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François, Luce, leur merveille et la vie qui les trahit.

Les mots ne viennent pas. Des larmes et des souvenirs qui remontent. Ils sont nombreux. Ses commentaires ici, dès les tous premiers billets. Mon premier Paris-Carnet, et tous ceux qui ont suivi, les pique-nique et... et... et d'autres souvenirs qui me reviennent. D'autres plus anciens. La souffrance à se tordre, le néant.

Mais ce n'est pas ma douleur, c'est la leur. Et je sais combien elle est insondable.

Je pense à elles. J'ai envie de leur crier qu'elles garderont son amour à tout jamais.

Que c'est leur plus grande force.

Qu'elles se feront rattraper par la vie. Parce qu'il les aimait. Parce qu'elle c'est la seule chose qui compte. Parce que la seule force qui nous reste dans ces moments terribles c'est d'aimer.

Je leur dirai samedi. Et à lui, je dirai Tchao l'ami...

 

Si je n'ai pas les mots, d'autres en ont de très beaux que vous invite à lire :

François et Luce par Samantdi
Lettre à Paco par Sacrip'anne
Sans filtre par Laurent
Aujourd'hui un jeu par Franck Paul
François, sans filtre par Padawan
Deuil Sans Filtre par Otir
Ce dont je veux me souvenir par Racontars

 

Au secours, j'élève trois psychopathes !

Je suis écroulée de rire — pardonnez-moi je sais que je devrais pleurer mais un psy qui fantasme à ce point cela me fait rire :

"Le Canadien [Magnotta] est-il le fruit d'une génération prête à tout pour accéder à la notoriété, y compris entrer dans les annales des crimes les plus ignobles? Pour Jean-Pierre Bouchard, «plus on éduque mal les enfants, plus la société est laxiste avec une répression pénale absente, et plus on favorise le développement de ces personnalités.» Inquiétant. — Le délicat profil des criminels psychopathesle figaro.fr santé

Un psy en plein fantasme... un journaliste qui nous plante la conclusion sans vérifier une seconde ses sources et le mot final, grandiose, qui nous fait trembler !

"La société laxiste avec les enfants..." le grand fantasme de la droite, qu'elle agite à chaque élection, à chaque fait divers, à chaque pet de travers et quand elle a rien à dire...

Et oh, ouvrez les yeux ! La société n'a jamais été aussi exigeante avec les gamins qu'en ce moment ! Entre les attentes de leurs parents, le rouleau compresseur d'un système éducatif fondé sur élimination et non la réalisation , et un quinquennat où Justice et racaille ont été désignées comme bouc émissaire des grands maux de la France c'est pas des mômes qu'on a : ce sont de puissants délinquants en puissance dont la nuisance justifie que l'on bouleverse l'ordre des lois et de l'appareil carcéral pour réussir à les contenir...

Je rêve...la société laxiste avec les enfants... On a au moins aujourd’hui la preuve que certains psy ne connaissent pas le monde dans lequel ils vivent...

Le diesel : 42.000 morts et moi et moi et moi !

