Dans le jardin de la demeure (2)

Dans le jardin de la demeure,
il y a un immense sapin, si grand, si imposant, si majestueux
qu’il retient dans ses ramures, la lumière dont il
se drape et se joue.
Parfois, alors que l’on est dessous, sans que l’on
comprenne pourquoi, il laisse soudain passer une flaque de
lumière qui vous donne l’impression
d’avoir franchi une porte, ou bien que vous avez
reçu un présent précieux, comme si
être là, à ce moment là,
c’était un peu être élu.
Ce magistral épicéa n’est pourtant pas
très vieux. Il y a quelques années, un 24
décembre des jours heureux, mon papa et ma maman
fêtaient, avec leurs enfants, leur premier noël en
cette demeure.
Pour cette prime occasion, un épicéa avait
été acquis et planté près
– trop près – de la demeure.
Je l’avais décoré du haut de mes 13 ans
et j’avais très symboliquement, sans
échelle, ni tabouret, fixé la flèche
au somment de l’arbrisseau.
La flèche a été retirée
mais il suffit que je lève les yeux, dorénavant
haut, très haut dans le ciel, pour l’y voir
encore, près des étoiles, peut-être
auprès d’eux… - si comme ils
l’espéraient, ils s'y sont retrouvés.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 10/06/2004
De bric en vrac
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Commentaires
Bonjour !
J'aime beaucoup lire votre blog.
J'aime aussi beaucoup vos photos et je me demandais quel logiciel vous utilisez pour faire des effets. Est-ce Photoshop ?
Merci de votre gentil commentaire :)
Oui j'utilise quasi-exclusivement photoshop 7.0 dont je n'ai pas encore exploré la moitié des possibilités.
Bonjour Madame Tarquine
Je passe souvent vous lire, souvent avec émotion, toujours avec plaisir, mais sans jamais laisser de traces...
Aujourd'hui, votre post sur l'arbre m'a rappelé une petite anecdote de ma vie.
A ma naissance, mon père été parti à vélo chercher un jeune sapin sur le Mont Aigoual pour le replanter dans le jardin de la maison de famille, là aussi trop près d'un mur.
Je me suis senti comme mutilé quand 50 ans plus tard, MON sapin, devenu un arbre majestueux de plus de 30 mêtres a été coupé par les nouveaux propriétaires.
Je crois ces arbres, ces feuilles là ont une âme, et que nos maisons peuvent nous habiter tout autant que nous les habitons.
Cordialement
M.
Merci de votre message :)
Votre père avait des idées merveilleuses ! Aller chercher un sapin en vélo : il avait le sens du grandiose et celui du souvenir pour les générations futures ! :)
C'est un geste hautement symbolique qui perdure une vie entière...
Je comprends que vous ayez vécu sa chute comme une mutilation... c'est déjà moche de voir tomber les arbres qui nous ont vu grandir, mais là... c'est l'arbre de toute une vie qui a été abattu :(