sapin

Dans le jardin de la demeure, il y a un immense sapin, si grand, si imposant, si majestueux qu’il retient dans ses ramures, la lumière dont il se drape et se joue.

Parfois, alors que l’on est dessous, sans que l’on comprenne pourquoi, il laisse soudain passer une flaque de lumière qui vous donne l’impression d’avoir franchi une porte, ou bien que vous avez reçu un présent précieux, comme si être là, à ce moment là, c’était un peu être élu.

Ce magistral épicéa n’est pourtant pas très vieux. Il y a quelques années, un 24 décembre des jours heureux, mon papa et ma maman fêtaient, avec leurs enfants, leur premier noël en cette demeure.

Pour cette prime occasion, un épicéa avait été acquis et planté près – trop près – de la demeure.

Je l’avais décoré du haut de mes 13 ans et j’avais très symboliquement, sans échelle, ni tabouret, fixé la flèche au somment de l’arbrisseau.

La flèche a été retirée mais il suffit que je lève les yeux, dorénavant haut, très haut dans le ciel, pour l’y voir encore, près des étoiles, peut-être auprès d’eux… - si comme ils l’espéraient, ils s'y sont retrouvés.