Hiroshima, Nagasaki, n'oublions pas...

S'il est un auteur dont j'ai parcouru les ouvrages, c'est bien Robert Merle.

Peu d'auteurs modernes maîtrisent ce sens si aiguë du romanesque.

Ecrire une histoire, n'écrire que pour l'histoire, disparaître derrière l'histoire: il n'était là que pour la servir et non l'inverse.

On connaissait moins l'auteur que ses récits! Il n'avait d'ailleurs pas besoin de fréquenter les plateaux de télé pour que l'on sache qu'il avait du talent, un formidable talent !

Le talent de celui qui fait lire des milliers de gens sans démagogie, sans accroche raccoleuse et avec une langue à vous faire damner un professeur de lettres (qu'il était d'ailleurs)...

Ses succès furent fulgurants (Weekend à Zuydcoote, récipiendaire du Goncourt était un premier ouvrage !), nombreux (peu de livres passeront inaperçus...) et une renommée particulière s'attacha à sa saga de Monsieur de Sioriac, les "Fortune de France".

Mais si vous ne devez lire qu'un livre de lui, lisez donc Malevil.

C'est un petit chef d'oeuvre d'humanité (et de déshumanité). Un livre dont le sens et la quête sont éminement modernes. Mais c'est avant tout une formidable histoire que l'on dévore avec avidité (et si vous avez vu le film vous serez surpris car l'adaptation est très éloignée du bouquin).

Si le thème de Malevil vous intéresse, vous aimerez sans doute aussi une nouvelle de Jack London La peste écarlate qui est également un petit bijou littéraire.