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Comment j'ai rajeuni d'une année sans crème anti-ride et sans photoshop

Ce matin, je me suis réveillée tard, deux chats contre moi et toujours étonnée de roupiller autant dans ma maison axonaise. Pour tout vous dire j’avais totalement oublié que j’avais 47 ans aujourd’hui. Un coup d’œil sur mon iphone qui m’annonçait quelques dizaines de message facebook me souhaitant un bon anniversaire m’a vite ouvert les yeux. Alors il m’est revenu une anecdote assez drôle que j’ai eu envie de partager :
Depuis toujours, je prête assez peu d’importance aux dates d’anniversaire, il est arrivé régulièrement d’oublier le mien (et donc celui de ma zomozygote) et je dois confesser que je ne sais pas non plus toujours l’âge que j’ai. Parfois je suis obligée de réfléchir pour trouver le bon…
Il y a deux ou trois ans, j’avais 44 ans exactement. Je m’approchais de mes 45 ans, ou peut-être les avais-je déjà dépassé de quelques jours, voire d’un mois ou deux. Un jour, je m’exclame tout haut “Rhââ à 45 ans, je suis toujours infoutue de…” (de faire correctement une multitude de choses, tant et si bien qu’aujourd’hui je ne sais plus laquelle). Bref, je dis à voix haute que j’ai 45 ans.
Incontinent, Tarquinou m’interpelle : “Maman, tu n’as pas 45 ans mais 46 ans…
Ah bon ? Je réfléchis une minute… et comme je me souviens avoir fêté mon anniversaire il n’y a pas très longtemps, j’en conclus que je me suis encore plantée dans mon âge et je crois sur parole ce petit bonhomme qui doit avoir une bien meilleure mémoire des dates que moi-même…
Et donc pendant les 7 ou 8 mois suivants je me suis désormais exclamée tout haute : “Rhââ à 46 ans, je suis toujours infoutue de…
Jusqu’au jour où j’ai prononcé des paroles devant quelqu’un qui suivait mieux le compte du temps que moi-même et qui m’a immédiatement interrompu pour me signaler que je n’avais pas 46 ans mais 45 ans… Hein ? Ah Bon ? Tu es sûr ? Et moi de compter les années qui me sépare de l’année 1966… Ah oui ! j’ai 45 ans !!!! Et voilà comment j’ai eu l’immense surprise de rajeunir d’une année !
Tarquinou était tellement content de son bon tour qu’il s’obstine à chacun de mes anniversaires de me convaincre que j’ai — en réalité — une année de plus… Alors pour lui faire plaisir et aussi parce que je ne veux pas avoir peur du temps du passe, je fais semblant de le croire… Bref, j’en finis par être un peu perdue avec mon âge…


