En règle générale, le lundi matin à vélo, je pédale façon « escargot » mais devoir piler (et savez-vous comme on freine mal en bicyclette ?) pour éviter une BMW noire qui roulait à 10 cm du trottoir juste après m’avoir doublée, ça m’a donné des ailes !

Il allait payer pour tous les autres, ce cuistre ! L’heure de la revanche avait enfin sonné !

Que c’est sot de jouer les Fangio en doublant les vélos : vingt mètres plus loin, à la faveur d’un feu rouge, je le dépasse à mon tour :

1- Je lui lance un regard corrosif ;
2- Je lève les yeux au ciel et d’un même mouvement, je hausse les épaules ;
3- Je laisse flotter sur mes lèvres un léger sourire sardonique.
4- Je croise son regard : pas de doute, le voilà piqué au vif.

Et ensuite, c’est moi qui met le turbo !

Il y a sur mon vélo, un tout petit rétro assez mal pratique, mais bien suffisant pour m’assurer que cette immonde BMW noire est – évidemment – restée coincée derrière un camion poubelle, puis un autobus et que ces grands coups de klaxon n’y ont rien changé.

Jamais elle n’est parvenue à me rattraper, et ce, en dépit de ses efforts manifestes pour laver l’affront que je lui faisais subir.

Et moi, pendant ce temps, je pédalais joyeusement en riant doucement du crétinisme urbain dont sont quasi-immanquablement atteints les conducteurs de ces infâmes BMW noires…

Ce matin, durant 1.500 mètres, j’étais le « zorro » des vélos !