Où je revendique mon arrogance
Quand j'étais petite, j'avais des idées très arrêtées :
Quand je disais à quelqu'un que je ne l'aimais pas et qu'il me répondait « tu n'es pas gentille parce que moi je t'aime » j'en concluais que cette personne était désespérément stupide.
Quand une personne que je ne connaissais pas se mettait tout soudain à avoir des gestes d'affection pour moi et à dire que j'étais comme ci (avec une mère directrice d'école il se trouve toujours des gens pour vous trouver plein de qualités), la première chose qui me passait par la tête c'était de la mordre pour lui démontrer par "a" plus "b" que je n'étais pas exactement une enfant rêvée.
Quand j'entendais des adultes affirmer de façon péremptoire que "les jumelles" étaient comme ça, alors qu'ils étaient eux-même incapables de comprendre qu'il y avait non pas une entité mais deux personnes, je dois reconnaître qu'on leur donnait souvent raison... en se transformant en démons...
Je n'ai jamais eu de petit copain qui se soit avisé de sortir avec moi pour épater la galerie, d'abord, soyons honnête, parce que je ne faisais pas partie de celle que l'on courtise, ensuite parce que je l'aurais sans doute étripé sans barguigner.
Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé.
Quand mes enfants me disent qu'ils m'aimeront toujours, je leur dis que j'en serais ravie mais qu'ils n'en savent rien... et qu'un jour peut-être ils ne m'aimeront plus et que c'est leur droit le plus strict.
Et il m'est un souvenir pénible, presque intolérable, celui d'une nuit où j'attendais de savoir dans un service de neuro-chirurgie si mon mari allait conserver ou non une infime chance de survie. Je n'avais pas dormi depuis 40 heures, j'avais connu les pompiers, le samu, la franchise des médecins (dont je leur sais gré), l'attente intolérable dans ces couloirs peints en blanc sale entrecoupée de cigarettes avalées à s'en étrangler puis furieusement écrasées. Ils m'avaient laissé le voir, inconscient, intubé, quelques secondes avant l'intervention. il allait mourir maintenant sur cette table d'opération ou conserver une petite chance de survie. Et j'attendais, ne pensant à rien d'autre qu'à mon mari. Et durant cette nuit la plus longue de mon existence, alors que toutes les cellules de mon corps ne vivaient plus que pour savoir s'il était déjà mort ou simplement en sursis, brutalement il s'est trouvé quelqu'une pour me dire qu'elle m'aimait et qu'elle m'avait toujours aimé mais que moi je n'avais jamais voulu de cet amour. Comme ça soudainement alors que c'était la chose dont je me moquais le plus au monde, alors que je ne comprenais même pas ce qui pouvait me valoir un tel discours. Parce qu'elle était aussi malheureuse que moi et que je le savais, et que ma réponse aurait dû être exactement celle qu'elle attendait, je l'ai détesté du plus profond de mon être. Je me souviens alors avoir fermé les écoutilles, de m'être enfermée dans mes pensées, recroquevillée, concentrée sur la seule chose qui comptait à mes yeux, mon époux -son fils -. Et de n'avoir rien répondu.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/06/2005
De bric en vrac
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Commentaires
Comme si le fait d'aimer l'autre devait l'empêcher de souffrir moins. Alors que nous sommes et ne serons jamais que solitude face à la vie et ses aléas ou ses bonheurs. Difficile à admettre mais qui pourrait aimer à ma place, souffrir à ma place ? Rilke l'avait bien compris quand il écrivait dans ses lettres à un jeune poète : "l'amour, c'est deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant, et s'inclinant l'une devant l'autre."
Sans doute votre parente - qui d'autre qu'un parent pourrait ainsi présenter sa facture d'amour impayée à un tel moment - ne l'a-t-elle pas encore admis.
Inqualifiablement seule dans votre douleur.
Très vrai et touchant comme toujours, mais je me demande où une française peut avoir trouver le terme "barguiner" ou "barguigner", que j' entendais ici dans ma jeunesse.
