Les dessous de Paris
Aujourd'hui, plus renfrognée que le Schtroumpf grognon lui-même, j'ai été contrainte d'abandonner ma bicyclette pour m'enfoncer dans le ventre de Paris, dans sa chaleur et dans ses rames, pour aller plaider en ses faubourgs.
Las ! Je suis ainsi descendue au pays des fous, sur une sorte de lune dont je serais l'extra-terrestre...
D'abord ligne 13, j'apprends qu'il me faut manger des "oméga 3", des "oméga 3" ? Ah ! oui ! Cela me revient ! Lors du dernier Paris-Carnet, Laurent et Eolas avaient dissipé la béante ignorance où j'étais à ce sujet. Celle de ne pas savoir au 21ème siècle ce qu'était ce nectar indispensable, source de santé, de félicité et peut-être même de bonheur !
Heu... J'ai réfléchi à nouveau et in petto je n'ai pu que faire cet affreux constat : Adieu santé, adieu félicité car je n'ai plus la moindre idée de l'endroit où se trouve cette essentielle ambroisie !
Tant pis... j'ai bien réussi à vivre sans jusqu'à présent. Je chasse mon abattement en voyageant le long des couloirs du métro qui me vantent les délices des lointaines latitudes, celles où il fait chaud, où il fait beau et où les gens sont beaux.
+videmment mon esprit rationnel s'interroge quant à savoir quels nouveaux principes de la génétique -issus d'un Mendel qui se serait pris les pieds dans cet épais tapis publicitaire- président à la règle selon laquelle un même individu est moins beau devant la basilique de Fourvière que dans la baie de Rio !
Arf ! je me résous donc à demeurer moche cet hiver, ne projetant pas de déplacer mes 46 chromosomes dans l'hémisphère sud, lequel est désormais une sorte de couscoussière géante qui transformerait mes gênes sous l'action conjuguée de l'eau, de la chaleur, voire même de la douceur de vivre, en ceux d'un véritable top model de compète!
Je me résous, je me résous...
Alors que je me résolvais, je surprends une jeune fille en robe rouge -une robe si rouge, si belle et si seyante que j'en fus à minute jaune de jalousie ! Adoncques, je surprends les joues de la pimpante parisienne qui rosissent d'envie devant la publicité d'un grand bijoutier de la Place Vendôme. Ah ? Cette année le diamant est encore à la mode ? Mais enfin, cela ne cessera donc jamais cette pénible suprématie de ce qui brille... L'éclat, toujours l'éclat... Bah ! En un sens, cela tombe bien :
Comment ? Je joue les Calimero parce qu'en réalité je suis pétrie de jalousie à l'encontre de celles dont le mari, l'amant ou l'ami les couvre de brillants ?
Meuh non ! c'est parfaitement inexact ! Et puis réfléchissez : rouler en vélo avec un diamant à l'annulaire c'est un coup à finir sous les roues d'une BMW -enfin, d'une BMW de mon quartier.
Bon, c'est pas tout ça mais toutes ces considérations me rendent mélancolique... je veux bien faire preuve d'entêtement et refuser de me laisser abattre par ma putain de déveine mais parfois je me sens seule quand-même...
Noël, ce n'est pas un cadeau pour celles qui portent la double casquette, celle de la veuve et de l'orpheline.
Allez ouste ! secoue-toi les puces ! Demain sera un autre jour !
Las ! Je suis ainsi descendue au pays des fous, sur une sorte de lune dont je serais l'extra-terrestre...
D'abord ligne 13, j'apprends qu'il me faut manger des "oméga 3", des "oméga 3" ? Ah ! oui ! Cela me revient ! Lors du dernier Paris-Carnet, Laurent et Eolas avaient dissipé la béante ignorance où j'étais à ce sujet. Celle de ne pas savoir au 21ème siècle ce qu'était ce nectar indispensable, source de santé, de félicité et peut-être même de bonheur !
Heu... J'ai réfléchi à nouveau et in petto je n'ai pu que faire cet affreux constat : Adieu santé, adieu félicité car je n'ai plus la moindre idée de l'endroit où se trouve cette essentielle ambroisie !
Tant pis... j'ai bien réussi à vivre sans jusqu'à présent. Je chasse mon abattement en voyageant le long des couloirs du métro qui me vantent les délices des lointaines latitudes, celles où il fait chaud, où il fait beau et où les gens sont beaux.
