à bientôt... Il parait que pour reprendre des forces il faut se reposer... J'ai entendu dire ça, c'est une rumeur... Des sourires pour toi et tes tarquinets.
et malgré tout, trois beaux enfants qui doivent être extrement fiers de leur maman, trois beaux enfants qu'on peut voir heureux sur les quelques photos que vous nous montrez. Ils sont tellement beaux et tellement plein d'amour. Vous forcez l'admiration, vous semblez si forte et pourtant faible aussi par moment. Mais le courage que vous avez montré doit être de ceux qui n'abandonne jamais tant qu'il reste des choses a faire. Même si ce ne sont que des mots, je ne peux pas prétendre comprendre ce que vous ressentez, et ce que je peux imaginer doit être bien en deça, mais je pense à vous, et espere que vous vous releverer forte et combative pour vous et vos enfants, parce qu'il reste tellement de choses a faire et a découvrir
« Je suis presque sûre que c'est ce que vous commande le Tarquin dans les recoins de votre esprit. +
Antonia, Tarquin est mort et « jamais je ne l'ai fait subsister, jamais je ne lui parlé, jamais je ne l'ai pris à témoin. +. Au surplus et dans le cas présent Tarquin serait fou de jalousie de mon secret soyeux dont j'efface les messaqes parce que je ne sais pas bien si je suis prête à le voir débarquer ici, avant de les remettre en ligne parce que j'ai beau dire, je trouve cela très touchant...
Luciole, oui tu as mille fois raison. C'est la seule chose qui m'apaisera je crois. Des sourires aussi :)
Si ça peut t'aider à te retrouver, laisse-moi tes pitchounes un w-e !!!si tu es intéressée, maile-moi...
Je ne sais pas que dire. J'ai parfois envie de t'engueuler, pour que tu arrêtes, pour que tu te reposes. Pour que tu baisses les armes. Pour que tu fasses attention à toi, que tu prennes soin de toi. Juste pour toi. Mais je doute que tu apprécies, et puis tout ça, ce sont juste des mots. Il faudrait organiser un commando, investir ta maison, prendre en charge les enfants (avec Thomas comme baby sitter en chef), te faire de la bouffe, repeindre la maison, ouvrir la fenêtre, aérer, changer la caisse du chat, te mettre au lit d'office, te faire les gros yeux si tu résistes, et t'ordonner de dormir. Allez, coucher maintenant !
Dame Tarquine, ton aiguise ma curiosité ;-)
Akynou, je crois que tu as là une bonne méthode. J'y ajouterai expulser Dame Tarquine de chez elle pour qu'elle aille se reposer pour de vrai, sans enfants, mais avec qui elle veut. Et puis, quand tu engueulera Dame Tarquine, je voudrais être là avec un appareil photo ;-)
Je vous lis et je me souviens... Je sais ces moments terribles où l'on a envie de tout arrêter, de se rouler en boule et de dire je suis trop fatiguée, c'est trop lourd pour moi, trop de souffrance et de chagrin... j'ignore comment ça ne me tue pas..... J'ai vécu cet épuisement à deux reprises dans ma vie et je sais que de continuer à mettre un pied devant l'autre (même en boitant, même perclue de fatigue) est la meilleure solution. Et avec les encouragements que vous avez ici, ceux de vos amis et la formidable énergie dont vous faites preuve puisque je lis vos pages depuis quelques temps, je crois bien que vous y arriverez (vous y arrivez déjà).
Et un jour tout est plus doux, la vie, le chemin, même les pensées pour celui qui est parti deviennent tendres et souriantes. Cela j'en suis sûre, c'est une promesse douce que j'ai envie de vous faire et j'aimerais que vous me croyiez un tout petit peu, même si je sais que c'est difficile à entendre.
Encore une chose que j'ai eu envie de vous écrire à plusieurs reprises depuis que je lis vos billets et que je me suis retenue de faire jusqu'à présent mais bon, tant pis : J'ai pour ma part la certitude que la mort n'est pas du tout la "fin". Je travaille sur ce sujet depuis pas mal d'années mais je ne fais pas trop de prosélytisme avec ça, parce que je me fais l'impression (moi et tous les chercheurs "sérieux" sur le sujet, et il y en a !) d'être Galilée tentant pendant de nombreuses années de faire admettre à ses contemporains que la Terre est ronde.....