Moukmouk : mais c'est un terme que nous employons tous les jours :-) Enfin tarquine et moi. Les autres… :-D
En dehors de l'épisode de ta belle-mère, qui est, vu d'ici, d'un égoïsme assez incroyable, est-ce qu'il t'arrives de poser les armes, parfois ? C'est pas un jugement, c'est juste de la curiosité :-)
Mes filles me disent aussi qu'elles m'aiment, que je suis belle (là je suis très sceptique et je me demande comment elles me verront quand je serai tombée de mon piédestal). et qu'elles m'aimeront toujours. Surtout la dernière qui sous ses airs de guerrière triomphante et rouée cache des fragilités et des peurs. Je leur répond toujours « bien sûr +. Pas que je crois que ça sera vrai. Qui peut savoir ce que nous réservera la vie ? Mais parce que ça les rassure. Et que sur certains points, les concernant, j'ai déposé les armes sur la vérité à tout prix. Moi qu'on appelait saint Jean bouche d'or et qui ne savait pas mentir :-))) Bon, des fois, je les maltraite et je leur rappelle que la vie est injuste. Il faut bien les aguerrir. Mais là dessus, j'ai du mal... Quand tu leur réponds ça, ils le prennent comment les Tarquinets ?
Vos notes réveillent tant d'échos,libèrent tant de larmes,mais soufflent tant d'espoir...Je ne me débrouile,(mal),que depuis peu sur internet.C'est mon grand fils qui m'a fait connaître votre blog.Merci de mettre des mots sur ce qui est votre douleur et fut un peu la nôtre,même si le dénouement fut plus clément pour notre famille:le père de mes cinq enfants a survécu.
Aucune raison de s'arrêter en si bon chemin ! ;-)
Gloups.
Euh Racontars, merci de m'inclure dans le club des utilisatrices du mot "barguiner".
L'amour, l'affection, ne sont pas un dûs. Ne sont pas une obligation. Et telle Forrest Gump "c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet" (ici et maintenant en tout cas).
Et bien... ceci relève de la pathologie. Quoi qu'en en dira, le recit est édifiant.
c'est une force de ne pas se laisser modeler par les attentes des autres ...
Je compatis à toutes vos douleurs mais je ne vous aime pas. Justement parce que vous avez des idées très tranchées.
@Tarquine : vous seriez pas une fan des blagues sur les belles-mères, par hasard ? ;-)
Q : Quelle est la définition de "sentiments partagés" ?
R : Quand votre belle-mère est en train de reculer vers le ravin avec votre voiture neuve...
je suis un peu d'accord avec Lili pour vos idées trop " tranchées " vous savez manier l'art de la douche froide.. On peut rester fidèle à soi-même et à ses idées sans " casser net " l'enthousiasme de ceux qui sont démonstratifs envers vous, je pense notamment à certaines de vos réactions vis à vis de certains commentaires..on peut toujours faire comprendre aux gens que ce qu'ils veulent nous faire passer comme message nous irrite, mais il y a la façon de le dire...les commentaires qui trouvent grâce à vos yeux doivent surtout rester impersonnels, les jugements vous irritent...donner son avis sur quelque chose est déjà un jugement.....je ne pense pas que certains vous prennent pour une " icône " comme vous le disiez hier, mais s'il est vrai que vous forcez l'admiration par votre attitude face à ce vécu douloureux, vous raffraîchiriez les meilleures intentions....ceci n'enlève rien à la qualité de ce blog, mais vous devriez garder votre agressivité pour le Palais...
Guignolito, la douleur de cette femme-là est bien réelle et même si je suis absolument incapable de rentrer dans un schéma familial qui m'est toxique, je ne peux ignorer la profondeur de son malheur.
Faustinia, ce ne sont pas les jugement qui m'irritent... je comprends parfaitement que l'on ne m'aime pas et ceci est un jugement s'il en est...
Vos commentaires sont déjà révélateur de votre état d'esprit, avant-hier vous me disiez « il faudrait voir à faire preuve d'un peu plus de discernement et ne pas confondre les intentions. + et aujourd'hui « vous devriez garder votre agressivité pour le Palais... +.
Voyez-vous que l'on pense que je manque de discernement et que je sois agressive, je le conçois sans aucune difficulté mais ce n'est pas cela que vous disiez... non, vous ce que vous exprimez c'est que je change !
Il y a une différence fondamentale entre ces deux attitudes.
Si par hasard pour parvenez à la percevoir alors relisez les commentaires que je n'ai pas accueilli sereinement (c'est un euphémisme), alors peut-être vous saisirez ce qui vous échappait parfaitement si j'en crois votre analyse ci-dessus.
