A quand le vrai journalisme d'investigation ?

Grâce à Melfrid, cyclo-combattant urbain, je découvre stupéfaite l'allocution radiophonique de Madame Isabelle Monrozier :
Utiliser les ondes pour diffuser les mesquines récriminations que l'on confie habituellement à sa shampouineuse me dépasse un peu mais dorénavant plus rien ne m'étonne dans le paysage audiovisuel français...
En revanche, j'aimerai assez que cette journaliste enfourche sa bicyclette un après-midi dans Paris afin de vérifier in situ le bien fondé de ses glapissements.
Elle pourrait ainsi s'apercevoir que le code de la route en général et les règles de circulation routière en particulier ont été érigées en seule considération des véhicules à moteur et que les plans de circulation parisiens sont parfaitement inadaptés aux vélos.
C'est ainsi qu'il est, en l'état, concrétement impossible d'exiger des cyclistes qu'ils respectent à la lettre les trois quarts des normes dites impératives.
Tout parisien un tant soit peu attentif a d'ailleurs constaté que les policiers qui patrouillent à vélo ne se comportent pas non plus comme cette éminente chroniqueuse semble l'exiger, ce qui démontre la minutieuse observation qui a présidé à la rédaction de sa chronique...
Pire encore, les automobilistes ne se souviennent des règles applicables aux cyclistes qu'à l'occasion d'un feu rouge allégrement franchi mais ignore superbement toutes celles dont les premiers sont censés profiter !
Isabelle Monrozier apprendra ainsi qu'un vélo n'a jamais la priorité, quand bien même il viendrait de la droite, que les pistes cyclables sont des bandes d'arrêt-minute pour automobilistes pressés, que les "sas vélo" ne servent qu'à décorer le macadam de petits vélos blancs sans que l'on puisse exiger des automobilistes qu'ils en respectent la signification.
Je rajoute que dans nombre de carrefour la meilleure façon de rester en vie est d'anticiper le feu vert et de passer avant de se retrouver coincé dans le flux automobile et que si vous avez le tort d'aller tout droit quand la voiture qui vous double tourne à droite, priez pour ne pas être enrouée : un hurlement sonore est la seule façon de conserver votre trajectoire... Que voulez-vous les automobilistes sont du genre primaire....
Et enfin, le plus drôle, je suis bien persuadée qu'Isabelle Monrozier fera la queue pendant des heures derrière d'oblongues files de bagnoles et respirant consciencieusement les émanations de leurs pots d'échappements !
Il convient d'ailleurs de souligner que la plus grande partie des automobilistes est composée de gens d'une autre trempe que celle d'Isabelle Monrozier et la plupart d'entre eux, moins bornés que cette journaliste, déportent leur véhicule dans les files afin de laisser circuler les vélos sur le côté de la chaussée.
Enfin, je puis me permettre un conseil, Madame la journaliste, plutôt que que de clamer votre appartenance au troupeau de frustrés qui enragent de voir un vélo "griller un feu", essayer donc d'imaginer ce que serait la circulation dans Paris si 10%, seulement 10 % des automobilistes prenaient leur vélo.
Je ne suis pas certaine que les 90% restants ne seraient pas gagnants !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 23/03/2005
Ma bicyclette
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Commentaires
Elle fait pas dans la dentelle votre journaliste
Lu sur internet dans un forum
J'ai un livre rare, un livre édité aux Editions Ramsay
ISBN 2 - 85956-881-6 1990 eo
Auteur : Isabelle Monrozier (journaliste à France-Inter)
titre
"Où sont les toilettes?"
présentation
"Avec autant de recul que de curiosité professionnelle, d'humour que d'ironie, I.Monrozier a interrogé psychiatres, publicitaires, fabricants de cuvette ou de papier de toilettes. Certains hosmmes politiques ou vedettes du show-bussiness ont accepté de lui faire la visite guidée de leurs "petits coins"
Une poète
Le Code de la route ne "stipule" pas, il dispose... nananèreu !
Elle oublie aussi, un peu vite, le nombre d'automobilistes qui, eux non plus, ne se privent pas de griller les feux rouges. Piéton, je m'amuse régulièrement, arrivant au droit d'un passage dit protégé, à estimer combien de véhicules me passeront sous le nez après le passage au rouge. Généralement au moins un, quelquefois deux ou plus. Zéro seulement de manière très-exceptionnelle (les fois où aucune voiture n'arrive quand je m'apprête à traverser).
Et ce que cette analyste de choc ne précise pas, c'est que quand un cycliste grille un feu, il le fait à ses risques et périls. Qu'elle y réfléchisse 2 secondes : en cas de collision voiture/vélo, qui est-ce qui gagne ? Personnellement, je grille moult feux rouges tous les jours avec mon vélo mais je le fait comme je traverse une route à pied : en regardant à droite et à gauche avant.
