Un salon aux environs de la Gare Saint Lazare

Le numéro est le 41.
Il date de 1900

On y parle beaucoup de salons :

Suivez-moi dans l'une des rues que je viens de citer et pénétrez avec moi dans le salon sevère d'une de ces demeures qui ne le sont guère.

Ici, pas de clinquant. L'or éteint des lambris ajoute au cachet de l'hôtel ! L'antiquité des meubles et des sièges est réelle. Des toiles de maîtres décorent les murailles; des bronzes qui ne sont pas en toc sont habilement mis en lumière et de véritables marbres éclairent de leurs nudité pâles la pénombre des encoignures, cependant que les bibelots précieux s'étagent en des vitrines.

On sent qu'une main artiste a présidé à cette installation dans laquelle les blancheurs laiteuses de la laque ne sauraient être soupçonnées d'être du ripolin

Si impatients que vous soyez, vous aurez juste le temps de vous intéresser aux choses qui vous entourent; car bientôt la porte s'ouvre, donnant passage à une visiteuse dont la flavescence est réhaussé par le bon modiste et dont le corps de poupée est habillé chez le bon faiseur.