Juin, particulièrement.
Saveur singulière — C'était le mois des
examens, le mois où j'étais certaine d'avoir tout
raté, où je n'avais plus qu'une idée
en tête c'était que tout soit enfin
terminé pour pouvoir fuir comme une
dératée vers la session musicale de Saugues
début juillet.
Plus tard, c'était le mois des projets, celui où
l'on savait que l'été allait bientôt
nous emporter vers le sud et nos habitudes. Celles d'être
ensemble et de nous retrouver là où
nous nous étions rencontrés.
Puis, c'était le mois des ballades, celles où
nous partions avec notre marmaille au grand complet pédaler
en Forêt de Rambouillet, le mois où l'on gonflait
la piscine dans le grand jardin de la demeure.
« Maman, en ce moment je pense beaucoup à Papa
» me dit Tarquinette.
« Moi aussi » ajoute Tarquinet.
Juin, c'est le mois où je leur réponds,
« Je sais bien — Je le sens bien » et
où j'essaye de leur changer les idées.
Juin, c'est le mois où j'ai toujours peur de tout rater.
Juin a toujours une saveur particulière, celle de savoir que
désormais plus aucune coupure ne pourra me faire oublier mes
tourments.
Longtemps, j'ai cru que ce qui m'avait le plus sûrement
envahi à la mort de Tarquin l'aimé
était la colère. Je me trompais.
En juin, je sais que c'est la peur qui
me tient au ventre.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 20/06/2005
Chagrine Tarquine
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Commentaires
A chaque mois suffit sa peine. En lisant les comptes rendus du pique-nique de dimanche dernier, auquel je n'ai malheureusement pas pu me joindre, j'ai senti à quel point tu étais considérée, appréciée et admirée. Cela ne suffit pas tous les jours à poursuivre son chemin la tête haute, mais cela peut aider quand tout est sombre autour de soi.
« j'ai senti à quel point tu étais considérée, appréciée et admirée. +
Cette phrase est à mes yeux une véritable agression, me donne envie d'hurler que j'en ai rien à foutre et que la considération et l'admiration ne servent qu'à flatter les limaces.
Pendant qu'on y est pourquoi ne pas juger la valeur d'un blogueur à ses statistiques ?
La considération et l'admiration que l'on te porte n'ont rien à voir avec la flatterie. Je suis désolé que tu aies mal interprêté mes propos. S'il y a quelqu'un que je respecte dans la blogosphère, c'est bien toi.
Je n'ai jamais aimé les compliments qui déclenchent chez moi des réactions épidermiques, a fortiori dans un tel registre. Je ne suis pas responsable de ma situation et il me semblerait ignominieux d'en tirer un quelconque parti. Par ailleurs, je ne suis pas une icône et refuse violemment tout ce qui pourrait y ressembler de près ou de loin. Ce n'est pas de l'affectation mais de l'ordre de l'émotion.
C'est tout à ton honneur. Dont acte, je garderai désormais pour moi l'émotion, le rire ou le trouble que déclenche la lecture de tes billets.
cela fait plusieur fois que je suis émue à la lecture de tes articles...et que je suis profondément choquée par certaines de tes réaction vis à vis des sentiments que tu inspires..choquée et attristée pour ceux qui te font part de ce qu'ils ressentent pour toi...il faudrait voir à faire preuve d'un peu plus de discernement et ne pas confondre les intentions.
D'accord avec Faustinia. Un peu moins d'arrogance et un peu plus de gentillesse cela serait bien. bye-bye la grincheuse.
Tarquine, elle est comme un dragon endormi : elle paraît toute inoffensive, mais gare ! Elle a des crocs, elle mord et elle crache le feu dès qu'on ose la déranger dans sa tanière :-)
Ben non, moi je comprends lady Veuve Tarquine, on a le droit de ne pas aimer certains commentaires, tout bienveillants soient-ils, quand on ressent profondément que ces mots-là ne participent pas de notre ressenti profond. C'est en outre l'avoir bien mal comprise que d'avoir l'idée de s'adresser à elle dans ce langage…ses billets sont assez clairs sur sa personnalité, non ? directe et passionnée, n'ayant que faire de" considération" et "admiration". Et je suis pour le droit au coup de gueule, c'est pas parcequ'un blog est public qu'il faut s'applatir devant les "bons" sentiments des lecteurs…où est partie la liberté d'expression ? on n'est pas à la télé, ici ! N'oublions pas, du reste, que l'enfer est pavé de bonnes intentions… et jointé aux bons sentiments sans nul doute ! Moi j'aime quand Tarquinette tire la langue au lieu de jouer à la danseuse-poseuse… Changez rien, Veuve Tarquine !
Sacré Tarquine ! tu me fais penser à Prunelle, la chatte de Luciole. quand elle était jeune, elle était tout miel, nous amadouait tant qu'elle pouvait et quand, ému, on avançait la main pur la caresser, flap ! Un grand coup de griffe. Tu me fais penser aussi à cette chanson guadeloupéenne : Kimbe red, surtout pa molli, kimbe red surtout pa tremblé, kimbe red surtout pas pleuré devan misié là... Kimbe red, c'est tenir bon. Tu vivrais en Guadeloupe, on'appellerait la femme matador, et ça te mettrait en rage encore :-))) Cela dit, tu ne peux pas éviter que les autres portent un cetain regard sur toi. Et je ne crois pas que ce soit ta condition qui y fasse quelque chose, mais plutôt ta qualité d'écriture. Les gens ne sont pas en empatie avec toi juste parce que tu t'appelle veuve Tarquine, mais parce que les mots que tu aligne fait vibrer leur corde sensible. Tu sème et tu récoltes bien malgré toi une sympathie que tu crois mal placée. Mais tu n'a qu'à t'en prendre à toi-même. Tu écris trop bien ma chère, voilà tout et ça nous prend à la gorge :-))) Cela dit bis, c'est vrai qu'il y a aussi beaucoup de gens qui confondent exorcisme et appel au secours...