J'espère juste ne pas vous fâcher.... Et puis qui sait un jour serez-vous disposée à prêter l'oreille à une autre certitude que la vôtre ?....
Amicalement
Je sais, je vais piquer quelques brins de lavande que zozo du milieu a dans son oreiller pour que tu puisses faire de doux rêves reposants et parfumés.
Sur mes épaules fragiles
Dépose une partie de ton fardeau.
Ensemble la charge sera moins lourde.
Regarde juste devant toi,
Les Tarquinets avancent dans la lumière
Te guidant vers leur futur.
Bisous soyeux.
Du bout de mon Aquitaine je viens à pas feutrés vous lire, plus souvent que je n'interviens. La vigueur que contiennent vos billets en témoigne, vous avez de l'énergie, n'en doutez pas, ça force le respect.
Vous êtes vivante.
Je ne sais pas quoi dire d'autre à part que beaucoup vous le reconnaissent.
Amicalement
L
Je vous lis avec admiration depuis quelques mois déjà....souvent je pense à vous, m'interrogeant sur vos si nombreux et précieux secrets : " mais quel est son secret pour avoir réussi à arrêter de fumer ? mais quel est donc son secret pour retaper la demeure, exercer son métier, se mobiliser pour les autres, prendre le temps de photographier, de construire un si joli blog ?........." Quant à votre secret soyeux, faites-en un voeu et donnez-lui sa chance, celle d'exister. Vous êtes une géniale personne. Soyez heureuse.
Si Akynou cherche du renfort dans l'équipe, je fais 10 pas en avant et me porte volontaire pour... allez, faire la bouffe, tiens !
C'est de l'expérience, il te reste la vie entière! Voit ça comme un film auquel tu as participé, ça te semblera peut-être moins dramatique.
Je vous souhaite quant à moi de vous faire des films sur votre capacité à réfléchir... eu égard à votre insondable bêtise, cela vous semblera moins dramatique...
Il y a vraiment des baffes qui se perdent.
Ils ont tout dit les zotres avant que j'arrive ici. Que puis-je ajouter comme grain de sable ? Vous le savez bien que de vous lire et de vous écrire vous aide, alors rien que pour cette raison j'écris ici même si je ne sais quoi dire.
Une chose m'est chère dans votre message qui existait déjà précédemment et j'espère ne pas vous trahir en revenant dessus : Tarquin est mort, et vous refusez qu'on le fasse parler, qu'on lui donne une existence qu'il n'a plus. Pardon pour ce rappel, mais c'est bien ainsi que vous tentez de vous battre, ou du moins que j'ai cru le comprendre.
Si je ne me suis pas trompé en vous lisant, je dois vous avouer que rien ne peut davantage me plaire que votre volonté d'échapper à cette pesanteur du mort, et de la mort. Cela ne signifie pas et ne signifiera jamais ni l'oubli ni l'indifférence ni le mépris, même si nombreux seront ceux qui tenteront de vous culpabiliser à ce sujet, et qui ont déjà tenté à lire certaines archives.
C'est la seule voie vers la lumière, vers la renaissance.
J'ai dit un jour que je connaissais une suite à cette histoire : justement ce qui arrive si le mort tient la forteresse, s'il n'a pas été délogé. Alors plus personne ne peut vivre après lui. Ni la veuve, ni l'enfant, ni le successeur. Il faut vraiment qu'il soit enterré, le mort. Et vous avez raison, c'est épuisant. La seule aide que je peux vous apporter est de vous dire que votre route est la bonne, ou plutôt que toute autre route est impasse.
Fatigue ou pas, sachez qu'il n'y a pas de doutes à avoir et qu'il ne faut pas avoir peur de la soie.
Foi de successeur.
Un petit passage discret pour te dire à quel point nous aimerions pouvoir faire quelque chose.
J'ai dormi, un peu. Pas beaucoup mais c'est déjà tant... Merci pour vos mails, pour vos mots, pour vous... Je vais essayer de me reposer et surtout, surtout, ne pas tout gâcher, comme si j'avais fait de ma déveine un habit sans lequel je me sentirai nue. Certains aspects de ma vie sont si lourds, si prégnants qu'il me faut apprendre à les laisser sur le bas-côté et surtout surtout, ne pas s'y réfugier. Merci à vous !
