Vague esquisse de Tarquinette, belle dormante

Moi que l'on appelait la marmotte, j'ouvre désormais les yeux dès potron-minet
Alors je me lève sans bruit et dans le petit jour, je les regarde dormir.
Je surprends un battement de cil, une esquisse de sourire,
Je lisse une joue fripée d'une fronce de taie d'oreiller
Lentement ils expirent,
Lentement ils inspirent,
Je me repais de leur beauté et de leur sérénité
Je cherche aussi les traits qu'ils tiennent de leur papa
Alors dans le silence des matins blancs, j'écrase parfois une larme qu'ils ne sauront pas.