Le marathon des écluses, c'était dimanche dernier

Avertissement : ce qui suit n’est pas tout un fait un “CR” de course à pied. Il y est moins question de fréquence cardiaque que de peine de cœur, et j’y livre davantage mes piétinements que mes allures “au kilo” ; quant au parcours vous avez deviné que son relief ne se mesure pas en mètre ou en pente mais bien davantage en pluviosité…
Le marathon des Écluses c’est une très belle course. Je l’ai, pourtant, choisie un peu par hasard. Enfin non. Surtout en fonction de sa date : le 29 septembre. Et je n’ai pas trouvé de marathon plus proche du 25 septembre 2013, parce que le 25 de ce mois, dix ans me sépareraient de mon mari. Alors j’ai pris un calendrier des courses et je me suis inscrite. Avec ce que cela impliquait : un marathon cela ne s’improvise pas. Enfin pas pour moi. Cela se prépare. Cela en fait des kilomètres à dérouler entre moi et la nostalgie. Cela fait passer tout un été. Un bel été où j’ai enfin découvert combien j’étais soulagée d’être seule, que mes projets en solitaire avait l’immense avantage de n’être pas de vagues utopies et que j’avais un corps qui servait enfin à quelque chose. Et puis de laisser cet échec-là derrière moi. Une prépa c’est un tunnel dans lequel on s’engouffre. On passe à autre chose. Semaine après semaine on y déroule ses entraînements comme on ferait des gammes. On s’inquiète, on se félicite ou se maudit. Bref on vit. Sans trop penser à ces 10 ans qui s’annoncent et dont on sait que malgré toute la distance que l’on déploie avec ses émotions, cela reste toujours un cap à passer… à cause des regards qu’on ne l’on peut s’empêcher de jeter en arrière, du constat que l’on fait de sa vie, de ce qu’elle est devenue, des choses que l’on a réussies ou de celles où l’on a échoué… et du manque dont la béance me saisit parfois.
Alors j’ai couru tout l’été. Avec entrain et méthode. Et puis de retour à Paris, les choses se sont un peu gâtées. Mon tendon d’Achille droit a décidé de jouer les Castafiore, braillant sa rancœur à plein poumon, et comme si cela ne suffisait pas, les douleurs à l’impact sous mon pied gauche (séquelles de fracture du second métatarse) on fait un retour remarqué en scène. J’ai stoppé là les entraînements, me suis écroulée littéralement de fatigue le weekend précédent l’épreuve. Le samedi suivant, j’ai pris le train pour débarquer à l’hôtel de Paris. Une adresse que l’on m’avait recommandée et que je recommande vivement. Quelques heures de sommeil agité plus tard me voilà attablée devant un dominical petit déjeuner (servi exceptionnellement à 6 heures tapantes pour satisfaire les exigences digestives de nos sportifs estomacs !). Le temps de me bricoler autour de mon tendon d’Achille un bandage avec du KT tape chargé d’espérance quasi mystique et de m’enduire de crème anti-frottement — toujours mon épitact “pieds secs” qui ne m’a jamais déçue en quelques parties du corps où je l’applique — et je m’en vais prendre la navette de l’autre côté du pont. Je prends place auprès d’un jeune homme sympathique qui a déjà couru l’épreuve et m’en livre les détails. J’ai à peine le temps de m’inquiéter que j’apprends que le chemin de halage, représentant environ  80 % du parcours, est constitué d’un mélange de terre et de sable parfaitement stabilisé. Mon Achille droit et mon Lisfranc gauche s’en félicitent incontinent ! J’échange encore quelques sms, tweets ou messages divers puis j’éteins mon portable sur l’injonction de mon Tarquinou : “ne sois pas en retard et ne te dope pas trop !” En deux temps, trois mouvements, je récupère mon dossard et rejoins un vestiaire où je parviens sans trop d’attente à accéder aux toilettes (l’organisation de cette épreuve est sincèrement un modèle du genre !). A la consigne je retrouve mon voisin de bus avec lequel nous échangeons force encouragements. Les rues de Mayenne sentent bon l’arnica et les pommades chauffantes. Je me retrouve 35 ans en arrière dans les allées du Bois de Boulogne un dimanche matin, jour de départ du Cross du Figaro… Mais bientôt, je sais que c’est l’heure de l’échauffement et je le redoute. Dès la première foulée, je sais que le tendon n’est pas rétabli et qu’il va falloir composer avec. Le départ est donné à l’heure, sans bousculade et en toute courtoisie (cela m’a changé des courses parisiennes !). Le début du parcours ne présente pas d’intérêt particulier si ce n’est qu’il est constitué de trois boucles (une petite et deux grandes) Trois passages auprès du staff de l’organisation. Et par trois fois je m’interroge… “n’est-il pas plus raisonnable de renoncer maintenant et de trouver un véhicule pour rentrer sur Laval plutôt que de risquer un abandon en pleine campagne ?