Je rajoute, car vous semblez en douter, que je n'écris pas pour obtenir l'absolution. Je ne cherche pas l'assentiment de mes semblables et je n'ai jamais caché m'interdire d'écrire « pour faire plaisir +.
Pourquoi donc faut-il toujours faire plaisir au plus grand nombre ? Pourquoi donc ce qui est important c'est de rechercher l'adhésion de tous ? C'est votre vision des choses, ce n'est pas la mienne. Je ne dis pas que vous avez tort mais s'agissant de ma vie à moi, vous ne pouvez pas me dire d'être autrement !
J'ai toujours clamé que je préférais que l'on ne m'aime pas plutôt que l'on m'aime pour de mauvaises raisons...
@Tarquine : je me doute bien que la douleur de cette femme soit réelle, mais on a tous vu des comportements étouffants, tellement emplis de bons sentiments. + ce que j'ai compris en lisant vos divers posts, elle a du mal à imaginer que vous réagissiez de manière différente d'elle-même : vous sortez de ses conventions sociales, et elle veut vous y faire rentrer de force.
Vous devriez vous habiller en noir, porter le voile, vous montrer accablée par le sort, mais digne, grave, soumise et courageuse, prier Dieu avec force alléluias, monter votre reconnaissance envers la famille qui vous a soutenue, leur écrire de longues lettres pleines d'amour et de ferveur, encensant la mémoire du disparu, etc... De cette manière, vous rentreriez certainement dans ce rôle familial tant attendu, mais j'ose à peine imaginer à quel point cette hypocrisie vous révulserait.
Je connais un jeune couple (à peine 3 ans de mariage) qui divorce. Une des causes, c'est sa mère à lui : possessive, elle portait son fils (le 1er né) aux nues, et elle n'a jamais pu sentir sa belle-fille. Si bien qu'à Noel, c'était chacun dans sa famille. Les blagues sur les belles-mères, c'est salutaire : mieux vaut en rire qu'en pleurer. Hop, un lien : http://tout.over-blog.com/0-categorie-48127.html !
J'aime Tarquine uniquement pour de mauvaises raisons, mais je ne dirai pas lequelles, sinon qu'elle n'aime pas qu'on l'aime pour de mauvaises raisons.
Je voulais faire dans la défense des causes perdues et me faire l'avocat de la belledoche. N'étant pas avocat, j'avais toutes mes chances contre Tarquine qui l'est. Mais d'autres sont allés au charbon avant moi, je ne vais donc pas rajouter de couche.
Le moment bouleversant que Tarquine évoque avec douleur et avec nécessité sinon elle ne l'aurait pas mis en ligne, est lourd de silence et lourd de paroles. Impossible de se dire un mot entre deux proches également affectés, également écrasés, assis l'un à côté de l'autre dans le couloir blanc où passent les colombes, infirmières affairées au regard absent sur ceux qui attendent pas sur ceux qu'elles soignent, on ne peut être au four et au moulin; quels mots pourraient sortir de la gorge nouée, du cerveau tendu à se rompre vers l'issue encore inacceptable et déjà certaine, là bas dans le fond du repli reptilien ; mais impossible aussi de laisser place au silence plus lourd que chape de plomb, plus perçant que cri ultime, il faut en dire, des mots, pour trouer le voile noir qui tombe.
Alors on dit des conneries. On laisse crever à la surface des bulles de remugles, parce que si ce n'est la bulle c'est la personne qui va crever, de douleur. Autant que ce soit la bulle.
J'ai joué le rôle du père et j'ai bien dû en dire, des conneries, à mon voisin de couloir. Je ne me souviens de rien, mais il s'en souvient peut-être, lui, de mes conneries.
Et si je peux en parler en réponse à Tarquine, c'est seulement parce que cette nuit là les médecins ont su faire un miracle. Du coup il m'est impossible de juger, de critiquer, de conseiller, et de jouer les redresseurs de tords, ni vis-à-vis de Tarquine ni vis-à-vis de la belledoche.