Il n'empèche, ce que j'adore, c'est le «moi aussi, au volant de ma voiture je ne me sens pas en sécurité quand je roule en présence de cyclistes+ Non mais franchement, elle a peur de quoi ? Qu'on lui raye la belle peinture de son 4*4 (pour dire des anneries pareilles, elle a au moins un 4*4, simple supposition) avec notre tête ? Rassurez-vous mme Monrozier, au rang de l'évaluation des priorités vitales, les cyclistes placent leur intégrité physique devant celle de votre peinture, vous ne risquez donc pas grand chose.
Ceci dit, les policiers en voiture non plus ne respectent pas toujours le code de la route ;-)
Les 2 roues contre les 4 roues : un sujet récurrent ;-) qui déchaîne les passions.
Tout se passerait quand même bien mieux si tous les conducteurs de 2 ou 4 roues respectaient le code de la route.
Ce n'est pas parce qu'il y a des automobilistes qui grillent les feux rouge, les stops, que nous devons le faire en 2 roues.
Isabelle Monrozier a lhabitude du second degré. Sachronique ne m'étonne donc pas.
Alors aller parler d'un 4x4 qu'elle a ou pas ...
« Les 2 roues contre les 4 roues : un sujet récurrent ;-) + Il ne s'agit pas exactement de cela. Les vélos n'on en réalité pas grand chose à voir avec les motos ou cyclomoteurs, ils n'ont absolument pas les mêmes contraintes et se comportent complétement différement sur la chaussée.
S'agissant des règles de la circulation routière, la distinction est importante.
Il est d'ailleurs patent que les conducteurs de motos avec lesquels je papote souvent au feu rouge, sont presque tous persuadés qu'il est suicidaire de rouler en vélo dans Paris !
Il est exact en revanche de noter que ces deux catégories connaissent la difficulté de partager la chaussée avec ces fameuses voitures, et indéniable que les motards sont les personnes les plus agréables qu'il m'est donné de croiser sur la chaussée !
J'aimerais beaucoup ne croiser qu'eux sur la chaussée :)
et puis on ne parle pas des cyclistes qui passent parfois si près des voitures qu'ils pourraient rayer malencontreusement la peinture des jolies voitures... Pff vraiment les cyclistes, il faudrait leur interdire la route !!! et laisser les zautomobilistes tous seuls dans les embouteillages à s'accrocher les pare-chocs et les ailes...
Y'a une procédure pour faire retirer leur carte de presse (et les avantages fiscaux inhérants) à ce genre d'individu? Parce qualifier cette personne de journaliste c'est comme qualifier de prix Nobel le prix de la Banque de Suède en sciences économiques, une imposture intellectuelle.
Oui je fais souvent la confusion dans les deux roues entre vélo et moto.
Et les contraintes sont en effet différentes.
Je me répète encore une fois, mais soyez prudente sur votre bicyclette ;-)
Heuh, excusez-moi messieurs mesdames, moi je me suis faite écraser en bas de chez moi par un gentil monsieur de 85 kg à vélo qui prenait la rue de Javel en sens interdit pour éviter les dangereux carrefours de la rue de la Convention. J'ai eu le plateau tibial fracturé bien net, crac.
Il était sur la chaussée ou le trottoir?
Veuve Tarquine
Par contre je n'aime pas les voitures qui ne respecte pas le 50 km/h en ville qui vous collent pendant des heures vous doublent enfin pour piler devant un feu rouge tout en vous faisant une queue de poisson. Les gens qui se garent sur la voie reservée à l'autobus...
« un gentil monsieur de 85 kg à vélo qui prenait la rue de Javel en sens interdit pour éviter les dangereux carrefours de la rue de la Convention. + Je n'ai jamais prétendu que les vélos avaient le droit de faire n'importe quoi et surtout pas d'écraser les piétons ! Bien au contraire, j'avais même écrit un billet sur ces tristes individus que je nomme les peureux insolents...
"Y'a une procédure pour faire retirer leur carte de presse (et les avantages fiscaux inhérants) à ce genre d'individu? " ha, il font rêver ces avantages fiscaux... Pas la peine de fantasmer outre mesure, ils ne sont pas si important que ça sauf dans la tête de ceux qui en rêve. Et comme la majorité des journaliste ne paie pas d'impot du fait de leurs faibles revenus... (le salaire moyen d'un journaliste en France est inférieure au Smic, pour les quelques très très hauts salaires, il y en a aussi pléthore de très très bas).