…” Pieuse question de forme évidemment, on ne renonce pas maintenant ! Après quelques kilomètres, je me rassure, la chaleur de l’articulation aidant, j’oublie un peu ce tendon qui tire, je m’installe dans mon allure marathon et profite de la course. Sincèrement, c’est, avec la Balade de Riquet, une des plus jolies épreuves à laquelle j’ai participé, toutes deux se déroulant d’ailleurs au bord de l’eau, bercées par les écluses qu’elles enjambent. J’ai passé le semi à l’heure (1h.59’07”), toujours aussi étonnée de notre faculté à cavaler exactement dans l’allure souhaitée. C’est au kilomètre 25 que les choses se sont gâtées. J’ai d’abord senti l’Achille qui protestait à droite puis, sur sa gauche, le Lisfranc s’est mis à rouscailler. Au 26ème kilomètre j’étais déjà dans le rouge… Le joli tapis soyeux qui tapissait ce ravissant chemin les avait tenu en respect sur 26 bornes, c’était déjà bien. Sauf qu’il m’en restait 16 à parcourir. Je savais que la suite n’allait pas être une partie de plaisir. J’étais en deçà de la vérité. J’ai recroquevillé mon pied gauche dans ma chaussure pour essayer de ne plus taper sur le sol le point d’élancement et j’ai essayé d’oublier ce tendon. Le reste est dans tête. Je ne sais plus rien du paysage. Je me souviens des sourires, des encouragements que des inconnus m’ont lancés. Merci à eux. Je me souviens devoir m’arrêter et d’avoir envie de pleurer et puis des coureurs sont passés, ils m’ont lancés des “tiens bon” et aussi des regards de connivence. A un moment les douleurs osseuses était si fortes à gauche que je me suis déchaussée et longuement massée avec de la pommade calmante que j’avais emportée. Quand j’ai repris ma route, j’ai crû que j’allais hurler. La seule solution qui m’est apparue c’était d’abandonner. Mais je ne voulais pas d’un échec. J’en avais déjà connu un et je savais que c’était encore plus long et plus difficile à digérer que les 7 ou 8 bornes qui me séparaient de l’arrivée. C’est à ce moment que dans mon mp3, une voix s’est mise à chanter en espagnol. C’était une chanson que m’avait envoyée Pablo, quelques heures avant le départ quand il me manquait quelques titres pour compléter ma “playlist”. J’y ai vu un encouragement de marathonien… et puis j’ai pensé à la ténacité de ma zomozygote qui collectionne les médailles sur les “ironman“… et puis j’ai pensé aussi à Stéphane. Voilà. J’ai décidé de serrer les dents et, puisque c’était si dur de repartir de ne plus m’arrêter jusqu’à l’arrivée. Enclencher le mode “robot”, ne plus penser mais avancer, exactement de la même façon que durant ces entraînements sur tapis roulant que j’exècre tellement.  Je me suis nourrie de tous les sourires que l’on m’a lancés sur la fin de ce parcours, j’ai frappé dans les mains menues que tendaient les enfants, j’ai pris comme du miel tous les encouragements que l’on s’est lancé entre nous, parce que je n’étais pas la seule à souffrir : “allez on y presque” “la fin est dure mais c’est la fin. Là, il faut tenir”. Sans tous ces gestes, toutes ces attentions, je n’aurais jamais tenu. Je voulais juste finir. Que cela s’arrête enfin. J’ai piqué un dérisoire petit sprint sur les derniers 50 mètres. Je finis les courses ainsi depuis l’âge de 11 ans, celle-ci aussi… Et puis je me suis assise et j’ai pleuré. Je devais avoir les yeux brouillés parce que je n’ai pas fait 4h.15 comme je le pensais mais 4 heures 17. J’ai pleuré bêtement parce que j’avais mal et que cela avait été la course la plus terrible que j’avais terminée et que j’étais tout à la fois fière d’avoir tenue bon et déçue de mon temps. Mais j’ai vite ravalée mes larmes, j’étais bien trop gênée de l’inquiétude que je suscitais. Une dame s’est assise a côté de moi et m’a expliqué qu’elle m’avait suivie presque tout du long. Elle avait repéré mon bandage et se motivait en se disant que si j’y arrivais en étant blessée elle pouvait y arriver aussi. Et elle m’en remerciait. J’en était toute émue. Je suis restée un peu, je me suis chauffée à l’humanité de celles et ceux qui arrivaient et qui savouraient leur joie d’être là. J’ai profité encore quelques instants de cette formidable ambiance de course où l’on se parle, se félicite et se congratule avec chaleur et sincérité et puis j’ai pris le chemin du retour. A l’hôtel, des douches avaient été laissées à disposition des clients sportifs et j’ai dû faire un effort pour m’arracher à la chaleur de l’eau et me rendre à la gare. Je garderai de l’accueil à Laval et de l’organisation de l’épreuve un excellent souvenir que ne viendra pas même gâter la vendeuse du “snak-bar-presse” L’Univers qui expliqué doctement que “non on ne vendait pas d’eau” et que “non, on n’avait pas le droit non plus de remplir mon bidon d’eau du robinet“… j’ai heureusement connu des buralistes plus urbains
J’ai fait encore des rencontres, des chouettes celles-là, parce que quand on vient de partager 42 bornes, on se trouve vite des affinités et puis je me suis assise dans le train du retour près d’un gentil monsieur qui m’a montré ses photos de vacances. A un moment, je me suis retrouvée seule. Alors j’ai pensé que le 25 septembre était vraiment derrière moi. J’ai posé mes coudes sur mes genoux, j’y ai enfoui mon visage et j’ai enfin pleuré à gros bouillons.