Les morts, plus y en a, mieux c'est !
Experts de tout poil, journaleux, associations émérites de défense des vivants, tous y vont à la louche ! Plus il y aura de morts, plus d'oreilles se tendront pour les entendre !
Alors ne soyons pas chiche !
Le chiffre du jour c'est 42.000 morts : voilà très exactement le nombre de morts fauchés en une année par le diesel ! Notez bien hein ? Le diesel seulement. Et rien d'autre ! Pas l'essence ni la pollution, juste le diesel !
C'est un "expert" qui le clame dans le Parisien libéré (je n'ai pas lu l'article mais comme tous les médias reprennent le chiffre les yeux fermés je leur fais confiance...). Un expert en automobile, même ! (pas en santé publique ou en statistique, non...) C'est monsieur Bruno Guibeaud, le président d'Europe Qualité Expertise (EQE) (dont le site mal fichu n'apporte pas beaucoup de gage de compétence en mortologie) qui le dit paraît-il.
Comprenez-bien : je suis tout à fait persuadée que le diesel c'est très mal !
C'est juste que 42.000 morts c'est quand-même 10 fois le nombre de tués sur les routes chaque année. C'est juste un tiers de moins que ceux qui sont victimes du tabagisme. Bref, c'est énorme, c'est gigantesque.
C'est exactement 15 fois le nombre de morts attribués chaque année à la pollution toutes causes confondues !
Vous vous rendez-compte ? Vous peut-être mais Google non : aucune étude proprement dite ne m'a éclairée sur ce décompte morbide. Alors j'ai lu un peu les médias pour savoir comment ils mourraient tous ces gens. Et bien principalement de cancer du poumon si j'ai bien suivi. De cancer du poumon et de pathologies respiratoires en général.
Oui, sauf que 90 % de la morbidité liée au cancer du poumon et aux pathologie respiratoires, sont déjà attribuée au tabac ! Et si j'en crois les statistiques de l'insee en 2009 (je n'ai pas trouvé les années suivantes) il y a eu cette année-là :
- 23 453 30 882morts liées aux tumeurs du larynx, trachée, bronches et poumon
- 17 654 33 861morts liées aux maladies de l’appareil respiratoire
Soit un total de 41.107 64.743 morts dont 90 % sont attribués au tabac... il reste 4110 6.474 pour le diesel (sans compter que les autres causes de pollution, comme l'essence ou les fumées industrielles ne font désormais plus de mal à personne dans mon calcul !)
Bref, monsieur Bruno Guibeaud, je veux bien que m'expliquiez votre calcul !
Parce que vous comprenez, que le diesel soit très dangereux je n'en doute pas, qu'il soit mille fois (voire bien davantage en comparant leur morbidité respective !) plus dangereux que l'essence, j'en suis déjà moins certaine si j'en crois les avis partagés qui fleurissent sur la toile, mais qu'il absorbe à lui seul la totalité des décès liés aux tumeurs et maladies de l'appareil respiratoires cela me semble un poil surprenant.
Figurez-vous qu'il y a même qui sous-entendent que certains lobbies font tout ce qu'ils peuvent pour voir le diesel disparaître au profit de l'essence pour des raisons qui tiennent moins à la santé publique qu'à de basses raisons économiques, bref le diesel semble être un parfait carburant nous faire voyager de Charybde vers Scylla plutôt que vers la terre ferme...
Alors si vous pouviez dans le même temps faire l'économie de mon porte-monnaie et celle de nos trépassés, je vous en saurais gré éternellement !

Edit du 13 juin 2012
Une commentatrice attentive me fait remarquer avec justesse que je n'ai considéré, dans les chiffres de l'INSEE 2009 que la colonne des hommes et non les totaux ! Honte à moi !
J'effectue donc les rectifications qui s'imposent. Cependant, même en doublant les chiffres, le raisonnement reste le même :

- Tumeurs du larynx, trachée, bronches et poumon : 30 882 morts
- Maladies de l’appareil respiratoire : 33 861morts
Total : 64.743 morts
dont 10 % serait dû à un autre cause que le tabac : 6.474 décès.

On reste très loin des 42.000 morts (et on oublie la mortalité de l'amiante, de la pollution, des fumées etc...)

Chiesa di Santa Maria Assunta - Venise et ses marbres...

Chiesa di Santa Maria Assunta - chaire en marbre

Chiesa di Santa Maria Assunta - tapis en marbre

Cannes... son festival des tâches et détritus...

On savait déjà que Cannes et son festival était un repère de misogynes.

Dorénavant, on ne pourra plus ignorer qu'il n'y a pas qu'il n'y a pas que l'ouverture d'esprit qui y soit encrassée : son littoral l'est aussi gravement...


(et le festival des horreurs se poursuit là)

Si madame Anne-Laure Lafaye lit ce message...

Sur la porte vitrée d'une boutique de Venise il y avait un message personnel. J'ai pensé que peut-être internet pourrait l'aider à trouver sa destinataire... 

message sur une vitre

Legatoria Piazzesi

Tôt le matin, sur la piazzetta San Marco

La piazzetta San Marco

Trouilles en vrac

  • Venise ce soir...
  • Hachette va aligner le prix de 2000 ebooks sur le poche... Il était temps...
  • Venise ce soir...
  • Je sévis un peu ici aussi 
  • J'ai noirci des pages et des pages pour assourdir ma peur. Parfois elle me revient encore. Un immense néant s'étendant à perte de vue ; sans repère. J'ai appris à me méfier. Et du sort, et de l'effondrement des liens. J'aime bien mon monde intestin. Je n'y ai plus besoin de personne . Je ne souffre plus d'aucune autre déception que l'avenir ne pourra résoudre dans un avenir proche.
  • Venise ce soir... Avec un Canon pour m'émerveiller ou ... me réfugier.
  • Des projets de couture à n'en plus finir.
  • La peur a reculé. Alors je n'écris plus.
  • mais parfois l'ultime peur revient. Pas tout à fait celle de mourir mais mais celle de les laisser seuls. Sans personne sur qui compter.
  • Elle est terrifiante. Et celle-là me réveille encore parfois.

