Couverture de Pif Gadget nÝ1

A l’heure du déjeuner, alors que j’arrosais mon clavier de miettes, Libération m'apprend que c'est ce jour que Pif sort dans les kiosques. Subodorant un engouement des masses populaires élevées à la tétine de ce cher magazine, je file chez le buraliste le plus proche en faire l'acquisition. A quatorze heures le marchand de journaux me cède son dernier exemplaire Quatorze heures : le marchand de journaux me cède son ultime exemplaire ; il est tout esbaudi : cela se vend comme des petits pains !

Durant tout l'après midi, je lorgne sur mon acquisition sans cependant en déchirer le protecteur cellophane (j'aurais tant détesté, dans mes jeunes années, que d'aucuns me fassent une si mauvaise surprise !).

Dix-neuf heures trente : Enfin je remets l'ouvrage à mon Tarquinet et impavide je guette ses réactions.

C'est une attitude d'adolescent blasé qu'il adopte ex abrupto : « Mouais, bof, c'est quoi ce truc (en parlant du gadget)??».

Puis son œil s'allume, d'abord en avisant les planches de BD à l'intérieur, et s'enflamme ensuite en comprenant que le gadget est un aquarium.

S'enchaînent subséquemment des hurlements de joies, des silences concentrés afin de parvenir à« donner la vie àses Pifises» ; bref, il est charmé, enchanté, conquis !

Quant à moi, je n'ai toujours pas réussi à lire une seule page de ce nouveau numéro 1. La seule concession qu'il m'a faite est de me montrer ce dessin :

Extrait des Robinsons montrant une femmes aux seins nus et criant PUB

Et de me dire « Ah ! c’est tout ce que j’aime ! »

J’avais déjà remarqué qu’il s’intéressait à la publicité, mais je découvre maintenant que c’est une vraie passion…