Casque à vélo chromé

Feux tricolores


Les respectez-vous toujours ?

Sachez, qu’en revanche, il ne vous respectent pas à chaque fois !

Après l’avoir franchi au vert, il n’est pas rare, sur de larges boulevards, de se retrouver bloqué au milieu de la chaussée soudain livré à la furie automobile d’une rue perpendiculaire.

Mesdames, Messieurs de l’Equipement, il serait peut-être utile que vous testiez in situ vos mises au point, en enfourchant une bicyclette, car vous semblez ignorer qu’un vélo ne roule pas à la même vitesse qu’une auto…


Hommes des rues


L’Homme des rues se décline en deux sous-espèces parfaitement distinctes :


* Hommes des rues des trottoirs


Sous-espèce sacrée, à ne déranger, dérouter, désobliger sous aucun prétexte.

Sans aucune ironie, le trottoir est leur baronnie et les vélos ne sont, en ces lieux que leur vassaux.

* Hommes des rues des chaussées


Sous-espèce fantasque et dangereuse, s’exposant elle-même souvent à des périls inconsidérés.

l’Homme des rues des chaussées réfléchit beaucoup moins que son cousin des trottoirs. Par exemple, couramment il se fie à sa seule ouie pour s’avancer au milieu de la rue. Très limité intellectuellement il ne parvient pas à intégrer que – sauf rare exception – les bicyclettes sont silencieuses…

Quand l’Homme des chaussées vous a vu, ne pensez pas cependant être tiré d’affaire. En effet, cette sous-espèce ne déteste rien que de vous abandonner la chaussée , il s’avance ainsi doucement mais sûrement au milieu de celle-ci.

Il faut impérativement éduquer l’Homme des rues des chaussées pour qu’il parvienne à réaliser que :

- En dépit de sa faible vitesse, et de son poids, une bicyclette présente une très grande distance de freinage.

- Un cycliste qui ne dispose pas d’yeux derrière la tête, déteste se déporter vers le milieu de la chaussée, endroit qui, pour les vélos, présente précisément le plus de risques d’être percuté.

Dès lors, l’Homme des rues des chaussées comprendra peut-être pourquoi, souvent, le vélo vitupère de rage en lui fonçant dessus.

Jupe


C’est à ce jour le plus usuel accessoire que j’ai trouvé pour traverser la Place de l’Etoile en –relative – sécurité.

Les hommes cyclistes peuvent également l’utiliser, ils devraient en retirer le même effet.

D'expérience, une jupe retroussée, pour pouvoir aisément pédaler, présente la particularité de provoquer chez les automobilistes une surprenante conscience de ma présence auprès d’eux.

N’allez pas imaginer qu’il faille des jambes de publicité pour en bénéficier. Cela n’a rien à voir (et là vous pouvez me croire !).

Que vos guibolles soient rondes, longues ou girondes, c’est idem ! Voilà pourquoi le remède convient également - voire même mieux - aux cyclistes masculins.

BMW sexuée


Si vous savez les repérer : FUYEZ !

Monsieur à vélo


Le Monsieur qui par ce beau printemps reprend sa bicyclette pour la première fois de l’année ou presque, doit comprendre qu’il n’est pas indispensable de s’arrêter, à la faveur d’un feu rouge, systématiquement devant les cyclistes dames.

Une cycliste en retard, qui pédale toute l’année, avale la chaussée jusqu’à 30 kilomètres à l’heure (sur du plat non pavé) et votre amour propre souffre énormément de se voir doubler quelques mètres plus loin…

Passager transporté


Il est une règle toujours démontrée : le passager transporté ne regarde jamais derrière lui avant d’ouvrir sa portière.

En conséquence, si vous doublez des véhicules à l’arrêt qui trimballent cette si particulière catégorie d’humains, mettez du champs entre eux et vous, ou ralentissez.

Quatre-quatre


Dans sa grande majorité le quatre-quatre est – dans Paris – le plus grand danger du cycliste.

Le quatre-quatre urbain s’amuse à se croire sauvage, lâché en ville il ne comprend que la loi du plus fort et à ce jeu-là le cycliste ne fait évidemment pas le poids.