Quand la minute ne peut plus être silencieuse, il est bon que des voix s'élèvent ; Madame Jeannette Bougrab, moi, femme de gauche, je vous remercie.

Tarquinette a découvert en fréquentant le collège de notre quartier qu'elle n'était qu'une "sale blanche".

Alors je lui explique combien le racisme est condamnable, quelqu'en soit celui qui en souffre. Et je rajoute à des fins de prévention que ce n'est pas parce qu'un conducteur commet une faute de conduite que cela nous dispense de respecter le code de la route à son profit... Elle comprend : souffrir du racisme ne justifie pas d'être raciste. Et inversement...

Tarquinette est revenue du collège il y a trois jours singulièrement dépitée. Ses professeurs ont demandé que soit observée une minute de silence en souvenir de ceux — tous ceux — qui étaient morts sous les balles de Mohamed Merah.

De silence, il n'y a pas eu. Parce qu'une bonne moitié des élèves du collège — et même un surveillant — ont trouvé que c'était inconvenant.

Parce que "Nous, quand les palestiniens ils meurent, on ne fait pas de minute de silence."

Parce que "Alors, pourquoi on en ferait pour des juifs ?"

Parce que "Kamel, lui, il est bien mort" (je ne sais qui est Kamel...)

Alors Tarquinette est revenue furieuse à la maison, " tu comprends Maman : c'étaient des enfants en plus ! Comme si ils pouvaient être responsables de cela ! "  Elle parlait des victimes. Pas des collégiens. Quant aux militaires morts, tout le monde s'en foutait, ils ne faisaient visiblement pas partie du conflit...

Elle était furieuse et moi atterrée. J'ai vu ma ville changer de climat année après année... Comme si j'étais la seule à le voir. Comme s'il fallait se taire, le racisme, non ! pas ici ! Surtout pas ici. Et la piscine qui s'est vidée des femmes qui la fréquentaient auparavant ! Non, j'ai dû rêver ! Les voiles qui se sont multipliées et ceux longs, sombres et parfois occultant sont arborés en signe de rébellion et de résistance, tout cela doit être le résultat de mon imagination...

N'en parlons pas. Surtout en période électorale, cela profiterait à "vous savez qui "...

On peut choisir de se taire. Oui, mais on peut aussi donner librement son point de vue.

Au lieu de pourrir le silence des autres, ce serait bien qu'on en parle non ?

Jeannette Bougrab, Secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie associative : "Ceux qui accusent la France d’islamophobie nous empêchent de voir l’obscurantisme qui gangrène notre pays"

Quand je rêve que l'Ordre des avocats de Paris s'inspire des Anonymous...

... parce qu'en matière de communication, je crois qu'ils ont un bon siècle d'écart :

Les seconds ont non seulement les pieds dans le 21ème siècle mais tournent résolument les yeux vers l'avenir.

Les premiers nous balancent des clichés d'un sexisme —sans même sembler sans apercevoir ! — qui date d'un autre siècle...

colloque_8_mars.jpg

Et si je me garde bien d'aborder le fond, je regrette cependant que ce soient ceux qui sont masqués qui parlent si habilement de la défense des libertés quand ceux qui portent la robe se discréditent et nuisent tant à l'image des femmes...

La plus épaisse des grossièretés porte désormais une signature : celle de Marie Sigaud... et un mentor : le nouvel Obs !

Je n'imaginais pas qu'en France au 21ème siècle une femme se prétendant journaliste et chroniqueuse puisse écrire de tels immondices... Il est assez rare de pouvoir admirer dans un même torchon autant de clichés que de fiel si intimement mêlés - et n'attendez pas de moi que je vous explique pourquoi : de toute la taille de mon 38, il me semble inconcevable qu'au 21ème siècle l'on doive en décrire les relents par le menu pour en saisir le remugle...

Qu'une femme souffrant manifestement de sa propre image (et à mon sens de façon pathologique compte tenu de la pestilence des propos) ne supporte pas (cela la révulse...) que sa séduction soit mise en concurrence avec celles qu'elles considère comme inconditionnellement plus laides qu'elles (admirons le "dès qu'un homme a le choix il préfère être vu en compagnie d'une femme mince") n'est révélateur que de sa propre solitude (aurait-elle vraiment le même discours si elle se sentait profondément aimée pour elle-même plutôt que pour l'image qu'elle s'est forgée ? je ne le pense pas) .