Bon, la lapidation a bien commencé (je ne parle pas du billet de Tarquine mais de certains commentaires). Il ne doit plus en rester que de la bouillie de la journaliste. Le second degré, il y a quelqu'un qui connaît par ici ?
Il y a des professions comme ça qui excitent les hordes : fonctionnaires, journalistes...
... avocats...
Ca m'ennuie beaucoup d'intervenir pour la première fois sur ce blog en critiquant le propos de son auteur parce que je l'admire profondément. Je lui demande donc de m'excuser par avance si je la froisse. Critiquer les vélos est d'une totale incorrection politique. Utilisant quotidiennement ma voiture pour aller travailler (là vous allez me dire que je n'ai qu'à prendre les transports en commun ou le vélo - j'aimerais bien...), je comprends la réaction d'Isabelle Monrozier. Je ne vois pas bien pourquoi un automobiliste ne pourrait pas critiquer le comportement abusif de certains cyclistes dont on se demande parfois s'ils ne sont pas suicidaires. Je ne me sens pas non plus en sécurité lorsque je roule au milieu de cyclistes : non pas que j'ai peur pour ma carosserie mais j'ai tout simplement peur d'en faucher un. En fait, je ne me sens jamais en sécurité en voiture, qu'il y ait des cyclistes ou non. Et c'est parfaitement normal. Les automobilistes sûrs d'eux sont dangereux. Ne pas être conscient qu'un accident est possible à chaque fois que vous prenez le volant est potentiellemnt criminel. Il faut penser, à chaque instant, qu'un enfant peut surgir d'entre deux voiture garées le long du trottoir, etc. Idem pour les vélos. Et l'idée de faire passer un examen pour vérifier que les cyclistes connaissent le code n'est pas une idée absurde (pour ceux qui n'ont pas le permis bien sûr. D'ailleurs, j'aimerais rappeler à ceux qui ont le permis B qu'il peut être suspendu s'ils commettent une infraction à vélo comme, par exemple, griller un feu...). Au dire de Veuve Tarquine, griller un feu rouge à vélo est une quasi obligation si l'on veut survivre dans la jungle urbaine. Si c'est le cas, ce n'est pas sur les automobilistes qu'il faut taper mais sur les élus locaux qui n'aménagent pas correctement les voies de circulation et les carrefours. Aux Pays-Bas, où j'ai vécu un an, non seulement il y a très peu de conflits possibles sur la route entre vélos et automobiles, mais la signalisation est infiniment mieux conçue qu'en France. Un exemple : en ville, il n'y a jamais à se poser la question de la priorité à droite ; il y a toujours des panneaux qui indiquent qui a la priorité (et les gens la respectent...). Je voudrais terminer en disant que l'agressivité n'est pas l'apanage des automobilistes. Je me suis plusieurs fois fait insulter par des cyclistes auxquels je faisais remarquer la dangerosité de leur conduite (en particulier lorsqu'ils prennent des sens interdits ou lorsqu'ils roulent sur les trottoirs). Ils y a des abrutis partout : au volant, à moto, à vélo et même à pied.
Le second degrè est l'excuse facile. Il permet souvent de justifier des propos limites, des femmes à poil dans la pub, et autres choses absolument inacceptables.
Mais pour user du second degrè il faut un certain talent.
Quant aux avantages fiscaux, ils ne me font pas réver. Je les maintiens volontiers aux journalistes d'investigation. Mais je trouve scandaleux qu'on puisse se déclarer journaliste (et en bénéficier) quand on vend des voitures ou qu'on fait ce genre de travail.
Oui, avocats Guignolito. Je le disais moi-même sur un autre post de Tarquine. Et cette vindicte n'a souvent d'égal que la méconnaissance profonde d'une profession... Et cette agressivité m'étonne toujours.
Qui a entendu réellement avec ses oreilles la chronique d'Isabelle Monrozier ? Juste pour savoir...
Pour celles et ceux qui le souhaitent, Isabelle Monrozier officie sur France Inter peu avant 7h00 tous les matins du lundi au vendredi.
Elle termine avec une note d'humour le 5-7, juste avant le très sérieux 7-9 de Stéphane Paoli.
Celles et ceux qui écouteront, comprendront la façon qu'elle a d'écrire ses chroniques.
J'ai tendance à être d'accord avec Racontars :-)
Le billet de Melfrid pointe sur le fichier real de la chronique.
En ce qui me concerne, je ne vois pas où est le second degré et je trouve que si on veut épingler les cyclistes il y a autre chose à dire que ce genre de récriminations stériles.
Notamment, la majeure des automobilistes ont de toute façon peur des cyclistes, ils leur paraissent fragiles et cela les effraie.
