Où l'on fête les mères.

Cette année, ils n'ont rien ramené de l'école et c'est heureux car les cadres en agglo fabriqués à Taiwan encore sous cellophane ou les mini pot-pourris senteur WC offerts par la mairie et distribués aux enfants 15 minutes avant la sortie des classes afin de les remettre le lendemain à maman transformaient le collier de nouille en somptueuse création artistique !
Ils en ont vaguement parlé qu'aujourd'hui c'était la fête des mères mais je me suis empressée de leur dire que ce n'était pas très important et je pensais qu'entre Thoiry hier et la piscine ce matin ils avaient eu le temps d'oublier.
Moi, j'y pensais cependant. Je pensais qu'il y a deux ans, j'aurais téléphoné à ma mère pour lui dire qu'il ne fallait pas qu'elle compte sur moi pour lui souhaiter une fête qu'elle abhorrait, et encore, elle était chanceuse car comme j'étais d'humeur facétieuse j'avais presque pensé à lui offrir un aspirateur où une friteuse ! Elle aurait ri aux éclats et elle m'aurait remercié d'avoir pensé à l'appeler.
Et puis on aurait tout de suite changé de sujet pour deviser de longs moments sur le référendum, pour s'esclaffer de cette campagne politique qui brille par sa médiocrité, des choix de Chirac qui, cette fois à l'échelle de l'Europe, nous a refait le coup de la dissolution, on aurait fait des pronostics, on aurait échangé nos idées...
J'étais perdue dans mes pensées quand Tarquinet me lance : « Maman, tu as regardé sur l'ordi ? ».
Je lève les yeux et je vois posé devant l'écran un cahier très particulier. Un très beau cahier que son papa lui avait acheté le dernier été, juste avant la rentrée. Quelques jours à peine avant de nous quitter pour toujours.
Tarquinet n'avait jamais rien écrit dans ce cahier. Il le gardait précieusement, c'est tout.
Aujourd'hui sur une page du beau cahier, Tarquinet a tracé des mots pas seulement pour moi, mais aussi pour papa.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 29/05/2005
Les Tarquinioles
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Commentaires
Bon alors juste plein de mots doux pour ce jour. Moi j'adore les colliers de nouille. Les cadeaux des zozos sont toujours "school made" et typiques des cadeaux franfreluches que les enfants peuvent faire et j'adore les disséminer à travers la maison et voir leurs mines réjouies. Je sais qu'objectivement ils sont moches, mais moi ils me me font fondre (je l'avoue c'est mon côté cucul pralette).
Quelle délicate attention et quel amour de petit bonhomme ! et j'aime beaucoup la façon dont tu aurais souhaité la fête des mères à la tienne. Moi, je n'ai même pas appelé la mienne. On ne se rend pas compte du bonheur que l'on a...
Ce qui est sur, c'est qu'un cadeau comme cela vaut tous les colliers de nouilles et autres pots de fleurs du monde. On voit que le garnement connait les habitudes, us et coutumes de sa maman et l'aime vraiment tres tres fort. Je fond devant une telle preuve d'amour, gardez la bien précieusement
J'ai pensé à appeler la mienne, et elle m'a parlée de ses bobos, comme elle fait toujours, mais je lui ai fait un cadeau, je lui ai dit que je voulais partir en voyage avec elle. Aller voir les pyramides, j'ai pris cet engagement, elle a fondu, j'ai entendu sa voix fondre au téléphone, j'aime toujours autant faire fondre ma maman, même si je connais tout ces manquements. Les enfants ont des secrets pour nous toucher le coeur...
Elle en a de la chance, la mère de Luciole... :-)
Un petit coup de pub pour le premier album du comptoir des cotonniers « Mères et Filles +. Du bonheur garanti par Béatrice Ardisson (Les droits sont pour l’Unicef) .
C'est une blague récurrente, chez nous, le coup de la friteuse à la fête des mères.
