Où l'on parle d'amour

Il est toujours tendre avec lui. Quand ils regardent la
télé ensemble, il lui caresse machinalement les
cheveux. Il n'aime pas les bisous sauf ceux de Tarquinou. Il le
câline, lui parle en découpant ses mots sur une
voix fluette pour s'assurer qu'il le comprenne bien.
Il est toujours le premier à vouloir m'aider en lui donnant
la main, voire le prendre dans ses bras et le porter contre lui.
Je sais qu'à la mort de son père d'aucuns lui ont
dit qu'il était l'aîné et que
maintenant il devait s'occuper de ses frère et soeur. Mais
j'ai tout de suite démenti ces horreurs !
« Non mon Chaton ! Ta vie à toi c'est
une vie d'enfant, pas une vie de grand,
tu n'as à te soucier ni de moi, ni de ta petite soeur ou de
ton petit frère !»
Souvent encore, lorsqu'il veut absolument s'occuper de son
frère, je lui répète qu'il n'y est pas
obligé, qu'il a sa vie à lui, celle d'un petit
garçon de 8 ans et que je préfère
qu'il aille jouer.
Mais non, il n'y a rien à faire. Il l'installe
près de lui, le fait monter dans son lit
superposé, ils se cachent ensemble au fond d'un duvet et ils
s'endorment l'un contre l'autre.
Et c'est ainsi que j'ai beau tout faire pour que Tarquinet ne s'imagine
pas porter sur ses épaules un pseudo rôle de
père, je m'aperçois que l'attachement qu'ils ont
l'un pour l'autre procède moins de cela que d'une
réelle complicité entre eux.
Tarquinet aime Tarquinou qui aime Tarquinet...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 01/02/2005
Les Tarquinioles
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
Superbe...L'intensité de ce texte me mouille les yeux...je répète, Superbe!
La fraternité... le lien qui peut peut-être sauver notre monde...
C'est beau quand la vie nous rappelle que l'amour prend de multiples formes.
Est-ce de l'"obligation" d'aine inconsciente ou un desir de protection mutuel, fraternite ne rime pas (toujours) avec rivalite, il faut un profond respect de l'autre pour reagir ainsi. Dans tout cet amour, il y a une douce magie. Mes enfants s'adorent, je pense que c'est une force qui les portera longtemps.
D'une réelle complicité et d'un réel et puissant amour, c'est certain.
Et c'est très beau ainsi. Très beau.
Brrrr ! Frissons dans le dos tellement c'est beau! Euh il reste une petite place au fond du duvet ??? :))
Et c'est un très joli clin d'oeil tout ça :)
Bisous à eux alors :)
Eh ben! Moi, quand Albin est près de Nathan, on ne voit aucun bisou.
Ca génère le plus souvent une tornade (un coup de sabre laser dans le papa qui affalé sur le canapé, et une riposte à l'épée moyen-âgeuse achetée à Carcassone).
Puis, ça dégénère en pleurs (équitablement répartis, Nathan est un dur, alors c'est pas seulement d'être écrabouillé par son grand frère qui peut le faire craquer).
Après, y'a au moins un câlin (mais pas entre les frères) quand les parents ne sont pas trop excédés (à cause de la fatigue de la journée de travail, par exemple).
Bonsoir Tarquine, et surtout un grand merci pour ce blog que je découvre... Entre frissons et sourires, je crois que tu peux être fière de cette Tarquin'Family que tu mènes dans ta Tarquin'Barque... Je reviendrais, c'est promis !