Chats en boîte

Chats-en-boite.jpg

Dotclear et moi, une belle histoire...

Aujourd’hui, dotclear a dix ans ! Un bon jour pour lui dire qu’on l’aime.
A mon dotclear à moi, je lui ai confié tout ce que j’avais de plus précieux, pas que des mots, pas que des images, non c’est le plus profond de mon cœur que je lui ai ouvert. Et puis aussi mes colères ! De grandes et noires colères parce que le sort a parfois été rude avec moi et que je préfère ruer que de courber l’échine. Et puis des larmes. Beaucoup de larmes, parce que c’était le seul qui pouvait tout entendre, le seul à qui je pouvais me confier sans me sentir ensuite coupable d’avoir plombé sa journée avec mes chagrins à faire pleurer les morts. Dotclear, c’était ma petite lucarne qui brillait dans un monde soudainement devenu trop noir pour moi ; je bricolais mes mots sur mon vélo et puis après le câlin du soir je filais les lui griffonner. Pour ne pas me noyer. Pour rester là.
Dotclear a 10 ans et moi, dans quelques mois, je vais bientôt fêter mes 10 ans avec lui.
C’est peut-être pour cela qu’on s’est si bien trouvé. Il a avait la vie devant lui et tout a gagner. Moi j’avais tant perdu.
Comme je suis fidèle, j’ai toujours gardé en l’état les lieux de notre première rencontre,
10 ans d’amour, ce n’est pas rien !
Dotclear, je lui dois beaucoup. Des rires et des rencontres bien sûr. Des amis, beaucoup. Et bien plus que cela. Mon dotclear à moi, c’est aussi la porte qui s’est ouverte quand la nuit était beaucoup trop sombre, qu’il faisait froid et que j’avais peur…
Je t’aime fort mon dotclear à moi.
Et surtout du fond du cœur : merci !

A coups de pompes rouges comme le sang

Overdose d’odeurs rances et de costumes moisis.
J’ai l’impression d’avoir vécu dans le 4ème âge trop longtemps, interminable confrontation au conformisme étriqué d’une personnalité rabougrie qui craint d’être écrasée par la simple présence de coloris incisifs.

Bien se garder de se faire remarquer.
Bien se garder d’exister…

Gris, terne et blafard sont le tiercé gagnant des tons trop fréquentés ces dernières années.
Sans y avoir jamais cédé, j’ai brusquement envies de couleurs meurtrières.

