Guigne ou disgrâce ?

Il y a des jours où elle pèse si lourd, la malchance...
Enfin, j'ose croire qu'il s'agit bien de cela. Sinon je me demande bien ce que j'aurais pu faire de si terrible pour mériter pareille infortune !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 03/06/2004
Chagrine Tarquine
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Commentaires
C'est si pire que ça?
Si les mots peuvent aider...je dirais que j'espère que ce n'est rien de très grave et que la journée d'aujourd'hui fera oublier celle d'hier.
Bah vi, parfois elle est lourde à porter ma déveine...
C'est alors que je m'aperçois que de se planquer derrière son blogue adoucit quand même mes tourments.
Sans doute de la même façon que les photographes se cachent derrière leurs appareils, regardant par ce filtre des choses qu'ils verraient sans doute d'un oeil différent sans lui.
Mon blogue c'est un peu cela... Enfin, je crois.
Et puis, cela me permet de passer une soirée à triturer des patés de couleurs pour donner forme à ma déveine. Encore une jolie route de contournement...
Parfois même, quand le sommeil ne vient pas, je justifie mes insomnies par de longs billets... comme si les écrire c'était fuir...
Je ne sais pas si écrire c'est fuir. Un peu oui... Pour moi, j'ai plus l'impression de me rassembler. De coucher des bouts de sa vie , ou de ses idées sur du papier ( ou sur un écran ), ça permet de les fixer, de savoir ou ils sont, de ne pas les laisser errer. C'est comme rattrapper plein de bouts qui nous échappent et enfin les mettre devant soi et les arranger comme il faut. Comme les parties d'un puzzle interminable qu'on complète. Des fois, les pièces rassemblées sont assez proches pour dévoiler une bonne partie du puzzle et d'autre fois, elles sont trop dispersées pour qu'on puisse encore voir que represente le puzzle. Je pense quand dans la vie moderne ou on est éparpillés dans divers endroits : on travaille presque pas toujours dans le même endroit, on ne mange pas toujours dans les mêmes endroits, on ne vit presque pas toujours dans les mêmes endroits, il y a ce besoin de fixer les moments de la vie. Ecrire sert peut-être à ça.
Bon, je philosophe là !