Tarquin il était timide avec les filles mais moi j'avais bien vu que je lui avais tapé dans l'œil ! On avait passé l'été fourrés ensemble à rire et à jouer comme des mômes. Et pour moi, il était dorénavant l'heure de rentrer à Paris.

Il était affreusement timide mais moi j'avais déjà lu Anna Karénine et je devinais que c'était ici et  maintenant ou s'en était fini à tout jamais. Alors, je me suis débrouillée pour l'on partage la même caravane, et puis la même nuit.

Tarquin je l'avais dans la peau. Je l'aimais plus que tout. Il m'importait peu qu'on ne se retournait pas sur lui dans la rue. Mon Tarquin c'était pas un gros dur, c'était l'homme le plus gentil du monde. gentil en vrai, du plus profond de son cœur.

Tarquin c'était un cocktail d'amour, de tendresse, de gentillesse et d'humour qui dégoupillait en un regard mes véléités de remarques assassines et qui savait se rire de moi comme personne.

Tarquin, j'étais incapable de m'engueuler avec lui. J'étais déjà malheureuse de savoir que j'aurais pu le blesser avec mes flèches cinglantes ! Non pas parce qu'il était fragile mais parce qu'il était infiniment gentil et que je savais qu'il m'aimait en vrai, pour ce que j'étais au plus profond de moi, sans faux-semblant et sans regrets.

Tarquin c'était un monsieur costaud, avec un sourire à vous faire décrocher la lune. Tarquin, je le croyais du plus profond de mon âme quand il me disait qu'il m'aimait. Et quand, les yeux rougis et le coeur en miette je tourne les pages des albums photos,  je sais bien que je ne m'étais pas trompée, cet homme-là m'aimait sûrement !

Tarquin et Tarquine - été 1991