Pardonne moi de ma franchise, Tarquine, et bisous aux tarquinioles.
je ne crois pas que qui que ce soit cherche à vous changer...je parlais juste " tolérence " ...même si certains commentaires sont un peu mièvres, la plupart émanent de personnes que vous touchez, et bien que beaucoup soient confrontés aux mêmes drames, peu arrivent à l'exprimer comme vous.. je trouve juste qu'un peu de douceur , c'est comme un baume...quelqu'un a utilisé le verbe
De plus, loin de moi la pensée que vous écrivez pour obtenir l'absolution....(c'est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire )de qui ? de gens comme nous, qu'à priori vous ne connaissez pas ? on sent très bien que vous écrivez pour vous et là-dessus, personne n'a de doute... et rassurez-vous, à défaut de vous aimer, vos lecteurs vous apprécie telle que vous voulez bien vous montrer, sinon, pourquoi viendraient-ils aussi nombreux...je dois avouer que j'ai toujours été mal à l'aise avec les personnes trop (très) directes, surtout quand certaines phrases font l'effet d'un soufflet ! c'est la sensation que j'ai eu en lisant les réponses aux commentaires qui vous ont fait réagir... mais je suis certainement moins forte que vous....
Mais enfin, elle a raison Tarquine, le fait de dire je t'aime n'est pas une monnaie d'échange
Que n'ai-je le sens de la synthèse de Wendy : je tourne et retourne une réponse de ce genre depuis ce matin mais c'était beaucoup plus alambiqué :)
J'ajouterai que les personnes ne sont pas en kit. On ne peut pas prendre ce bout-ci et vouloir changer celui-là. On ne devrait JAMAIS vouloir changer les gens, c'est la pire façon de les aimer. Ce qui fait que Tarquine - ou n'importe qui d'autre d'ailleurs - est comme ça est la composante de tous ces (ses) éléments. Merde : j'essaie de faire court je n'y arrive pas (au secours Wendy !).
Elle ne serait pas elle-même si elle était différente (aaaargh, je ne vais pas m'en sortir).
Bon enfin bref : ne change rien m'dame, si ça nous plaît pas on tourne les talons et tant pis pour toi. Ou pour nous, ça dépend du point de vue hein !
Je ne crois pas que les réactions que vous aviez eues soient de l'arrogance, je vois ça plutôt comme une tentative de se protèger face à ce qui est une aggression même partant de bonnes intentions (sauf dans le cas de la belle-mère égoïste).
C'est vrai aussi que quand on aime (bien) certaines personnes, on s'attend à ce que ce soit réciproque, ou que quand on aide quelqu'un on a tendance à en attendre du remerciement. Sauf qu'on ne peut aimer ni aider les gens malgré eux. J'aime beaucoup la citation de Rilke (merci Scalde), si vraie.
En fait la plupart des gens sous couvert de faire le bien, en tout cas ce que eux-mêmes estiment tel, sont capables des plus violentes intrusions, et ne comprennent pas qu'on les prennent comme telles.
Une de mes amies hébergée le temps d'un déplacement professionnel chez des gens "trop gentils" me racontait qu'elle s'efforçait d'avoir l'air snob et désagréable (quel rôle de composition pour qui la connaît) afin qu'enfin ils la laissent. C'est peut-être hélas une des seules solutions ...
Je n'y vois ni de l'arrogance ni de l'intelligence ni de la protection. Je pense juste que vous devez faire beaucoup de mal autour de vous comme ca.
Malgre les differences et les incomprehensions, je pense que votre belle mere a fait un pas vers vous, recherchait juste un lien, un peu de chaleur, un rapprochement, devant cette douleur qui malgre vous vous unissait. Je vois dans votre reaction une petitesse de coeur.
Mais je ne vous connais pas. Et je suis bien consciente que mon commentaire et mes impressions sont du coup tres limités. Mais bon vu votre ton et votre fierte sur votre comportement "tranché" et dur, je ne pense pas que ce que les autres pensent vous empechera de dormir la nuit....
Ce n'est pas une histoire d'avoir du coeur ou pas. Les gestion des émotions cela existe, et cela peut éviter de faire du mal aux autres. Un livre recommandé par Elle de cette semaine (et oui je suis une bêtasse qui lit des magazines féminins, hi hi) : "Les Mots sont des fenêtres de Marshall B Rosenberg, ou comment apprendre à exprimer sa violence, sa colère et son agressivité sans envenimer ses relations ni entrer en conflit. Le b.a. ba du langage émotionnel". Puisque c'est Elle qui vous le dit ! Cela doit bien être disponible à la Fnac près de chez vous non ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je vais me l'acheter, après tout vivre en paix avec soi et avec les autres, cela pourrait être bien non ? Vous n'auriez pas envie d'essayer ?
