Jeunes gueux sans baraka
« Ces petits, ils pourraient s'entretuer et personne n'interviendrait pour leur venir en aide. Quand l'un d'entre eux s'aventure à voler, il peut se faire massacrer de coups sous le regard des passants. Il est rare que quelqu'un intervienne pour leur porter secours, parce que ces gosses font peur car, ils n'ont peur de rien.
(...)
Ces enfants sont drogués, ils n'ont pas de toit, personne pour leur dire "nous vous aimons". Ce sont non seulement des cas sociaux, mais des enfants qui ont d'abord et avant tout besoin d'être soignés, désintoxiqués. Et des centres de désintoxication pour enfants, sauf méprise, il n'en n'existe pas dans notre pays. »
Exister sans vivre — par Amina Talhimet Via Yves Cintas.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 11/07/2005
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Commentaires
Dans la seule ville de Casa, il y aurait entre 30.000 et 40.000 enfants et ados dans les rues. La prostitution de gamines explose : marocains, "touristes" saoudiens, lybiens, européens. La pédophilie aussi, à Ceuta, Essaouira, Marrakech... Les causes ? Les sécheresses qui poussent à l'exode vers les villes de hordes de paysans. La misère (l'émergence de la Chine va saccager 200.000 emplois dans le textile au Maroc). La désagrégation du tissu culturel et social traditionnel. Le phénomène n'est pas propre aux pays pauvres. Sur Paris, ils seraient 1.500 à 2.000 "importés" pour l'essentiel des pays de l'est pour voler, se prostituer... Les services sociaux sont complètement dans les choux.
je lis,
je repense à toutes ces erreurs accumulées,
je cherche désespérément des solutions pour faire avancer les choses plus vite,
j'ai les yeux mouillés,
La réalité est bien au delà de ce que tu peux imaginer Yves :)