Chronique d'un amour mort.
Il était la plus belle chose qui m'était
arrivée dans ma vie. Ce n'était pas un Adonis,
pas un super héros, juste un gros bonhomme plein d'amour,
d'humour et de gentillesse.Ce n'était pas une gravure de
mode, il ne roulait pas sur l'or et il ne sortait pas d'une grande
école. Il était juste drôle,
drôle et gentil.
Tarquin il était timide avec les filles mais moi j'avais
bien vu que je lui avais tapé dans l'œil ! On
avait passé l'été fourrés
ensemble à rire et à jouer comme des
mômes. Et pour moi, il était dorénavant
l'heure de rentrer à Paris.
Il était affreusement timide mais moi j'avais
déjà lu Anna Karénine et je devinais
que c'était ici et maintenant ou s'en
était fini à tout jamais. Alors, je me suis
débrouillée pour l'on partage la même
caravane, et puis la même nuit.
Tarquin je l'avais dans la peau. Je l'aimais plus que tout. Il
m'importait peu qu'on ne se retournait pas sur lui dans la rue. Mon
Tarquin c'était pas un gros dur, c'était l'homme
le plus gentil du monde. gentil en vrai, du plus profond de son
cœur.
Tarquin c'était un cocktail d'amour, de tendresse, de
gentillesse et d'humour qui dégoupillait en un regard mes
véléités de remarques assassines et
qui savait se rire de moi comme personne.
Tarquin, j'étais incapable de m'engueuler avec lui.
J'étais déjà malheureuse de savoir que
j'aurais pu le blesser avec mes flèches cinglantes ! Non pas
parce qu'il était fragile mais parce qu'il était
infiniment gentil et que je savais qu'il m'aimait en vrai, pour ce que
j'étais au plus profond de moi, sans faux-semblant et sans
regrets.
Tarquin c'était un monsieur
costaud, avec un sourire à vous faire
décrocher la lune. Tarquin, je le croyais du plus profond de
mon âme quand il me disait qu'il m'aimait. Et quand,
les yeux rougis et le coeur en miette je tourne les pages des albums
photos, je sais bien que je ne m'étais pas
trompée, cet homme-là m'aimait sûrement
!

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 05/06/2005
Tarquin et Tarquine
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Commentaires
Un amour comme le votre ne sera jamais mort puisqu'il vit en toi et dans vos merveilleux enfants...
La gentillesse... élégance et politesse du coeur.
Ce post est vraiment très très touchant et il dénote une véritable humanité. Les femmes qui apprécient les hommes gentils sont rares. L'inverse est rare également. Les couples sont souvent le champ clos de longues confrontations d'egos, de tentatives de possession, de violences verbales, psychiques au quotidien masquées derrière des simagrées et des mots doux : mon lapin, poussin... Et puis de résignation. Moi, j'ai fait le pari de vivre avec une femme gentille (pas conne n'est-ce pas, gentille) et plus les ans passent et plus je l'aime. Et je ne fais que repondre à peine à ce que je reçois chaque jour. Oui vous avez été aimée, bien aimée. A la dose exacte, celle où l'amour n'est pas poison, mais enrichissement conjoint.
:") .... *soupir* :-*
Le regard de l'amour se reconnait... ... ....
Juste une tendre pensée.
Quelle belle belle belle photo. et combien de courage t'as-t-il fallu pour la regarder à nouveau...
Elle est vraiment belle cette photo.
J'aimerais pouvoir, comme vous, habiller de mots simples les sentiments les plus profonds.
C'est bouleversant, et très beau. Amical soutien Fauvette
Vous avez aimé et avez été aimée, c'est une énorme chance. Votre peine est grande et je ne crois pas qu'on puisse la partager, seulement la comprendre et vous dire de continuer à parler de Tarquin. Il y a des hauts et des bas, vous avez des enfants magnifiques, vous êtes très courageuse.Continuez
"Les morts, ce sont les coeurs qui t'aimaient autrefois." (Victor Hugo)
Pourquoi... Comment... Du bonheur pour vous tous, encore...
Je ne connais pas le commentateur (ça m'étonnerait que ce soit une femme) qui a écrit "Les femmes qui aiment les hommes gentils sont rares" mais je pense pour ma part que la première partie de sa phrase est de trop :-) ! cette assersion n'engage que moi
c'était pas ça du tout que je voulais dire au départ, mais seulement que ce billet est l'un des pus doux qu'il m'ait été donné de lire sur un blog, et l'un des plus courageux aussi. merci madame Tarquine.
je trouve les mots...beaux. J'avoue que la photo me derange... taxer moi d'etrange, d'idiote..elle me donne l'impression de violer un intime qui est au dela de tous les mots. Pardonnez donc que je m'arrête au point terminant votre prose.
A.
Petite larme à l’œil, c'est vraiment trés bien formulé!
Je ne sais quoi dire ... je vous fais un gros bisou.
Cette photo...moi j'y vois un personnage étrange et pourtant complet, moitié Elle, moitié Lui. C'est plus que de l'amour, c'est de l'osmose, rien de choquant car trop intime : c'est simplement un portrait de Tarquine. Et une préfiguration de la tribu tarquinesque.
Un blog mausolée, quelle belle et utile idée, aussi belle que la statue de pleureuse, et j'espère aussi impérissable (ni plus, ni moins, hein).
Au passage, je m'insurge juste sur un truc, apparu plusieurs fois deci-delà, mais pas forcément sous la plume de Tarquine (j'ai quasiment lu tout ce blog aujourd'hui) : dire que «la vie est une salope+ me paraît quand même un anthropomorphisme assez délirant, sans même parler du vil sexisme de la remarque (on pourrait dire aussi «la vie est un connard+, ça changerait agréablement, et ça serait plus juste, à mon avis).
La vie est un processus mystérieux, mais redoutablement efficace (adaptable, reproductible, etc), c'est tout. C'est la compréhension que nous en avons qui est une salop...oups...une vacherie, voulais-je dire.
Amicalement, Emma.