+videmment mon esprit rationnel s'interroge quant à savoir quels nouveaux principes de la génétique -issus d'un Mendel qui se serait pris les pieds dans cet épais tapis publicitaire- président à la règle selon laquelle un même individu est moins beau devant la basilique de Fourvière que dans la baie de Rio !
Arf ! je me résous donc à demeurer moche cet hiver, ne projetant pas de déplacer mes 46 chromosomes dans l'hémisphère sud, lequel est désormais une sorte de couscoussière géante qui transformerait mes gênes sous l'action conjuguée de l'eau, de la chaleur, voire même de la douceur de vivre, en ceux d'un véritable top model de compète!
Je me résous, je me résous...
Alors que je me résolvais, je surprends une jeune fille en robe rouge -une robe si rouge, si belle et si seyante que j'en fus à minute jaune de jalousie ! Adoncques, je surprends les joues de la pimpante parisienne qui rosissent d'envie devant la publicité d'un grand bijoutier de la Place Vendôme. Ah ? Cette année le diamant est encore à la mode ? Mais enfin, cela ne cessera donc jamais cette pénible suprématie de ce qui brille... L'éclat, toujours l'éclat... Bah ! En un sens, cela tombe bien :
- Personne ne peut décemment m'offrir un diamant
- C'est parfait, je n'aime pas les diamants
Comment ? Je joue les Calimero parce qu'en réalité je suis pétrie de jalousie à l'encontre de celles dont le mari, l'amant ou l'ami les couvre de brillants ?
Meuh non ! c'est parfaitement inexact ! Et puis réfléchissez : rouler en vélo avec un diamant à l'annulaire c'est un coup à finir sous les roues d'une BMW -enfin, d'une BMW de mon quartier.
Bon, c'est pas tout ça mais toutes ces considérations me rendent mélancolique... je veux bien faire preuve d'entêtement et refuser de me laisser abattre par ma putain de déveine mais parfois je me sens seule quand-même...
Noël, ce n'est pas un cadeau pour celles qui portent la double casquette, celle de la veuve et de l'orpheline.
Allez ouste ! secoue-toi les puces ! Demain sera un autre jour !
Ce billet constitue ma contribution au dis-moi dix mots de Kozlika, vous pouvez par vous-même vérifier qu'il contient donc les éléments suivants :
- quelqu'un : le Schtroumpf grognon
- un lieu : la basilique de Fourvière, à Lyon
- un repère temporel : demain
- un autre quelqu'un : une jeune fille en robe rouge
- un nombre : 13
- une couleur : jaune
- une caractéristique personnelle : l'entêtement
- une humeur : mélancolique
- un objet : un tapis
- un truc quelconque : une couscoussière

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 07/12/2004
Déambulations
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Commentaires
Mes respects, m'dame ! Tout coule de source ;-)
Je le mets en ligne demain matin dès potron minet (mais là je tooombe de sommeil, pardon).
Ce texte est tout à fait réussi et vous y avez incorporé les dix mots comme autant d'ingrédients d'une confiture mijotée à point... Bravo !
Quelle maestria !
"Où se trouve cette essentielle ambroisie?" Dans les huiles et poissons principalement. L'huile de noix en contient énormément. Il est bon de savoir qu'il faut absolument ingérer aussi des Oméga 6 qu'on peut trouver dans les huiles comme les nÝ3 mais aussi dans les oeufs, les graisses animales. Pour s'assurer un éclat rayonnant au barreau, il faut en consommer quotidiennement 1,1g pour l'un et 4,4g pour l'autre (vous trouverez une balance adéquate
chez un dealerdans une droguerie lambda)Un même individu est moins beau devant la basilique de Fourvière que dans la baie de Rio. Peut être que la basilique est un cadre moins charmant que la baie ...Et ce n'est alors plus une question d'individu.
Mais enfin, cela ne cessera donc jamais cette pénible suprématie de ce qui brille Ben non, les publicitaires l'ont dit: "le diamant est éternel" ils se sont donc assuré un fond de commerce intarissable. (NB remarquez, les sacs plastiques aussi sont presque éternel, pourtant on ne pense jamais à offrir un sac plastique... comme quoi...)
Quand à la double casquette, il y aurait mieux pour la saison.