C'est particulièrement sensible quand il s'agit de vous doubler (souvent j'indique d'un signe de tête que "cela passe"). Sur les places vous avez aussi ceux qui considèrent qu'être là est déjà être suicidaire. Vous avez encore ceux qui vous accusent de prendre toute la place parce qu'en réalité ils sont incapable d'apprécier les distances et que plutôt de patienter ou de vous éviter, il vous reproche d'être là et de les gêner.
Cela procède du même mécanisme, les vélos font peur aux voitures qui circulent légitimement sur la chaussée alors que les vélos non... : eux ils se mettent en danger...
C'est exactement ce que fait Isabelle Monrozier dans sa chronique... ni plus, ni moins...
Je ne défends pas inconditionnellement les cyclistes et j'avoue même que j'enrage souvent quand ils font à peu près tout ce qu'il faut pour se faire écraser.
Mais elle n'envisage pas ça, elle ne parle que des feux rouges et des vélos qui se faufilent entre les voitures...
On peut griller un feu rouge sans se mettre en danger, bien au contraire, personnellement cela m'arrive souvent comme tout cycliste urbain (et avant de hurler merci de m'indiquer si vous l'habitude de faire du vélo dans Paris intra muros).
Par ailleurs, on se faufile nécessairement entre les voitures quand on fait du vélo dans Paris... Si on ne le fait pas c'est que l'on ne fait pas de vélo, les voitures sont partout dans Paris et les vélos n'y sont pas pour grand chose...
Elle aurait pu soulever le problème de l'éclairage des cyclistes et de ceux qui terrorisent les piétons sur les trottoirs, j'aurais alors certainement abondé dans son sens.
Mais dans le cadre de la journée de la courtoisie au volant, venir faire ses petites récriminations de conductrice bien à l'abri dans ses certitudes et son véhicule, non moi je ne vois pas où est le second degré...
Je prends seulement connaissance de votre commentaire, Pipo, mea culpa.
Je pense que mon précédent commentaire répond d'ores et déjà à certaines de vos croyances et notamment celle, singulièrement hâtive, qu'il ne faudrait pas critiquer les cyclistes...
Pour le retrait de point, il faut savoir quand même que l'on ne peut pas retirer de point pour une infraction commise par un cycliste sans une décision spécialement motivée (en gros, il est interdit de le faire de façon automatique), c'est donc très rare.
Personnellement, je trouve que la grande majorité des automobilistes sont sympas avec les cyclistes, simplement, ils vivent dans leur bulle et conduisent sans faire attention à autrui... Ils peuvent s'arrêter sur une piste cyclable parce qu'ils en ont pour 5 minutes, «vous comprenez et il n'y a pas de place ailleurs et je dois aller chercher mes enfants à l'école et je ne peux pas être en retard"+ mais font vous faire la morale parce que vous grillez un feu de régulation sans carrefour ni piétons.
Or, pour ceux qui l'ignorent, un cycliste a beaucoup plus de chance de se faire renverser en faisant une incursion dans le flux de la circulation par une manoeuvre d'évitement qu'en brûlant un feu rouge...
Ils mesurent le code de la route à l'aune de leur propre avantage mais sont incapables de "penser" aux autres...
Si tous les conducteurs prenaient leur vélo en ville de temps en temps, je suis persuadée que les choses seraient différentes.
[J'ai également une voiture dans laquelle je trimballe ma marmaille, je ne porte donc pas que la seule casquette de la cycliste]
Contrairement à une légende urbaine tenace, les pertes de points ne s'appliquent qu'aux infractions commises en conduisant un véhicule motorisé. Même si la loi ne le dit pas expressément, cela a été confirmé par une réponse ministérielle.
Une solution contraire aboutirait à sanctionner le cycliste en lui retirant son permis... et en l'obligeant ainsi à circuler à vélo. Peu efficace selon la logique du texte qui vise à mettre hors de la route de trop mauvais conducteurs.
Enfin et surtout, le juge n'a AUCUN pouvoir en matière de points de permis : il ne peut décider d'en retirer ou d'exclure cette sanction. C'est une sanction purement administrative (qui relève d'ailleurs des juridictions de cet ordre).
Pour les propos sur la petite reine, j'adhère jusqu'à la moindre virgule. J'ai autant de hargne pour les voitures qui me coupent la route pour tourner à droite que pour les ninjas nocturnes ( http://bricablog.net/index.php/2004/10/01/226-cycliste-en-travers-et-travers-de-cycliste#c1395 ) qui, par leur comportement, finiront par attirer sur nous l'oeil régulateur de l'Etat qui transforme tout citoyen en mouvement en grand pourvoyeur de recettes fiscales extraordinaires payables par timbre amende.