Qu'en revanche un site comme le Nouvel Obs publie de tels propos —édités par une Gaëlle-Marie Zimmerman— dans le dessein manifeste de créer un "buzz" (notons l'accroche empreinte d'une rare provocation : "selon notre contributrice Marie Sigaud, si certaines femmes dépassent la taille 44, c'est simplement parce qu'elles s'alimentent trop. Et voir des grosses bouger sur un écran, elle ne le supporte pas." ) ne laisse de me faire réfléchir sur ce qu'est devenu ce journal dont il faut quand même se rappeler qu'il fût fondé par d'anciens résistants...

Madame Sigaud, je vous félicite, c'est avec un art consommé que vous avez étalé l'étendue de votre noirceur et de vos frustrations, avec même un tel brio que je parie (sans parvenir pourtant à être aussi haineuse que vous même) que ce n'est pas tout à fait demain que l'on vous confiera les nouvelles collaborations que vous appeliez de vos vœux...

Mais dans cette revendication de la bêtise que vous avez si piètrement signée, il ne faudrait pas non plus oublier celui qui s'est pourléché les babines en vous tendant le micro... Je ne pensais pas que le nouvel Obs se vautrait désormais dans la merde... Je me trompais.

Monsieur Durand-Souffland, l'homme qui qui a fait de moi une fidèle du Figaro...

Vous êtes juré aux assises de l'Ain. Vous venez d'apprendre que si l'altération du discernement est très importante elle vaut abolition. Vous avez compris que les psychiatres, censés vous éclairer, ont éteint la lumière en sortant. Et vous vous sentez soudain très fatigué, sans doute un peu effrayé, abandonné à vous-même dans le noir d'un crime.

Procès Valentin : les experts se contredisent à la barre

Monsieur Stéphane Durand-Souffland : la plus belle plume en direct des prétoires.

Et ne me parlez pas de la Robert-Diard du Monde dont la plume trahit non seulement les débats (notamment ceux du procès de l'Hormone dans des largeurs scandaleuses) mais qui manque tellement d'imagination qu'elle s'abâtardit à me piquer des billets...


C'est bien Joly Joly tout ça...

J'avoue que je me suis demandée combien de temps elle allait faire illusion la mère Joly... Et puis tout à coup, je la retrouve comme au premier jour : toujours la même psychorigide qui n'embrasse de justes causes que pour mieux assouvir son insondable désir de puissance...

Eva Joly... de triste mémoire...

Internet a la mémoire courte et les journalistes aussi mais rappelons-nous quand même des méthodes d'Eva Joly... Celle qui mettait en examen les avocats de ceux qu'elle poursuivait. On a jamais trouvé mieux pour visiter les dossiers des conseils... et faire l'unanimité d'un Barreau atterré de voir un magistrat renouer avec de telles méthodes. Alors si vous me parlez de voter pour elle, ne m'en tenez pas rigueur mais je vous dirais tout le dégoût que j'ai pour les gens qui foulent aux pieds les fondements même de l'Etat de droit (et en particulier les droits de la défense) avant de se présenter la cape au vent grande pourchasseuse d'aigrefins...

Liens en vrac

Et si pour moderniser le féminisme on bâillonnait les femmes ? Hummm ?

Ce jour, par le plus grand des hasards, je suis tombée sur un article dont je dois avouer que l'esprit qui l'anime m'a immédiatement paru suspect : j'ai naturellement — quand bien même la cause défendue est celle du féminisme qui me tient à cœur — une défiance épidermique à l'encontre des donneurs de leçons qui au prétexte de leur vérité quasi transcendante n'ont cesse de vouloir faire taire autrui... (et que, in petto je nomme Ayatollah, usant d'une expression paternelle frappée au coin du bon sens). Un peu surprise par la philosophie de l'entreprise je remonte le fil du courant (et des références de sa signataire) pour tomber sur ce brûlot — Mademoiselle « Osez le Clito » et Madame « Chiennes de gardes » : de l’art de décrédibiliser la cause des femmes — qui a fini d'éclairer ma lanterne !

Intimer le silence aux mouvements concurrents au prétexte que l'on détient la vérité... Tout un programme dont je dois avouer qu'il me semble singulièrement manquer de modernisme mais s'inscrit bien davantage dans le long héritage des censeurs qui sévissent de toute éternité...