Bon, ben sur ces bonnes paroles, le boulot est enfin arrivé et je vais replonger dans mes lectures de papier. Porte-toi bien.
« Sais-tu, lui disent-ils, téméraire poète,
S'il est rien qu'il te faille encenser ou honnir ?
Dans le ciel impassible il n'est ni deuil ni fête,
Aucun despote à craindre, aucun père à bénir.
« Renonce à la prière aussi bien qu'au blasphème :
Les êtres, affranchis des dieux bons ou méchants
Ont pour divinités les lois de leur système,
Pour dogme leur plaisir, pour devins leurs penchants.
« Tu formes à l'aveugle, au seuil du cimetière,
Pour notre espèce un voeu trop humble ou trop altier :
Tu ne sauras jamais sa destinée entière
Sans l'apprendre avec nous de l'univers entier.
Extrait de Sully Prudhomme, dans La justice (1878)
Ne jamais encenser la douleur, c'est ce qui a fait justement éclater Veuve Tarquine
Voilà bien pourquoi je préfère garder mes compliments pour moi...Madame Veuve Tarquine me fait un peu peur, je l'avoue humblement. Donc j'apprécie en silence...mais j'apprécie souvent.
Dis Tarquine, tu serais pas une humaine? si hein, je crois bien que c'est ça. Et bien, moi c'est ce que j'aime quand je te lis!
Mesdames Faustinia et Fleurdemiel, j'en suis désolée pour vous mais si vous n'avez pas encore compris, je ne suis pas un personnage de roman qui se travestirait pour mieux vous séduire.
Par ailleurs, vos commentaires ont ceci de particulier qu'ils confondent deux choses parfaitement distinctes :
La première appartient à celui qui la ressent, la seconde est une projection de ce que vous croyez ou attendez de moi mais non ma réalité à moi...
Vos réactions me font penser à la maîtresse de Tarquinet qui l'avait pris en grippe parce qu'il ne pleurait pas...
Un truc qui n'a rien à voir, mais est-ce que tarquinet a un peu plus le moral ? J'avoue que j'avais le coeur serré à lire votre billet la semaine dernière en voyant le désarroi de "Tarquinet l'ainé". Je sais, c'est un peu nouille, mais c'est que je me suis attachée à votre tribu à travers votre blog, et quand on est maman difficile de rester insensible.
Couci-couca... Je le sens malheureux, même s'il fait bonne figure quand il y a du monde. Il a rendez-vous bientôt chez le psy et il m'en parle souvent. Il faut dire que j'ai prévu de passer la journée du rendez-vous avec lui...Alors il est ravi ! C'est tellement rare pour moi de pouvoir être seul à seul avec l'un de mes enfants. Et je sais que cela leur manque aussi.
moralité faut pas chauffer une funambule qui est obligée de changer la position de sa perche tout en continuant d'avancer ;-)
pour ma part, je n'attends rien de vous en particulier, je trouve juste touchante votre façon d'analyser vos ressentis et cela provoque une certaine émotion chez moi, comme chez nombre de vos " visiteurs " et cela est bien naturel..je n'éprouve pas le besoin qu'ont certains de vous manifester leur admiration, mais je comprends qu'ils aient envie de vous décrire les sensations que leur procurent vos écrits... je trouve seulement disproportionnée , la véhémence de vos propos à leur encontre..et je ne vois aucune affectation dans leur attitude..vous savez, il existe des gens qui sont tout simplement gentils et sensibles...quoiqu'il en soit, comme disait quelqu'un plus haut, chacun à le droit de s'exprimer et vous êtes maître de votre blog.. bonne journée ainsi qu'aux petits..
alors moi je me posais la même question que Vroumette (et je suis en train de me dire que c'est idiot de le dire maintenant puisqu'en plus entre temps vous y avez répondu) oh et puis zut je le dis quand même, voilà.
et puis aussi : je comprends bien votre réaction face aux compliments ; j'avais ouvert un blog parce que j'étais malheureuse et militante, et au début j'étais comme vous. C'est seulement depuis que les personnes que je voulais aider (si ridicule que ça puisse paraître de tenter d'aider par juste un blog) sont tirées d'affaire que j'arrive à encaisser les messages qui pourtant étaient (sont) sympathiques mais je blogguais tellement pas pour qu'on me dise que j'écrivais bien (ou pas), j'avais tellement la trouille au ventre pour les autres, que parler du côté "littéraire" du blog (comme vous dites parfaitement "Je ne suis pas un personnage de roman qui se travestirait pour mieux vous séduire") me faisait mal.
C'est tellement vrai que les enfants ont besoin de passer du temps seuls avec l'un ou l'autre de leur parent. Mon fiston (nous n'avons que 2 enfants et sommes 2 parents présents, forcément c'est plus facile) disait dés petit (et encore maintenant à 10 ans) "Chic alors, on se fait une petite journée père-fils (ou mère-fils)". Et il en était tout content quelle que soit l'activité proposée.
bon courage et à bientôt peut-être