Maître Eolas :mais y-a-t-il donc un domaine en droit que vous ne connaissez pas ? Je suis toujours subjuguée par les réponses très précises juridiques que vous apportez à certains billets quelque soit le thème abordé (bon, ceci est la dernière fois que je fais un compliment, vous avez déjà eu le pyjama). Vélo/voiture : pas facile. J'adore le vélo, mais en ville, j'avoue j'ai la trouille et encore plus avec les enfants. Et tout comme pipo, lorsque je conduis, j'ai toujours peur aussi de ne pas être suffisamment attentive et de blesser quelqu'un (un enfant qui déboule, un cycliste que je n'aurais pas vu).
Je dois dire que je vous admire de rouler à Paris en bicyclette. Quand j'étais parisien je roulais en moto, assez grosse, et je sais que jamais je ne me serais risqué dans la rue en vélo ! Pas ou peu de capacité de freinage, aucune reprise.
En moto on a la ressource de "dégager" d'un coup de poigné de gaz, pas en vélo. Ça m'a plus d'une fois sauvé la vie (et une fois envoyé à l'hôpital certes).
Les vélos n'ont pas en pratique droit de "cité" (au sens propre) simplement je pense du fait de la trop grande disparité entre les accélérations et les vitesses atteintes entre les vélos et les véhicules à moteur.
Il faudrait que réellement des intinéraires et des voies leurs soient réservées, isolées des motos et autos, et que bien sûr tout le monde respecte ça. Autant dire que cette scène idyllique (message subliminale pour Tarquine) n'est pas en France....
Alarc'h : Vous faites l'erreur de raisonnement de beaucoup de motorisés. Vous raisonnez par analogie.
Le vélo est un mode de transport différent, qui se pratique différemment.
D'abord, on circule à droite, hors du flux de la circulation (et souvent dans desvoies de bus peu fréquentées).
La capacité de freinage dépend essentiellement de l'état d'entretien des freins (on pourrait reparler de l'état d'entretien de certains vélos de la capitale) : la plupart du temps, leur vitesse est modérée et permet un arrêt total sur deux mètres (ce qui est suffisant toutefois pour faucher un piéton). L'absence de reprise est certaine : mais en trois ans de pratique intensive, je n'ai jamais eu besoin d'une reprise brutale pour éviter un danger.
Un cycliste qui conduirait son vélo comme une moto, en slalomant entre plusieurs files de circulation, et doublant par la gauche des voitures en mouvement, finirait probablement la journée à l'hôpital. Mais voilà : la vitesse modérée des bicyclettes, leur faible encombrement et le code de la route fait que les vélos circulent à la droite de la chaussée, ne doublent pas les voitures qui sont censées les dépasser en leur laissant au moins un mètre de marge (ce qui est respecté par la plupart des automobilistes).
Brisons cette idée reçue : un cyciste à Paris n'est pas un mort en sursis ! La bicyclette est le mode de transport le plus sûr après les transports en commun (où les rares morts ne sont pas accidentels). Il y a plus de morts parmi les piétons et les automobilistes (souvent d'ailleurs quand le deuxième rencontre le premier).
Les dangers rencontrés par les cyclistes sont, par ordre décroissant : les voitures qui tournent à droite en coupant la route des vélos (grande spécialité de la rue de Rivoli quand elle rencontre la rue de Castglione), les piétons qui traversent sans regarder les voies cyclables, les portières des voitures qu'on ouvre sans regarder. En trois ans, je n'ai eu qu'un accident léger (une roue voilée), je ne suis jamais tombé de vélo, mon casque ne sert qu'à y fixer un rétroviseur.
Essayez vous même, vous verrez. On y prend goût.
« mon casque ne sert qu'à y fixer un rétroviseur + Ce rétroviseur là déclenche, à mon corps défendant, une poussée aiguë de jalousie perçante !
Si je ne peux que confirmer qu'un casque sert plutôt rarement en vélo, je précise quand même avoir vu passer entre mes mains des dossiers de cyclistes atteints de séquelles gravissismes de traumatisme crânien qu'un casque aurait suffit à éviter.
Donc : mettez un casque !:)
eloas, le rétro-fixé-sur-casque, est-ce un bricolage maison, où ce splendide attelage existe-t-il dans le commerce ?
Je l'ai trouvé en Espagne, au rayon vélo d'un Corte Ingles. Je ne sais pas si on en trouve en France.
J'y ai de même trouvé une lumière avant à iodes clignotantes (200 heures d'autonomie, contre 5 pour une hallogène), et un baudrier réfléchissant très bien fait, bien mieux qu'un gilet. Honte aux grands magasins de sport en France !