Ravie de constater que les messages disparus réaparraissent ;-)
car je ne crois pas que ce secret-là soit une illusion d'optique, cela ressemble plus à une épaule solide et bien réelle...
"comme si j'avais fait de ma déveine un habit sans lequel je me sentirai nue."
Il y a de cela, Tarquine.
J'aurais plus vite dit que vous êtes au stade où vous avez vaille que vaille apprivoisé votre douleur à défaut de l'avoir maîtrisée. Vous connaissez les éléments à éviter, les choses à faire, à ne pas faire, et malgré cela, combien de fois encore, subitement, elle est là qui vous tord et vous essore.
"Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille."
Et puis, la promesse d'une aube naissante. Et une nouvelle peur mais celle-là d'un nouveau pari sur la vie, peur d'autant plus forte que vous êtes épuisée, lasse de devoir puiser au fin fond de vos réserves pour que les choses avancent le mieux possible pour les autres, ceux que vous aimez.
Se mettre à nouveau en danger, et rien pour vous empêcher de penser : "Et si cela recommençait ? Une fois c'est déjà des milliers de fois trop "
D'un côté une douleur connue et de l'autre une douleur potentielle.
Et se dire aussi que tout changement ne peut provenir que de l'échange, d'une relation qui ressource.
S'il y a eu rencontre, c'est vraisemblablement parce que la porte était entrebaillée ?
Votre choix sera assurément le bon, uniquement parce que ce sera le vôtre car personne ne peut souffrir ou aimer à votre place.
Vous avez déjà fait choix plus difficile, me semble-t-il. Celui de vivre encore.....pour vos enfants.
Pourquoi pas le mieux ou le moins difficilement possible....pour vous, pour eux ?
Le temps du silence approche peut-être ;o)
Je plussoie Akinou et Chiboum. Mon éloignement géographique n'est pas un obstacle.
-- xj
Je mets mes pas dans ceux de Xiaojie lui même les mettant dans ceux d'akynou et chiboum :si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère peut venir jusque chez toi faire fonction, qui de cuisinièr(e), qui de femme de chambre, qui de lectrice de conte ou toute autre activité plus remuante, le tout à usage d'enfants dont la mère serait partie deux-trois jours faire de secrètes choses drôlement bien.
Monsieur Merle sait centraliser les demandes et y apporte une prompte réponse, pourvu qu'il ne s'agisse pas de kiwi (euh.. de wiki)
Bon alors voilà déjà trois mercenaires. Avec moi ça fait quatre.
Et surtout que les loupiots soient partants et que Veuve Tarquine nous laisse faire !
allez miss tarquine, courage...
Bon, cÝest un peu loin pour moi, mais
yo vengo a ofrecer mi corazon
Si vous voulez bien de moi, je me joindrais volontiers à la fine équipe en cours de constitution. Je sais combien les chagrins profonds nous sapent l'énergie à la base et que la volonté ne peut plus rien faire quand à l'usure, on tombe en panne sèche de ce carburant-là.
Oui, Koz a raison : il faut que les Tarquinet soient partant et que Tarquine accepte. :-) C'est pas gagné. :-)
Je veux bien m'occuper de la cuisine…
Lectrice de contes, lectrice de contes, hey, j'peux, j'peux ?
Ou clown, ou faire le pitre. Enfin, faire des trucs débiles avec les enfants, je me porte volontaire.
Et un wiki, la bonne idée, la bonne idée, Samantdi (on commence à maitriser quand même).
Evidemment qu'il faut que Tarquine et les loupiots soient d'accord. Ou Tarquine, à tout le moins. Je pense qu'on devrait pouvoir convaincre les loustics dans un second temps.
-- xj
Je ne trouve pas les mots pour le dire mieux, ce soir, alors juste : J'suis là.
On pourrai l'appeler... Solidamitiée... Sourire... Et Tarquine, laisse toi convaincre, ça leur ferais tellement plaisir, moi je suis repartie mais je sais que ça m'aurait fait drôlement plaisir!! bises à tous!
Je viens de découvrir récemment ton blog et je suis devenue une de tes "fans". Ce que tu écris et tellement profond. J'aime ton style, ta sincérité, ta capacité à pouvoir écrire de manière remarquable tes sentiments. Concernant le texte, je te dirai qu'il faut tenir pour les tarquinets et la tarquinette, ils sont tellement "trognons". Malheureusemnent, je ne peux t'aider ...