Au Texas, on achève bien les veaux
Le docteur Koniaris et ses collègues rappellent que l'association médicale vétérinaire américaine et 19 Etats américains dont le Texas interdisent spécifiquement l'usage de produits paralysant les muscles pour abattre des animaux afin de leur éviter les souffrances qui en résulteraient.
Or l'analyse des pratiques en vigueur aux Etats-Unis montre que ces précautions ne sont pas respectées quand il s'agit de donner la mort à des êtres humains. Les auteurs de cette publication en concluent que les conditions dans lesquelles on exécute les condamnés à mort aux Etats-Unis "ne répondent même pas aux critères requis par les vétérinaires pour tuer des animaux".
Aux Etats-Unis, les condamnés à mort sont parfois conscients au moment de l'exécution — Le Monde — Mis à jour le 15.04.05
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 16/04/2005
De bric en vrac
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Commentaires
Pffff !!!! je sais pas quoi dire ! Quel bande de sauvage ces americains ! Ca m'énerve, tiens !
Une soudaine envie de vomir m'étreint...
Voila de quoi donner envie d'etre vache!
Sans dire que "les américains" sont des sauvages, cela me remémore la loi spéciale Terri Schiavo (orthographe incertaine...) pondue par Mister Bush afin de réaffirmer le caractère sacré de la vie humaine. C'est là que l'on voit le mieux la morale à géométrie variable des néo cons (et ne parlons même pas d'avortement).
Ben voyons : les foetus et à Terri Schiavo, ils sont purs et innocents. Quant aux condamnés, ils sont méchants, coupables (noirs, aussi, dans la majorité des cas), donc voués à la damnation éternelle. Rappelez-vous les vers de la Bible cités par le tueur professionel avant chaque exécution, dans "Pulp Fiction"...
Pourquoi, on anesthésie les foetus avant d'avorter ? Et les Irakiens étaient anesthésiés aussi je suppose... J'avoue que personnellement la peine de mort, les mois et les mois de tortures psychologique à savoir que la fin de sa vie est programmée consciemment et nommément par d'autres, me semblent plus brutal que les quelques secondes de douleur physique extrême qu'ils doivent ressentir avant l'évanouissement. Ce qui me choque ce sont ces personnes qui injectent l'anasthésiant inconscients de leur incompétence, ou pire, volontairement incompétents. Et sincèrement, le sadisme n'est l'apanage ni des néo-cons ni des fondamentalistes.
« Pourquoi, on anesthésie les foetus avant d'avorter ? Et les Irakiens étaient anesthésiés aussi je suppose... + Damien, j'ai le sentiment que vous avez une rare propension à déplacer les problèmes... Et dans le cas présent à raisonner par amalgame !
J'ai quand même du mal à comprendre ce que vient faire ici vos arguments pro-life... Je ne puis que vous conseiller de vous pencher un peu plus sérieusement sur l'état du système nerveux central d'un foetus (de 12 à 14 semaines d'aménorrhée, avant il s'agit d'un embryon) avant de venir soutenir qu'un avortement est cruel au motif d'une absence d'anesthésie...
Et encore si au moins on pouvait être certain que ce sont des sadiques... au moins ils y trouveraient du plaisir, ce serait déjà ça. Je crains que ce ne soit que de besogneux tâcherons... le sadique suit la nature, le fonctionnaire suit des ordres.
Veuve Tarquine, dans le cas présent c'était juste une introduction, la suite n'est je pense, pas du ressort de l'amalgame. Ensuite, est-ce que c'est vraiment pro-life ? On tue tous les jours à tour de bras, du jeune, du moins jeune, de l'animal, du végétal, de l'humain, un foetus de plus ou de moins, on n'est plus à ça près, il aura juste une fin plus rapide que ses camarades embryons congelés dont on ne sait que faire. Est ce que je milite contre l'avortement ? Rassurez-vous, je ne le fais pas, il n'est pas de mon ressort si vous prenez cette remarque comme telle. J'aurais parlé de corrida, on aurait évité le sermon rigoriste et pédant. Mais vous vous arrêtez là-dessus, plutôt que de commenter la suite, là je ne vous comprends plus. Je m'interroge juste sur ce sursaut de révolte pour ces 15 secondes avant la mort programmée, et suis tenté de répondre "et alors ?" Ils ont leur fin douloureuse, de la main du tâcheron comme dit Alarc'h, qui n'a, selon l'étude, même pas la possibilité de se rendre compte de sa faute.
« Mais vous vous arrêtez là-dessus, plutôt que de commenter la suite, là je ne vous comprends plus. + Je ne commente pas la suite car très franchement et puisque vous vous en étonnez, pour la personne éprise de logique que je suis, cela n'a aucun lien avec mon billet...
Il y a d'une part le choix de certains états d'appliquer la peine de mort (que je combats expressément) et d'autre part la façon de donner la mort. Le premier relève d'un système légal, le second de modalités strictement pratiques.
Des états peuvent choisir légalement d'appliquer la peine de mort. Il est en revanche ahurissant pour la juriste que je suis de savoir que les normes pour tuer les animaux sont plus rigoureuses que celles pour tuer les hommes...
D'autre part et puisque vous me demandez franchement mon avis, je vous direz qu'à mes yeux, combattre la peine de mort nécessite de s'interdire toute dilution, et notamment de venir polluer le débat avec des question relative à l'avortement, la guerre en Irak ou à la corrida.
Pardonnez moi de ma franchise, mais j'ai toujours préféré la rigueur d'un raisonnement qu'à une pléthore de bons sentiments, c'est mon côté "rigoriste"
J'avoue que le sens du post, contenu dans la subtilité d'une emphase, m'avait échappé. Il ne vous aura pas échappé néanmoins, que le problème n'est pas tant la norme que les moyens de s'assurer de sa application. Et c'est ce qui a mené certains organismes et certains états à prohiber l'utilisation de relaxant musculaire pour l'euthanasie animale. J'arrête de me diluer là et dans un souci de rigueur je mets donc un terme à ma présence ici.
« Il ne vous aura pas échappé néanmoins... + J'ai surtout peur de comprendre que vous preniez la mouche de ma franchise à vous répondre quand je m'étais tu lors de mon premier message !