J'avais la chance de circuler à Paris en scooter orange fluo, donc vu de loin par nombre de personnes, autant les 2 roues que les 4, et j'ai surtout remarqué UNE chose : il n'y a rien de pire que les conducteurs du dimanche, quelque soit le vehicule :
- le cycliste qui prend son vélo parce que c'est greve et que ca fait "branché" de dire merde à la RATP en prenant 1 fois son vélo pour aller bosser
- le 94 qui sort de sa cambrousse pour monter à Paris voir une expo quelconque et qui d'habitude y va via SNCF/RATP pour le boulot
- le motard sur sa "grosse" Varadero 125 (oui je suis jaloux et alors ?) qui a le droit de conduire ce type d'engin parce que évidement la maitrise de sa Clio ou Yaris 4 roues lui donne la possibilité de le faire, c'est sur le permis pourquoi s'en priver...
Et à cela d'ajouter que les cyclistes ont droit au couloir de bus et pas les motos, il existe un étude qui a montré que les accidents de 2 roues ont diminués à Paris quand les couloirs de bus ont été généralisés puis sont revenus quasi à leur état antérieur quand une fois qu'un malheureux conseiller du maire s'est fait renverser par une moto sur une voie de bus il a été demandé à la police de sévire en masse via des prunes données aux 2 roues motorisées y circulant.
Enfin : je suis CONTRE le grillage de feu, mais comprend le coup de l'anticipation car effectivement cela permet de survivre à Paris en 2 roues...
Eolas : Je suis obigé de décliner votre invitation, non pas tant que je craigne de prendre goût au vélo, mais parce que j'ai, et depuis plus de quinze ans, perdu le goût de la vie parisienne. Je n'y reviendrai pour rien au monde (enfin rien de volontaire c'est certain). Et ma campagne est un peu trop escarpée pour y faire, à mon âge, de la bicyclette.
Mais je ne demande qu'à vous croire quant à l'intérêt du vélocipède urbain.
Eolas> je connaissais pas les phares iodés? moi j'ai que des diodes... ;-)
"et respirant consciencieusement les émanations de leurs pots d'échappements !"
Petite remarque: les habitacles de voitures contiennent plus d'émanations qu'à l'extérieur des voitures dans le trafic. Mais comme un cycliste respire plus que le conducteur, il s'en prend à peu près autant dans le nasal. Les mieux lotis sont donc les piétons qui ne marchent pas trop vite! Je voulais juste souligner en passant que c'est une idée reçue qu'il est plus mauvais pour le système respiratoire de pédaler que de conduire un véhicule fermé.
Et oui, je grille les feux rouges quand je tourne à droite, quand ça me permet de changer de présélection sans qu'il y ait de voitures, quand il s'agit d'un passage piéton sans piéton, quand il s'agit d'un carrefour et que le feu piéton est "vert pour moi"...
Il m'arrive aussi de passer sur le trottoir quand je veux remonter une colonne de voitures qui n'ont pas laissé un espace suffisant pour passer... à condition que le trottoir soit désert ou presque.
Je ne prétends pas que tous les cyclistes sont prudents, mais ils sont conscients de leur vulnérabilité, ce qui les rend prudents.
« il s'en prend à peu près autant dans le nasal +. Ce n'est pas moi qui vous dirais le contraire, au moins s'agissant matières polluantes.
En revanche, et j'imagine que si vous êtes cyclistes vous le savez tout autant que moi, stationner directement derrière le pot d'échappement des véhicules motorisés est proprement irrespirable...
C'est bien mieux dit que par moi, mais au moins on est d'accord.
Oui, je vis en plus dans une ville très en pente. Arriver en haut d'une montée, les pulsations à 150 et la respiration allant à peu près aussi vite que le coeur et la une vieux machin puant démarre en pétaradant... La nausée monte souvent. Mais je m'en accomode mieux que des monstres rutilants.
Avez-vous déjà lu "L'homme qui tuait des voitures"? Mes pulsions (alors que les pulsations montent) rejoignent souvent celles du narrateur. Très bon exutoire.