Madame Guirous, je vais vous faire une confidence : en dépit de vos propres convictions, le pluralisme est un principe auquel nombre de féministes dont je suis, reste indéfectiblement attachées. Je crois par ailleurs qu'il n'est de message plus mal perçu que celui qui débordant de charge négative porte en son sein la menace de la censure.

Allez jusqu'au bout de vos convictions et faites donc confiance aux femmes : laissez-leur le choix d'écouter le ou les messages qui leur plaît d'entendre, qui leur ressemble, qui les font réfléchir ou qui les font rire. Elles sont grandes vous savez, ne les déresponsabilisez pas... Il me plait de croire de surcroît qu'il n'est jamais nécessaire de faire taire les autres pour se faire entendre : le contenu, la justesse, le ton, l'intelligence et la manière sont des armes bien plus efficaces... et incontestablement plus nobles.

Mesurons l'effet Guéant sur le mercantilisme de nos dealers audoniens :

Vous ne le savez surement pas mais depuis environ 18 mois, je vis au rythme du tonitruant commerce de la dope. Et si vous pensiez que ce négoce se pratique à mots couverts et à pas feutrés dans un écrin de discrétion jalousement défendu, je vous conjure de réviser votre jugement !  A Saint-Ouen, le beuglement est de rigueur et le trafic tant et si bien tapageur que nos institutions effrayées par tant de clameur s'enfoncent dans un silence aussi peureux qu'obstiné !

Un voisin compatissant et inquiet s'interrogeait hier quant à savoir s'il y avait encore de la vie dans la Mairie. Je n'ai pu le rassurer mais, bonne fille, je lui ai tu mes inquiétudes sur l'aboulie de notre maréchaussée dont je regrette aujourd'hui les rares défilés qui se tenaient antan sous mes fenêtres... Ils étaient aussi ostentatoires qu'inefficaces mais ils étaient au moins la preuve d'un souffle de vie..

Et qu'apprends-je ?! Que notre bon ministre de l'intérieur s'émeut de notre sort et conduit même son carrosse en notre bonne ville de Saint-Ouen ! Las, ma liesse fut de courte durée... A défaut de remédier aux grands maux, il convient de circonscrire le mal et de limiter son traitement à une rue ou deux !

Bref, je ne fais pas partie du bon quartier... Alors, j'observe un rien désabusé le commerce continuer à se tenir sous mes fenêtres dans un hourvari auquel je ne parviens décidément pas à m'habituer...

Sentinelles à Saint-Ouen

Oui, une chaise est bien posée au milieu de la chaussée. Que voulez-vous, ils ont pris possession de la rue et entendent bien en faire la démonstration ! Y compris par l'usage de certains organes... Je regrette que les piles de mon dictaphone m'aient lâchée ce soir car je vous aurais donné un échantillon de la voix de Stentor de la sentinelle assignée sous mes fenêtres .. Ce n'est que partie remise remarquez-bien... J'ai droit à la sérénade tous les soirs... Peut-être qu'un soir, au lieu de beuglements il nous poussera la chansonnette...

 

Pour être tout à fait honnête et mesurer jusqu'au bout l'effet Guéant sur le mercantilisme de nos dealers audoniens, merci de lire les différents commentaires qui suivent et qui démontrent qu'entre une municipalité qui déploie beaucoup d'efforts pour rester aveugle et sourde et la présence d'un car de police, la première a définitivement perdu mon vote pour les prochaines élections municipales...

Mademoiselle Azerty au... clavier !

Mademoiselle Azerty sur un clavier

Mademoiselle Azerty en chantier

Mademoiselle Azerty dort dans un sac

Mademoiselle Azerty trouve refuge dans des étagères à CD

317 grammes

Demoiselle Azerty a 20 jours

et 20 jours

Mademoiselle Azerty, le chien Dudule et la vie qui continue

Jeune aventureuse, demoiselle Azerty s’en est allée, ses paupières à peine éclose, deviner la couleur du monde. Tendre et duveteuse elle fut sur l’heure accueillie par un bruyant et robuste labrador. Bonne bête l’animal aboya pour ameuter le quartier à venir s’extasier devant tant de joliesse et de fragilité mêlées. L’oreille humaine, canine et féline restant sourdes à ses appels, l’intelligent chien Dudule entreprit seul une mesure de sauvetage : prenant le chaton dans sa gueule, il l’apporta à ceux qui dispensent les caresses et remplissent les gamelles. Quelques heures plus tard, après avoir vainement tenté de retrouver la féline mère et arraché une nouvelle fois le rejeton de la gueule du chien, il fut décidé de conserver le nouveau-né. L’opération sauvetage avait débuté !