Et moi je trouve cette fête pleine de vices et de peu d'amour, pourtant, j'ai toujours quelque chose d'urgent à dire à maman ce jour-ci, et je lui glisse un "au fait, c'est contre mes principes, mais bonne fête maman je t'aime". On savoure, on savoure...
Le geste de Tarquinet est tout simplement... bouleversant...
'tain mais pourquoi ça me donne envie de pleurer des notes comme celles-là ?
Moi je me rejouis de voir que vos deboires de l'autre jour ne vous ont pas fait peur et que vous avez (enfin) reussi à aller à Thoiry ! Message perso aux tarquinets: elle a l'air d'être formidable votre maman !!
Chaque note de ce blog m'emeut. Chaque fois que je viens ici (tous les jours), je sais que ce sera mon moment tristesse/melancolie/emotion. Merci, Veuve Tarquine. Merci à toi et à tes Tarquinets!
Très émouvant ....
Je viens de découvrir votre blog: pertinent, frappant. Je ne fermerai pas ma fenêtre de navigateur sans me souvenir de certains posts poignants. Continuez à saupoudrer ces paillettes métalliques sur ce feu de blog.
F
Moi aussi j'y ai pensé à la fête des mères, mais je n'ai personne à appeler et encore moins à fêter... Je me dis en me consolant qu'au moins je n'ai plus à subir le manque de psychologie de mes enseignants du primaire qui me faisaient tous faire un cadeau de fete des peres à cette occasion alors meme que celui ci se foutait déjà royalement du cadeau que je lui faisais à sa fete, alors un autre l'encombrait plus qu'autre chose.
Mon non plus je n'aime pas la fête des mères, mais là, franchement, c'est une belle déclaration d'amour, et Seb, Tefal, Calor... and Co, peuvent aller se rhabiller ! Tout cet amour cela me fait, nous fait du bien, Merci.
Fauvette
Elle a deux ans et 8 mois et a aidé Papa a mettre le scotch sur l'emballage du cadeau de la fête des Mamans...un cadre avec une photo d'Elle...si belle tout comme les votres (les photos et les enfants). Les larmes me sont montées aux yeux... Moi aussi, toutes ces fêtes à gogo ne me concerne pas car nous n'attendons jamais pour nous faire des cadeaux, mais là pour le coup...émotion. Emotion, tout comme ce blog que je lie régulièrement et qui me touche à chaque fois. Par ce premier com. que j'envoie, je vous souhaite bon courage et me permet de vous dire que vos enfants sont magnifiques comme l'est leur Maman et devait l'être leur Papa... Béa.
Bah si j'avais su qu'une fête des mères me vaudrait autant de compliments ! :)
Vous savez, je suis quelqu'un de très ordinaire — je le pense vraiment — c'est ma déveine qui l'est moins et de cela je n'y suis pour rien.
Mes enfants, oui, ils sont formidables... comme tous les enfants le sont, plein de vie, de ressources et d'envie.
Et je ne suis pas une mère exceptionnelle loin de là. Simplement je n'ai plus qu'eux au monde et il faut bien que de temps en temps on fasse la nique à la mort... elle nous a tant pris.
Alors on se moque de beaucoup de choses, et surtout de nous-mêmes. C'est notre façon à nous de nous aimer comme nous sommes.
le fameux collier de nouilles..
Il était tellement anecdotique que sur quatre enfants et après 12 ans de scolarisations en maternelles, ma Maman à moi n'en avait jamais eu un seul. Quand je me suis rendue compte de cette lacune irréparable, je lui ai fait un collier de coquillettes (mais un distingué, avec tissage de coquillettes sur le devant et perles de rocailles de toutes les couleurs entre les pâtes). J'avais 15 ans ;o) Ma Môman a adoré, alors moi aussi.
(même si les coquillettes, c'est pas pratique à enfiler, au cas où l'un d'entre vous voudrait essayer)
Le seul blog que me fasse pleurer....