Il m'arrive le plus stupide événement que je pouvais imaginer sur ma bicyclette !
Le comble du snobisme pour la midinette soucieuse de son brushing et la pire des tuiles pour la mère de famille soucieuse de préserver son intégrité physique au guidon de son vélo. : mon front est actuellement barré par une ligne horizontale et rectiligne de boutons rouges parfaitement inesthétiques qui me démangent et qui me brûlent.

Cela faisait bien, deux ou trois jours que cela me chauffait mais je n'en avais eu cure, préférant ma sécurité à quelques vagues rougeurs.

Cependant désormais je suis forcée de l'admettre : je présente une allergie à mon casque à vélo !!!

Rien de grave me direz-vous ! J'en entends déjà m'assurer que quelques boutons d'adolescente ne dépareront pas mon front lisse et juvénile... (non ? Bon tant pis) Mais mon souci, vils flatteurs,  ce n'est pas les boutons : c'est mon casque !

Je veux bien sortir à Paris avec des boutons mais certainement pas « en cheveux » !
Je suis bien forcée de vous révéler que j'ai vu passer entre mes mains bien trop de dossiers de traumatisés crâniens pour imaginer rouler sans casque ! Je suis la première à espérer qu'il ne me servira jamais mais s'il ne doit servir qu'une seule fois, je préfère qu'il soit là...

Or, il se trouve qu'à mon endroit, un casque à vélo est quasiment INTROUVABLE sauf à me déguiser en gamin attardé.
A moi le casque rose Barbie!
A moi les oreilles de Mickey sur chacun des deux côtés de cette occipitale protection !

Mon drame c'est que je ne puis porter que des casques de taille ENFANT !
Et que la mode enfantine en matière vélocipédique n'est pas exactement à la sobriété...

Si demain dans Paris vous voyez une cycliste à l'allure respectable, arborer au dessus de sa queue de cheval, un casque décoré de princesses roses et bleu, vous devinerez que c'est votre serviteur qui a emprunté le casque de sa fille...

Et n'allez pas me sussurer que j'ai un cerveau de Cro Magnon, je vous répondrais que j'ai celui d'Anatole France !