Demoiselle Azerty et ses pas branlants


Demoiselle Azerty, un brin effarouchée

Je vous laisse, j’ai un biberon à donner…

Sombre et maussade musée du Quai Branly

J'avais bien compris qu'au 21ème siècle — et principalement en France — il était de bon ton que l'intérieur d'un musée se singularise autant par sa laideur que par une scénographie qui ne sert non pas les œuvres mais ceux qui sont à l'origine de sa conception. En cela le Musée du Quai Branly s'inscrit parfaitement en son temps ! En revanche, si l'indigence des explications qui accompagnent les objets exposés — et la profusion de celles qui se rapportent à la conception des lieux — est habituelle à nos musées et ne mériterait pas l'ombre d'un billet, je m'étonne quand-même que personne n'ait indiqué au conservateur qu'il existe maintenant de très bonnes ampoules électriques sans émission d'UV qui permettent d'éclairer tout à fait décemment les objets sensibles à la lumière... En faire l'acquisition, notamment pour éclairer certains textiles chatoyants dont les couleurs — par défaut d'éclairage — se résument à un vague salmigondis de taupe et de brun, pourrait être déjà un premier pas vers une exposition réussie (le second serait d'éviter de susciter chez les visiteurs curieux une danse de sioux devant chaque vitre pour réussir à voir l’œuvre en évitant les reflets que ce médiocre éclairage parvient cependant à répandre...)

Les copines et les perles qu'on leur doit.


C'est Anne qui m'a glissé un discret crochet entre les doigts quand je n'avais tenu jusqu'alors que d’encombrantes aiguilles. Et si je reste fidèle aux secondes, je dois avouer que la liberté que confère le premier m'a convaincu de ne jamais sortir sans lui. Quand on est affublé de la sale manie de ne regarder l'avenir qu'en le tapissant de projets, imaginez ce que représente ce petit crochet glissé dans la poche de l'esseulée que je suis ! Combien de bérets pour masquer la grisaille de vie, combien d’aumônière pour y cacher ma peine à ne pas voir plus loin que le bout de mon nez...


C'est à Colette que je dois de l'avoir enrubanné de perles pour mieux me bercer de sa versicolore ritournelle. A peine le livre en main, j'ai tiré de mes héritages trop tôt dévolus, les fins crochets de ma mémé et quelques fils de couleur.
J'ai découvert avec ravissement qu'ils ne demandaient qu'à revoir le jour et que dans leur joie, ils se sont fait graciles et cordiaux ! D'un geste dont je n'imaginais pas qu'il puisse être si facile, j'ai habillé de reflets d'or un sombre marcel de réforme, déguisé de vermillon un pâle tricot de peau et bordé de perles irisé une étoffe par trop terne.

C'est ainsi qu'à défaut de savoir relever les ruines où le shadok que je suis, persiste à vasouiller, force m'est d'admettre que je suis parvenue à les habiller de bien jolie manière. Mais ceci fera l'objet d'un second billet avec preuves à l'appui !

L'âme du bivalve et la fougue de la patelle...

Ma vie était un champs de ruine, j'en ai désormais fait un désert. Moitié palourde, moitié bernicle, j'avance à reculons pour ne me fixer que là où l'on a de cesse de ne surtout rien vouloir construire. Étrange banc de sable enjôleur dont la seule constance est de se défaire obstinément. Entière à mon habitude, je partage jusqu'au QI desdits mollusques. Alors je reste là.  Molle et triste. A me boucher la vue, j'ai au moins l'assurance de ne plus risquer de m'illusionner encore...

Cherchez l'erreur :

Art. 66 de la constitution française : " Nul ne peut être arbitrairement détenu.

L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi."

Déclarations de Monsieur Jean-François COPE : " Concernant l'application des peines, «nous préconisons que ce soit vraiment le parquet, le procureur qui aient l'entière responsabilité de l'exécution des peines», a-t-il ajouté. Actuellement, cette responsabilité incombe au juge d'application des peines (Jap) qui n'est pas soumis hiérarchiquement au pouvoir exécutif."

Dites, Monsieur Coppé, et si par le plus grand des hasards les rédacteurs de la Constitution l'avait prévu volontairement que ce ne soit pas le pouvoir exécutif qui détienne un tel pouvoir ?  huuummm ? En matière de lutte contre l'arbitraire cela se fait vous savez...