J'ai des milliers, probablement même des dizaines de milliers de kilomètres à vélo dans Paris dans les jambes... et encore bien plus ailleurs. Et je ne suis en rien automobiliste ou du côté des automobilistes, n'ayant même pas le permis... Et franchement, je vômis ce genre de billet et l'immense majorité de ses commentaires. D'abord, certes, pour la journaleuse, stupide, qui compare le zig-zag, totalement justifié et le plus souvent parfaitement sans danger sur une place embouteillée par exemple, et le grillage de feux rouge, que je réprouve totalement, et que je juge très dangereux et stupide. Car contrairement à ce qui se dit ici, au feu, pour éviter de se faire cartonner quand on va tout droit par une caisse qui tourne à droite, on démarre en APPUYANT, pas comme un VEAU. Et là, la bagnole qui voit qu'on fait des efforts et qui peut être sûre de ne pas passer avant même en mettant un coup de gaz n'essaye simplement pas de le mettre. Maintes fois vérifié. Le vélo "bucolique" n'a rien à faire dans Paris. Il excède les automobiliste et nous met tous en danger, et SEMBLE justifier, mais ne justifie en rien pour qui sait de quoi il parle les excès et violations du code de la route que se permettent les cyclistes au quotidien. Pour ceux qui ont osé... comparer un cycliste à un piéton est stupide. Une rue fait peut-être dix mètres de large en moyenne. Un piéton est infiniment plus rapide au dix mètre départ arrêté qu'un vélo, plus mobile, et il a de plus la possibilité de plonger en dernier recours. Faire à vélo ce que fait un piéton, c'est du suicide. Un vélo n'est plus rapide qu'une fois lancé. Au sujet du casque, un avis personnel très critiquable... Je n'en porte pas car casqué, j'ai grand mal à situer les voitures qui se trouvent derrière moi à l'oreille (que les casques ne couvrent pas les oreilles n'y change rien, le simple changement des flux d'air suffit), ce qui m'oblige à me retourner beaucoup... ce qu'évidemment je trouve dangereux. Ceux qui n'ont pas l'habitude de rouler tête nue feraient bien de s'habituer au port du casque quand même. Moi, c'est "plutôt mourir que mourir"... Enfin, sur les automobilistes... Ils se comportaient bien mieux il y a dix ou douze ans, quand il n'y avait pas ou presque pas de pistes cyclables. Enfin... Moins mal, disons... Maintenant, ils croient vraiment que la route leur est réservée. Sachant que bien sûr les piétons croient souvent que les pistes cyclables sont pour eux, voire eux et leurs gosses, et leur chien, parfois sous prétexte qu'ils habitent à côté... Si ça ne tenait qu'à moi on virerait toutes ces merdes et on reviendrait sur la vraie chaussée, ce que je fais aussi souvent que je peux, évitant les rues à pistes cyclables si je le peux. Bien, tout ceci étant dit, vous l'aurez compris, je n'apprécie guère l'automobiliste parisien moyen, je hais particulièrement le conducteur de 4x4 immatriculé sur Paris (ça je tenais à le rajouter), et je méprise très franchement l'immense majorité de mes pairs cyclistes pour leur comportement qui ne mérite guère mieux, et provoque souvent une haine ou un mépris JUSTIFI+S de la part des bagnolards. Ce n'est pas en demandant tout et n'importe quoi mais en ne faisant rien pour le mériter, et en particulier en ne respectant pas les règles élémentaires (le code de la route, et le savoir-vivre en roulant à des vitesses raisonnablement élevées, même si ça tire sur les jambons) qu'on peut se rendre populaire, ou même se faire respecter. J'ai vraiment l'impression d'être le seul cycliste de cette foutue ville à être un peu conscient de ses actes. Désolé pour ceux qui ont le sentiment probablement justifié que je les prends de haut, mais franchement là le sujet a vraiment le don de m'énerver (oui, j'assume, je prends de haut, et non je ne m'excuserai pas). Et désolé de relancer un billet aussi ancien, on m'avait pas prévenu.
Tiens, dans la distribution il nous manquait le vieux roulard qui a tout vu, a tout fait, a survécu et qui raconte sa guerre à lui !
Bah voilà la place est prise !
« Virons les pistes cyclables : le vélo dans Paris, c'est pas pour la bleuzaille ! +
C'est curieux comme les discours élitistes de tout poil m'ennuient...
Au vu de la différence de comportement des automobilistes que j'ai pu constater, j'estime que nous étions moins en danger il y a dix ans. C'est aussi simple que ça. De l'élitisme ? La bonne blague ! Non non, c'est juste que je préfère voir les gens vivants que morts. Les vivants sont-ils une élite ? L'expérience est-elle du snobisme ? Les automobilistes habitués à nous croiser il y a dix ans se comportaient mieux que ceux habitués à nous voir mis sur le côté, "poussés" loin de "leur" chaussée. Quant au reste de mon argumentaire, je constate qu'il est resté lettre morte. Maintenant je sais pourquoi je n'aime pas mes pairs. Un guidon entre les mains semble diviser par dix l'intelligence d'à peu près tout le monde. Essayez de comprendre les automobilistes avant de les critiquer.
Monsieur le donneur de leçon, il se trouve que je suis également automobiliste, raison pour laquelle votre prose dictatoriale m'amuse tant.