C'est curieux cette façon que certains ont de lire exactement ce qu'ils cherchent...
Voyez-vous animal et toutmiel, il se trouve que je n'ai jamais aimé cette femme-là, je ne m'en suis jamais senti proche et j'ai tendance à fuir comme la peste le contact "dit d'affection" (en dehors de mon mari et de mes enfants). Or, il se trouve que cette nuit-là alors qu'elle me disait ces mots que je ne comprenais même pas en me caressant le bras, je n'ai pas hurlé, je n'ai pas bougé, je n'ai pas dit le moindre mot de ce qui me venait vraiment à l'esprit... A telle enseigne qu'elle n'a pas perçu la moindre animosité dans mon attitude...
Vous comprendrez dès lors combien vos leçons — d'autant plus généreuses qu'elles sont gratuites — sont déplacées...
Faire croire aux gens qui désire l'entendre, qu'on les aime est la pire des impostures... C'est tellement plus facile de dire oui que d'être honnête... surtout dans des moments pareils, et si j'ai eu un grand tort dans la dégradation de mes rapports avec mes beaux-parents c'est d'avoir baissé tous les gardes-fous que j'avais précédemment érigés. C'est une pure connerie de penser que la douleur rapproche les gens. Si je l'avais su assez tôt jamais je n'aurais laissé ma colère grossir...
Permettez-moi par ailleurs, de ricaner méchamment quand on vient me parler de gestion d'émotions alors que je perdais mon mari et ma mère dans le même temps, que j'affrontais le désespoir et l'incompréhension de mes enfants et que, animal solitaire s'il en est, mon appartement était tellement envahi que je n'ai pas même dormi dans mon propre lit durant trois semaines...
Gestion d'émotion... Si vous croyez pouvoir gérer quoique ce soit dans ces moments-là, conservez précieusement vos illusions...
Oui, cette honnêteté est difficile. Et on ne nous l'apprend pas ! Merci pour ce témoignage.
En fait je ne pensais pas à votre belle-mère, mais à une attitude générale dans la vie.
Et puisque nous en sommes aux confidences : je ne mets pas les pieds chez mes beaux-parents, mon mari va voir ses parents seul. Je n'ai rien à faire avec eux, et réciproquement. Ils me sont nocifs, je me préserve. Ils savent très bien pourquoi : ils ne sont pas gênés de dire que je n'étais pas du bon milieu social, pas assez française... Rien à faire avec ces gens-là moi.
Excusez-moi d'avoir voulu m'exprimer.
« En fait je ne pensais pas à votre belle-mère, mais à une attitude générale dans la vie. +
Et vous ne voulez pas me faire une ordonnance pendant que vous y êtes ?
Le nombre de gourous qu'on peut rencontrer dans la vie...
moi non plus je n'aime pas ces mots "gestion des émotions" même s'ils ont sans doute été employés par qui commentait sans penser à mal (à moins que ce soit ça le pire : un monde où une personne "normale" est censée gérer ses émotions, être performante en permanence, et surtout bien faire les soldes parce que consommer c'est bon pour l'économie du pays, et ça ne choque plus personne de raisonner ainsi). Le propre des émotions est précisément d'être ingérable, tout comme celui de l'amour de n'être pas décidable. A moins de résolument préférer être et vivre dans le faux et l'hypocrisie.
enfin ce que j'en dis ...
Madame Tarquine, Chère Consoeur,
Vous me faites horreur. Je vous plains, très sincèrement.
Vous n'êtes accessible à aucune émotion, si elle ne vient pas de vous. Vous êtes d'un egoïsme ahurissant : les autres ont nécessairement tort s'ils ont le malheur de ne pas penser comme vous. Tant il vous est évident que dans ce cas, votre interlocuteur ne peut être qu'un sombre crétin.
Les vertus du dialogue, et du schéma de pensée qui s'ensuit, à savoir que sur tel point, on peut reconnaître sans faiblir qu'on a mal apprécié tel aspect, ou carrément qu'on a eu tort, vous sont visiblement inconnues.