Envie d’écarlate et de sang.
Envie d’être cruelle pour oublier combien j’ai été trop patiente.
Envie de démesure, de baïonnette et de férocité.

Mais aussi de couleurs, de rire, de vie et de sexe.
Toutes ces choses dont il est si difficile de crier qu’elles vous manquent et dont on remet toujours au lendemain le difficile constat de leur insupportable absence.

Alors, ce jour, je me suis achetée des chaussures…rouge-sang.jpg

Quand, à Saint-Ouen, on s'inquiète pour les trafiquants...

Cinq ans que l'on voit notre ville livrée au trafic de drogue, qu'on ne peut plus ouvrir ses fenêtres en raison des hurlements des guetteurs, que l'on se fait dévisager dans la rue, histoire de bien nous faire sentir que l'on est chez eux et pas l'inverse, que... que... (la liste est si longue qu'un jour je détaillerai par le menu ce que veut dire de vivre au milieu du trafic de drogue) Cinq ans  que l'on est livré à nous-même dans un silence assourdissant de la Mairie et.... sur Twitter le CM de la municipalité s'inquiète... du sort des trafiquants !

Tweet_Hallouch_Hakim_sort_inculpes.jpg Que l'on me comprenne, vous vous doutez bien compte tenu, autant de mes convictions que de ma profession que je me battrai personnellement pour ces individus là bénéficient de toutes les protections auquel leur qualité les autorisent... mais ce qui serait vraiment, MAIS VRAIMENT chouette, ce serait déjà, avant qu'on pense à les protéger, de les mettre hors d'état de nuire et au passage protéger les administrés dont la municipalité a aussi la charge... 

Si vous en doutiez, vous en avez la preuve : à Saint-Ouen la gravité n'est pas tout à fait comme ailleurs : on y marche sur la tête !

La manif pour tous, celle qui nourrit la bête et s'en lave les mains...

Nous avons eu cela :

Et puis, il y a eu les appels au sang de Frigide Barjot, l'appel à la guerre civile d'un ancien ministre de la République et ses références nauséeuses à l'étoile jaune. Et puis, il y a eu des slogans, des discours d'une telle haine que j'ai eu honte de mon pays.

L'UMP a hurlé sur tous les tons que la démocratie n'avait pas été respectée au prétexte d'une loi qui a été votée par les deux chambres du Parlement avant d'être validée par le Conseil Constitutionnel, sans qu'aucune voix claire ne s’élève pour rappeler de quoi était faite la démocratie...

Alors, oui, c'est vrai, hormis celui qui a tué d'un coup de poing Clément Méric, on ne peut accuser quiconque d'en être directement responsable....

Mais faire le coup de poing contre les principes républicains, a fortiori dans une période de crise économique dans laquelle l'extrême droite prospère et se boursouffle, légitimer leurs paroles homophobes, utiliser un vocable qui traditionnellement leur appartient, leur offrir défilés et visibilité n'est pas un alibi en béton pour offrir aujourd'hui le visage de l'innocence offusquée...

Presque cinq ans, bientôt dix.

Et au bout de cinq ans moins deux ou trois poussières, cela s’est arrêté. Il faut dire que la vacuité y était tellement manifeste que je ne pouvais plus faire autrement que de la regarder en face ; comme une maladie silencieuse, elle avait tout envahi, aucune fonction n’avait été préservée, aucune alcôve dérobée ou de jardin secret pour se retrouver. Petit à petit, renoncement après renoncement, elle avait tout rongé. Le vide parfait. Le vide absolu. Un vide tellement sidéral que l’on ne n’y maintient évidemment que pour se cacher d’autres maux. Des maux plus sombres. Pourtant quand il n’y a plus eu que quelques poussières pour me séparer de cette demi-décennie, j’ai eu honte de moi. Honte à pleurer de ma lâcheté, celle de traîner ma peine, de ne pas oser savoir pourquoi je me confinais dans un tel vide. Honte de ces rêves enterrés vivants et de ces tombereaux de désillusions que je charriais l’air de rien… Comme si arborer un air indifférent suffisait à vous mettre à l’abri de la vie… 