Adoncques, encore un joli texte de votre part, n'étant pas enseignant je ne cherche pas de pecher orthographique, juste de vous signifier un 20/20
Quelle belle performance Dame Tarquine ! Toute aussi belle que la baie de Rio, tout de même la plus belle du monde.
haaaaaa les jeux de mots et de malice, j'ai toujours aimé Pour ainsi dire, c'est mon dada, sauf que quand je m'y colle, c'est en poésie, et ça donne des restrictions du type :
faire un poème de quatrains (je n'ai pas réussi à avoir les rimes d'ailleurs) tel que pour chaque quatrain, toutes les lignes contiennent le même nombre de mot, et chaque mot possède le même nombre de lettres que les autres mots du quatrain à la même place dans la ligne.
Ou encore : faire un poème monosyllabique (chaque ver contient une syllabe, j'ai raté mon coup à un ver près, je me suis rabattu sur du deux syllabes :/
et autres joyeusetés sur des jeux de rimes, ça pimente un peu plus le texte. Une différence avec ce texte ? Hmmmm, les miens n'ont pas toujours un sens "évident", celui ci coule de source, on ne remarque même pas que des mots y sont glissés pour faire exprès. Je tire donc mon chapeau. Pour la peine, un quatrain fait en 2 minutes chrono (vais-je y arriver).
Cette petite rime t'es offerte gentilment Dans le secret espoir qu'elle te plaise plus qu'à moi Ce n'est pas un bel hymne, juste un petit enfant De ma pensée du soir, un pti cadeau pour toi.
hmmm 2m30. tant pis.
Bonne soirée :)
ergl, j'avais oublié la syntaxe wiki... je redonne donc tout son charme à mes mots :
Cette petite rime t'es offerte gentilment
Dans le secret espoir qu'elle te plaise plus qu'à moi
Ce n'est pas un bel hymne, juste un petit enfant
De ma pensée du soir, un pti cadeau pour toi.
Voilà c'est mieux :)
Je tire d'autant plus mon chapeau que je ne savais pas, en lisant le texte, que ces mots devraient être intégrés et je ne me serais jamais doutée que vous vous livriez à un tel exercice !
Kozlika et Samantdi, j'en ai autant à votre endroit :)
Louis, François, et vous, vous ne jouez pas ?
iznogoud_, merci pour ce quatrain qui m'a arraché un sourire dans mon vespéral blues :)
Chrysante, à dire vrai, je suis partie d'une histoire vraie (j'étais vraiment descendue dans le métro de jour-là) et au fil de mes gribouillages je me me suis amusée à placer ces 10 mots.
Autchoz ? Comment ? Je suis aussi belle que la baie de Rio ! ;)
Au risque de passer pour un raleur, un schtroumph, ou pire un schtroumph grognon, je ne pense pas vouloir faire partie du jeu en cours chez Kozlika, je m'en excuse bien sur puisqu'il faut un nombre conséquent de fou pour rire. Sachez que mes activités sont très nombreuses (oui je vous vois venir avec vos idées mal placés, vous croyez qu'une jeune fille en robe rouge ou jaune peu importe me scrute d'un regard mélancolique depuis le sofa, attendant que je lui prépare un thé Russe) et variées, je me suis récement inscrit à un club. Un club qui prone l'anagramme comme moyen d'expression, vous ne me croyez pas? Bien, je vous livre un exemple de notre travail d'hier: "Vadrouille dans la brise , quai des fée à Lyon, la pluie tombe sous la voute étoilée, nuit de douche virtuose" Devient: "Dans la basilique de fourvière à Lyon, la pluie tombe sous la voute, la nuit étoilée se voit du choeur!" Vous comprenez donc... les efforts et l'entetement qui font que nous sommes aujourd'hui demain, je suis au tapis, ma tête devient une couscoussière la nuit promet d'être courte... Mais je reflechirais à votre encouragement, peut être lundi prochain...oui, nous serons le 13.
faisons court, ou demain je serais à la bourre...
Pour vous mailer, c'est: <bricablog@free.fr> ou <veuve-tarquine@bricablog.net> ??
C'est malin... Au départ c'était pas fait pour faire rire... Bah, finalement, si ça provoque un quelconque sentiment autre que l'antipathie primaire contre les vers, tant mieux :)
Content que ça vous ai fait rire (même si je n'ai pas fait exprès)
Louis, est-ce que je puis-je collecter votre non-participation ?
Je pensais avoir signifié mon refus de participer à MÝ Tarquine, je vous en supplie, je n'ai plus la force de me coucher aussi tard qu'hier afin de trouver une anagramme qui lierait un schtroumph grognon avec une jeune fille en robe rouge. Mais j'apprécie votre jeu auquel j'associe: "Les Papous dans la tête" ce qui fondamentalement est très positif. final