Gardez donc la conviction de votre propre intelligence puisque clamer celle-ci au monde entier est visiblement la seule raison de vos commentaires.
Quant à moi je continuerai à souhaiter ardemment que le nombre de cyclistes, à Paris ou ailleurs, soit le plus grand possible...
"Prose dictatoriale", et aucun contre-argument, c'est bien la meilleure celle-là... J'abandonne, bon vent...
bonjour, j'ai entendu cette chronique en buvant mon café avant d'aller bosser ... à vélo. Je m'en souviens très bien. J'ai pensé que cette crétine n'était certainement jamais montée sur un vélo pour faire la même chose, bien que sa chronique idiote ne doive pas beaucoup la faire transpirer... Je regrette simplement de ne pas avoir réagi sur le moment pour lui reprocher sa bêtise... Je viens donc juste partager mon indignation. @+ alexis
merci pour ce petit mot subversif... et ce blog très symptahique... moi aussi avec mon motobécane (un vélo magnifique!), je parcours paris, grille les feux, apprend à survivre avec les voitures et leurs gaz qui puent... mon projet: fabriquer des autocollants méchants et collants à mettre sur les pare-brises des voitures qui se garent sur les pistes cyclables!!!! un vrai danger!
a plus!! en vélo!
Bon nous sommes à peu près d'accord, il est de certains automobilistes et cyclistes des casse-cou inconscients et/ou dangeruex pour eux-mêmes et parfois les autres. Rue à contre-sens , refus des feu rouge. Bon si certains choisissent la roulette russe.
N'empéche, personne ne relève que nombre de piétons commettent de grosses bêtises : forcer le passage en mettant en avant la poussette (avec enfant glups!!) trvaerser en crabe sans regarder dans la piste cyclable et nous tenir rigueur de jsutemment être nous - cycliste - dans la piste cyclable. Autre mystère : pourquoi les automobilitses collés derrière un vélo, s'evertuent à doubler, se rabattre en queue de poisson puis tourner aussitôt à droite quand il suffisait de rester derrière le vélo et tourner à droite le moment venu ?
Bien des mystères demeurent, parfois l'urbanité des uns et des autres transparaît. Rare moment de bonheur. A quand des caméras cachée pour rafraichir les films utilisés dans les auto-écoles?
cela fait en une semaine 2 fois qu'un cycliste grille le feu rouge, m'évite à 20cms près! et le 3ème pour ceux qui se vante de griller les feux c'est lequel d'entre eux? Celui-ci ne rayera pas une peinture mais invalidera une personne physique!
Une seule solution: obliger ces inconscients qui s'autorisent à jouer avec la vie des piètons a avoir une plaque d'immatriculation comme les motos!!!
Mirettes en colère! comment faire prendre conscience auprès des utilisateurs et des pouvoirs publiques de ce danger qui prend de l'ampleur ? à quand une amende, confiscation du véhicule comme pour les motorisés ?
je constate que mademe Montrosier est une récidiviste puisqu'il y a quelques jours, dans se rubrique "Allo c'estvous? c'est moi" sur france inter à 6h24 elle reparlait des cyclistes qui grillent les feux. Je me suis permis de lui répondre en lui signifiant que ce n'était pas en montant les automobilistes contre les cyclistes qu'on amliorera les transports dans les villes. Et que si on voulait plus de "mode doux" en ville il ne fallait pas trop fustiger les vélos etc etc. Elle m'a fait une réponse (je l'en remercie) assez) directe, me dsiant de réflechir avant d'envoyer des mel... J'étais assez surpris de cette réponse et commençais à douter du bien fondé de mon intervention, mais quand je lis votre discussion ci dessus je suis rassuré.
Aujourd'hui, journée de la courtoisie en voiture, dicton : Pour retrouver le sourire dans mon auto, il faut virer Baupin et Contenceau. Blague mise à part, la vie des Parisiens est Pourries par deux dictateurs idéologistes qui n'ont que de vert, la couleur des barrières qu'ils font dresser dans 95 % de la capitale. Par pitié, qu'on leur retire leur pelle et leur rateau et qu'on les foute dehors, accompagné du petit Bertrand qui n'a de démocrate que la parole. Pour cohabiter entre cyclistes et automobilistes, la seule solution : Réaprendre tout simplement à vivre.
Oui, et qu'on remette encore plus de voitures dans Paris. Réouverture des axes rouges, percement de nouvelles pénétrantes pour favoriser la circulations des voitures et 4x4 indispensables pour survivre à l'agression des piétons, bus, vélos et autres deux roues qui nous volent notre bitume vital !
T'es énervé François ?
Moi ? O:-) (sourire angélique ...)