L'attitude que vous manifestez, et pire, revendiquez, à l'égard de votre belle-mère, me fait franchement froid dans le dos. Le malheur qui vous a frappé n'explique en rien votre attitude, préexistante. A vous lire, je me demande bien pourquoi vous n'avez pas fait ce jour-là ce que vous avez toujours voulu faire, à savoir lui filer un bon coup de scalpel.
Coup qui est la seule réponse dont vous semblez capable lorsque quelqu'un fait mine de manifester des sentiments humains à votre égard.
Vous êtes manifestement victime du phénomène de "méchanceté maladive", pris dans son sens clinique, n'y voyez aucun jugement de valeur.
Je ne puis que vous engager à consulter.
J'espère que vous le ferez assez tôt pour ne pas ruiner totalement ce qu'il peut rester de vie chez vous et vos proches.
Votre dévoué,
Le « Chère Consoeur + c'est pour donner davantage de poids à la leçon ?
A moins que ce ne soit l'indication qu'épuisé par le métier il vous est nécessaire de venir décharger votre agressivité céans... Si j'en crois le soin que vous avez pris à être blessant, vous devez avoir peu de satisfaction dans la vie ...
Encore qu'honnêtement, je doute fortement que vous puissiez faire partie de notre profession, ses membres ont l'habitude de savoir lire et ne pas venir vomir à l'aveugle chez autrui au seul prétexte de se faire plaisir.
Et je n'imagine pas un instant qu'ils soient assez couards pour être anonyme.
Je suis toujours stupéfaite quand je constate qu'une personne (présentement, le sieur Achille) vient anonymement déposer un texte fielleux ici.
Achille, si par extraordinaire vous revenez sur les lieux où vous avez commis ce commentaire, sachez que l'humanité de Veuve Tarquine est de celle qui rayonne autour d'elle, elle est vivante et lumineuse... je crains que vous n'ayez projeté sur elle vos propres noirceurs, alors, au lieu de hanter les blogs des autres, ouvrez le vôtre et défoulez-vous ou allez consulter : en effet, ce sera mieux pour votre entourage.
Vous avez raison sur un point, celui de l'anonymat.
N'ayant point l'habitude de me faire traiter de couard, je joins donc mon adresse avec mon vrai nom (ce que vous ne faites pas, soit dit en passant).
Cela étant, tout le monde aura constaté que vous me donnez raison, puisque vous vous bornez à cette sale habitude des arguments ad hominem.
A aucun moment, vous ne répondez au fond. Vous préférez salir votre contradicteur, c'est tellement plus commode, n'est-ce-pas ?
Ce que je tente de vous expliquer, sans animosité (car il correspond à une partie de mon propre vécu), vous dérange-t-il à ce point ? Ou est-il plus confortable pour vous de vous enfermer dans votre schéma de pensée ? Combien encore de morts, ou de fuites, avant que vous preniez conscience de votre situation ?
« A aucun moment, vous ne répondez au fond. Vous préférez salir votre contradicteur, c'est tellement plus commode, n'est-ce-pas ? +
Que c'est facile de ne pas lire ce que dise les gens avant de venir leur reprocher de ne pas se justifier.
Rappelez-vous Monsieur : je vous fais horreur et vous me plaignez. C'est votre droit le plus strict. Et je le respecte.
En revanche, ce n'est pas parce que mon blog est public que je vous dois quoique se soit. Je ne vous dois rien. Pas la plus petite explication, pas la plus petite considération. Vous n'avez rien à exiger de moi. Et je mesure l'outrance de votre égo dans votre attitude Ô combien déplacée.
Je note encore toute la grandeur de vos arguments dans le "Combien encore de morts, ou de fuites, avant que vous preniez conscience de votre situation ?". Vous êtes d'une rare aigreur... de celles qui sont si noires qu'elles ne parviennent plus à meurtrir, elles n'emportent plus que le mépris.
Il vous suffisait de lire les commentaires ci-dessus, tous les commentaires, pour avoir ce que vous cherchez. Que vous le fassiez ou pas m'importe peu. En revanche, même au cas où vous prendriez — un peu tard — ce soin élémentaire, faites le en silence, vous n'êtes plus autorisé à commenter ici.
quelle violence dans le ton! pourquoi tant de haine?