Amours toxiques

- Ligne 13 -
Le guide de voyage qu'il tient dans la main titre Paris orné d'accents et d'un "z" ou deux.
Ils se regardent de leurs yeux d'un Est délavé. Peureux. Et tellement heureux

Opération escampette : plonger le nez dans mon sac sans fond. Y repérer le carnet à projets. Celui où j'écris en rouge les courses à venir.
Je remplis ma vie comme je peux... Et puisque je ne parviens pas à ne pas rêver d'avenir, je m'en fabrique un de pleurs et de sueurs. Lesquels ont le mérite de me rappeler que mon corps existe encore.

Je donnerai cher pour goûter une fois encore au bonheur de ces deux-là.

 
D'ici je suis partie. J'ai déserté les lieux.
Doucement.
J'ai frémi d'effroi lorsque des yeux y sont venus quêter leur propre reflet avant de me faire le reproche de ma liberté au nom du dieu Qu'EnDiraT'on.
La douleur était sincère et mes doutes profonds sur ce que l'on peut, céans, écrire ou non.
Je ne suis plus venue que cracher le trop plein de mon désarroi.

Avant d'abonner ces lieux trop publics.
 
Faire de ma vie une tombe.
 
Ne plus parler. Se terrer. Ne rien dire.
Laisser le silence ensevelir mon terrifiant bonheur défunt.
 

#ainsivamavie

J-1 : Je remplis méthodiquement un formulaire en ligne. Depuis le temps que je collectionne les inscriptions, je ne perds pas de temps, non je ne suis pas licenciée et ne cours pas sous la raison de mon entreprise.

Mais sous mon état civil *, le nom de mon club (facultatif) et la taille de mes tee-shirt ([M], Tarquinet va être content), il y a deux champs obligatoires "En cas d'urgence personne à contacter". 

J'ai considéré ces deux champs obligatoires (nom* & numéro de téléphone*) les plus froidement possible. Foin d'émotions, raisonnons : Qui prévenir ? Et comme décidément rien ne venait, j'ai pleuré.

J-3 :

  • - Tarquinou, que fais-tu là ? Il est 3 heures du matin !
  • - Maman, je n'arrive pas à dormir.
  • - Oh tu as fait un cauchemar mon amour ?
  • - Non, Maman. J'ai peur que tu meurs.
  • - (...) [ long silence suivi d'une tentative d'argumentation rassurante ]

J-2 : [même scène, même lieu, mêmes personnages]

J-1 au soir

  • - Maman ? Papa me manque...
  • - Oui, Tarquinou il me manque aussi, mais la vie continue tu sais bien.
  • - Oui, Maman.
  • - Dis Maman ? Tu pourrais te remarier tu sais.
  • - Oui Tarquinou (et comme je ne savais pas quoi lui dire d'autre, je n'ai rien ajouté)[1]

J-1 au coucher :

  • - Tarquinou ? Mais que fais-tu dans le lit de Tarquinet ? Tu ne vas pas bien dormir. Vous êtes trop à l'étroit.
  • - Mais non Maman, laisse-le. Quand il dort avec moi il ne se réveille plus la nuit.
  • (...) Oui, tu as raison Tarquinet. (...) Je vous aime très fort mes enfants.
J-0 au matin
  • - Tarquinet, toujours partant ?
  • - Oui, Maman !
  • - Bon on ne part trop vite ok ? On s'arrêtera de toute façon et on repartira ensuite.
  • - Ok ! Maman !

Maman, mes pointes et moi  ?  - Poursuivre. Continuer. Persister.

 

Notes :

[1] Ajouté 10 minutes après mon billet initial. Ce dialogue —parfaitement authentique— m'avait échappé dans le flux de conservation que j'aimerai parfois consigner...

 

Le journaliste est bête, il croit que c'est le juge qui est bête, alors qu'en fait c'est l'avocat dit le justiciable*

