Une pincée de pensées !
J'avais envie d'écrire un long billet pour
dénoncer ma peur du narcissisme. Cet insidieux poison qui
menace tout blogueur digne de ce nom et où, soudain,
certains sombrent sans aucune discrétion, s'offrant
à leurs lecteurs en pâmoison.
J'avais envie d'écrire un long billet pour
décrire combien j'aime déambuler dans Paris avec
mes Tarquinets, cavaler sur les Champs Elysées comme des
vrais touristes et puis les faire frissonner dans les cachots de la Conciergerie.
J'avais envie d'écrire un long billet sur mon chat Tarquari qui
réchauffe mon lit et apaise mes chagrins sans
contrepartie mais que je vois vieillir un peu plus chaque jour et dont
je crains la prochaine disparition.
J'avais envie de vous décrire la profondeur des silences
d'un appartement où tout soudain les cris d'enfants
s'apaisent et où l'on n'entend plus que les pages du livre
que Tarquinet tourne sous sa couette en priant pour que je ne le
surprenne.
Et puis j'ai cessé de penser à ce que j'allais
écrire et j'ai écrit ce que je pensais !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/01/2005
De bric en vrac
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
Est-ce un remord, un état d'âme, un instant de fatigue, une renonciation, une prise de conscience, un temps d'arrêt? Peu importe, c'est pour vous que vous écrivez. Bonne nuit. :}
Sur le narcissisme, déjà vieux, mais toujours d'actualité : "Cybernarcissisma, mon vautour..." http://radio.weblogs.com/0105068/2002/11/03.html
Merci mille fois pour ce lien précieux !
On est toujours son plus mauvais juge mais j'essayerai de m'en souvenir en toute circonstances.
Souhait d'autant plus véhément que j'ai actuellement sous les yeux l'exemple de certains carnets que j'avais l'habitude de lire devenus sans préavis des moteurs à satisfaire la fatuité de leur auteur...
Ce lien m'a en effet bien plu !
SYLVIE (écrivant son nom majuscule en pleine crise de narcissisme fatuiteux) rappelle aux foules ébaubies son prestigieux 1er Prix de Rédaction en CM1, dans la classe de Madame Sampoux !
Ah ! ah ! Ah ! :) Il est vrai que cela laisse des souvenirs impérissables ! Qu'elles nous sont chères ces fiertés enfantines... Et à raison, celles-ci sont tellement importantes !
Mais quels carnets cèdent à la fatuité ? Des noms, des noms ! ;-)
Le calme est difficile à décrire, comme certaines émotions pas encore exprimées, laisser le calme nous envahir avant que la colère ne revienne, ou après ... L'important est d'être là, être vivant, être ce que l'on peut mais ne pas oublier ...