… et de la vérité. Je sais bien pourquoi je remplis ma vie de vide. Une sombre histoire de bonheur perdu et de résignation. Une intrigue presque romanesque sauf que mon prince charmant est mort alors le bonheur est devenu un eldorado un peu compromis… ou en tout cas tellement improbable qu’il ne faut pas compter dessus. Voilà, cela va faire bientôt dix ans que je joue et rejoue la trame de la même comédie. Avec des couplets plus ou moins longs, avec des refrains plus ou moins entraînants… des espoirs plus ou moins réels, mais au fond, c’est toujours le même air… et cinq ans c’est long.

Cinq ans, c’était le temps qu’avait duré mon mariage. Ce qui ne signifie pas grand chose si l’on sait que c’est avec un enfant dans les bras et l’autre bien au chaud dans mon ventre que mon époux m’avait passé la bague au doigt… Mais cinq ans de bonheur cela avait un sens. Cinq ans de vide aussi… et cela m’a terrifié. Une terreur soudaine, un peu irrationnelle qui m’a mise à l’abri de la tristesse, des regrets ou des doutes.

L’avantage du vide, c’est que lorsque l’on décide de ne plus le partager, votre vie est exactement la même.  Il n’y a pas d’échange d’objets pris en otage sur un pont dans le brouillard, pas de petites cuillères à compter, à recompter et à se disputer. Ce qui devait être rendu tenait dans une petite enveloppe… Un vide si grand que les enfants ne se sont même aperçus de rien. Alors ma vie est restée strictement la même. Sans aucune accroche qui ne puisse me faire penser ou regretter ce passé. Bientôt dix ans de solitude. Peut-être m’en faudra-t-il cent pour réussir à me défaire d’elle. Je ne sais pas. Ce que je sais ce soir c’est que quant à ne pas avoir d’avenir du tout, l’inconnu est plus riant que le néant… Et quant à pleurer sur soi, autant le faire pour de bonnes raisons et n’embarrasser personne de sa peine…

Ensemble...

J'aimerai tant savoir dessiner...

Là, maintenant, j'aimerai prendre un crayon et coucher sur le papier deux silhouettes l'une contre l'autre. Un couple qui se partagerait un bel et unique phylactère contenant un seul mot : "ensemble" !

Et ainsi chacun rêverait des mêmes mots : "l'un contre l'autre". A sa manière...

CONTRE, prép.
Exprime un mouvement vers, par opposition à un mouvement de sens inverse ou à une résistance.

I. [Sens local]
A. Exprime le contact étroit ou le choc au terme d'un déplacement. Il met une échelle contre le mur; il serre son ami contre son cœur; les vagues se brisent contre les rochers

II. Exprime l'opposition.
A. Exprime une relation d'hostilité, de lutte.
1. Contre + subst., nom propre ou pron. Le plus souvent contre exprime l'idée d'hostilité ou de menace conjointement avec le verbe, le syntagme verbal ou le subst. qui précèdent. Il s'emporte contre qqn; il proteste contre le projet.

source

Rêvons un peu : l'hiver est bientôt fini !

Avec deux ou trois poussières de recul, certaines incongruités vous paraissent parfois d'une telle évidence que l'on se doute qu'elles ne doivent leur longévité qu'à des raisons qui ne tiennent en rien à leurs intrinsèques qualités...

Changer la couleur des rideaux et rebâtir ce morne thème qui n' a que trop longtemps attristé ces pages, me semble donc tout à fait d'actualité ! J'ai retrouvé mes fichiers d'origine, ceux peinturlurés de rose layette et de bleu fané et l'envie de les glisser dans un moelleux Ductile se fait chaque jour de plus en plus précise ! Eu égard à l'impressionnant coefficient de viscosité dont je fais preuve quand il s'agit de me défaire de la morosité, je vais bien me garder de fixer un calendrier céans...

