A venir ?

L'avantage de pleurer c'est que cela bouche incontestablement
la vue.
La conséquence de regarder le passé, c'est que,
sauf à loucher dangereusement, l'on ne regarde pas ailleurs.
Je ne suis pas certaine d'être bien armée pour
regarder autour de moi.
Cela me fait mal de le dire mais je me sens singulièrement
fragile.
Et ce qui me fout en boule c'est que je me connais assez pour savoir
que j'ai toujours préféré prendre des
tôles que de vivre emmurée.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/07/2005
De bric en vrac
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Commentaires
Allez vous prendre quelques tôles, ça dégage lÝhorizon...
Pleurer n'est pas un désavantage. C'est une libération du dedans. Au risque de paraître trop fragile, il m'arrive de pleurer. Rarement, certes, mais qu'est-ce que ça fait du bien. Et je n'en ai pas plus honte que ça ! C'est la manière au corps de se rebeller contre le conscient.
Si vous étiez emmurée, nous ne vous lirions pas et vous êtes plus forte que vous le pensez. Vous êtes même très forte. Ce serait bien d'être une enfant à nouveau et que maman fasse disparaître le gros bobo avec trois baisers et deux caresses. Mais cette fois le bobo est très gros et vous n'êtes peut-être pas encore prête pour qu'il parte. J'ai longtemps pensé que la douleur était l'unique lien qui me restait avec mon mort. Peut-être est-ce une phase du deuil. D'autres phases seront plus sereines, je vous souhaite qu'elles ne tardent pas et j'espère que sur votre route aujourd'hui, quelque chose vous fera sourire. Moi-même je suis nulle en blague, je ne m'en souviens jamais, désolée.
Même si dans ce monde, il faut toujours faire face, faire bonne figure, aller de l'avant, se battre, surmonter les épreuves, etc, bref laisser les autres tranquilles et leur épargner nos malheurs, moi je revendique le droit d'avoir mal, le droit d'aller mal, d'avoir besoin d'aide et d'être aidé, le droit de pleurer, de se laisser aller quand ça déborde. Cela prendra le temps qu'il faut à chacun mais on ne peut pas faire semblant de passer à autre chose. Mes mots sont maladroits car je suis trop impliquée dans toutes ces douleurs.
La peur d'avoir mal encore... Se dire que ça suffit, que la prochaine fois on ne survivra pas, qu'on s'est déjà assez battue... Et pourtant, toujours debout, et pourtant oui, pas résister à la vie et prendre des risques encore. Préférer la vie quoi... cette chienne de vie, mordante et caressante...
A vous lire depuis plusieurs mois,vous ne semblez pas fragile mais fragilisée par tant d' évènements tragiques. On le serait à moins.
Je vous crois au contraire d'une force extraordinaire. Il faut se donner le droit d'être malheureux, de pleurer, de dire qu'on va mal, que c'est trop dur...il n'y a pas de honte.Il faut du temps pour faire surface.