Devant les spasmes médiatiques qu'a déclenché le jugement rendu hier par la 11ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris dans l'affaire Kerviel et les énormités que j'ai lues dans tous les grands quotidiens nationaux (il semble que les commentaires des journalistes à la télé aient été plus affligeants encore mais par bonheur je ne regarde pas la télévision), je vais quand-même me fendre d'un micro billet pour rappeler qu'en droit de la responsabilité, pour indemniser un préjudice, on ne prend en considération que ce seul préjudice. La situation financière de celui qui en est l'auteur, la gravité (ou non) de sa faute ou tout autre élément étranger à ce qui constitue ce seul préjudice est parfaitement indifférent. Les magistrats ne peuvent adoucir la dette de réparation du prévenu au prétexte de ses revenus, pas plus qu'il n'accorderont —en droit français— de dommages et intérêts plus importants au prétexte de la richesse de celui-ci.
Si le livre qui a été détruit coûte 10 €, le prévenu déclaré coupable de cette destruction (je vous laisse inventer les préventions diverses et variées qui peuvent avoir fondé les poursuites pénales) sera condamné à payer à la victime propriétaire dudit livre, la somme de 10 €. Même si le prévenu est Monsieur John Davison Rockefeller lui-même. Si le prévenu a causé un préjudice de 4,9 milliards d'euro, il est condamné à payer à la victime 4,9 milliards d'euros.
Dans cette affaire, ce n'est pas le montant de la condamnation qui est considérable : ce sont les sommes qui ont été perdues par l'action du prévenu...

Notes :

[*]  Slogan emprunté à la campagne de Sécurité routière 2006 "L'automobiliste est bête, il croit que c'est le motard qui est bête alors qu'en fait c'est le cycliste, dit le piéton."

l'incommensurable profondeur de la vacuité...

Les histoires d'amour me font toujours pleurer : la mienne était trop belle. Et je ne sais pas bien barbouiller de gris mon passé pour rendre plus luisant mon présent.
Sept années ont passé.
Les premières étaient si sombres que nul éclat ne pouvait les adoucir. Les suivantes, de croire que les ténèbres pouvaient s'éclaircir, étaient chamarrées du plus dérisoire espoir.
Puis les dernières sont venues.

  • S'interdire de jeter les yeux derrière soi
  • Bientôt proscrire toute idée d'un futur 
  • Ne pas penser- surtout ne pas rêver.
  • Calibrer la lumière au trébuchet des ténèbres. Et bien se garder de s'éblouir de ses lumineux souvenirs.
  • Oublier ce qu'est le bonheur. Mon présent en sera moins miteux.

Jusqu'au jour où l'évident constat vous saute à la gorge.
J'ai beau rire, j'ai beau sourire, j'ai beau me réjouir je n'aime décidément pas ce que ma vie est devenue...

 

Avant de m'écrire combien c'est mal de mépriser le présent, de ne pas me jeter dans l'avenir à corps perdu ou tout simplement d'avoir écrit ce billet, merci de lire les deux commentaires que j'ai d'ores et déjà écrits à ce sujet et que je me suis permise de mettre en gras pour que nul n'en ignore. N'insistez pas, je ne retrancherai pas le moindre mot et ne travestirai des émotions qui, bien que publiquement exprimées, sont et demeurent miennes...

 

Du pillage —totalement— décomplexé !

Le comble de la piteuse rapine c'est de faire main basse sur l'œuvre des autres avant d'interdire à autrui d'en faire la reproduction ! Et bien je vous présente le piteux site qui vous en offre une magnifique vitrine :

FredZone, zone de pillage hautement décomplexé

En bandeau, une photo de mon pied, dans ma vibram Five Fingers, prise dans mon jardin axonais et publié —avec mon autorisation— sur le site de wanarun.

Du vulgaire pillage, me direz-vous ! Et vous ajouterez que cela n'est certes pas la première fois que j'en suis victime...

Que nenni ! là c'est du grand art (en matière de rapine j'entends !) Jetez donc un oeil sur les mentions légales que surmonte MA photo de MON pied dans MA chaussure dans MON jardin prise avec MON Canon :

fredzone-mentions-legales.jpg


Sous MON pied à moi, un peu plus bas vous pourrez lire :

Droits de reproduction

La reproduction de tout ou partie du contenu de ce blog est interdite sans la permission écrite de l’auteur (sauf mention particulière). Tout autre matériel contenu sur ce site (photos, textes, images, codes source, logos, noms de produits ou marques citées, etc.), est la propriété de leurs détenteurs respectifs."

Autant vous dire que mon pied mériterait de s'imprimer sur autre support que la page de l'indigent webmaster ...

 

Edit un peu plus plus tard : j'ai reçu dans les cinq minutes qui ont suivi ma demande, l'assurance que la photographie était ôtée du site ainsi que des excuses qui m'ont convaincues, non pas pas de retirer ce billet mais les informations personnelles qu'il contenait

 

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Soutache

Soutache, substantif féminin. Passementerie. Galon étroit et plat, à deux côtes, qui orne un vêtement en cachant les coutures ou en figurant par ses entrelacements des dessins variés. Soutache de coton, de laine, de soie; broderie de soutache.