J'ai déjà décidé de réintroduire des vieilleries que je n'aurais jamais dû décrocher et notamment :

  • mon bouton "blog sans dieu", lequel me paraît plus d'actualité que jamais !

  • mes mentions légales - avec une dédicace à quelqu'un qui s'y reconnaîtra (enfin, si je n'ai pas égaré trop loin mon fichier)
Et comme les pages courantes (ainsi d'ailleurs que ma vie depuis un certain temps) manque singulièrement de couleur, je m'en vais vous coller une collection de bibelots un peu kitch mais toujours plus joyeux que ce gris ambiant :

sans oublier ma collection de puces :

et enfin une photo où je mesure le temps écoulé depuis mes premiers billets : 

Et la vie continue...

  • Ne plus jamais... JAMAIS... livrer l'adresse de ces lieux. Y écrire en toute liberté est décidément la seule façon d'en préserver l'envie.
  • Faire de grands sourires à mon Tarquinou qui n'avait de cesse de souligner "ma petite mine".
  • Détricoter la paire de chaussettes quasiment achevée.
  • Hanter les chemins de traverse où j'aime cavaler. Y respirer le grand air.
  • Profiter du souffle, il retombera bien assez tôt !

Petit sexisme ordinaire à Saint-Ouen : le Blog Notre Saint-Ouen

Il se court tous les ans à Saint-Ouen une course sans prétention qui se nomme la vivicittà. Et bien figurez-vous qu’il s’y passe, pour ce 21ème siècle, un évènement EXTRAORDINAIRE : les femmes y prennent le départ. Et encore PLUS EXTRAORDINAIRE, elles montent même sur les podiums… Fou hein ? Tellement surprenant qu’il se trouve encore des hommes de cro-magnon qui l’ignorent parfaitement et qui persistent tout à fait délibérément dans leur aveuglement puisqu’ils ne répondent, pas plus qu’ils ne publient les commentaires s’étonnant de leur cécité :

Un grand bravo aux champions du blog audonien : “NOTRE SAINT-OUEN”
qui publient une photographie puant de testostérone et qui ne prennent même pas le soin de signaler que les femmes montent AUSSI sur les podiums !
Je précise quand-même qu’avant de publier ce billet et ce depuis plus d’un mois, j’ai signalé en commentaire que son contenu me semblait pour le moins sexiste… la modération a considéré qu’il ne méritait pas d’être publié…

Mode d'emploi pour obtenir un jeu à 20€ :

"Maman, tu sais quand on veut quelque chose il faut respecter deux règles :
1 - être gentil
2 - Savoir demander les choses au bon moment"

Tarquinou, 10 ans...

L'égalité - un poème de Tarquinou

Ce soir, Tarquinou m'a lu un poème qu'il avait composé pour l'école. Moi je l'ai trouvé très chouette ! Et même si j'avoue avoir un peu questionné mon marmot sur le sens ou la grammaire de certains vers (...) nous avons décidé tous les deux que ces quelques strophes avaient leur place ici :

L'égalité


Tout le monde peut se marier
Égaux ou pas
Libres ou pas
Ceux qui s'aiment doivent avoir la liberté

Pourquoi certains ne peuvent se marier ?
Pour des bêtises !
S'ils le veulent, marions-les !
Qu'on les égalise.

Pourquoi les rejeter ?
Nouons la fraternité
Hommes ou femmes,
Où est le blâme ?

Tarquinou (10 ans)

Petit exemple illustré -et sanctionné- de la politique immobilière de la Mairie de Saint-Ouen

Organiser la paupérisation de la ville pour conserver son électorat... Tels sont les desseins dont je soupçonne de Madame le Maire de ma ville (renommée zombieland depuis qu'elle est livrée sans résistance au bruyant commerce de la drogue). Petit exemple de manœuvre de contrôle : tenir à distance ces bobos parisiens qui pourraient bien ne pas avoir le cœur à voter communiste (ou alliés) aux prochaines élections municipales.

Sanction : « Considérant, d'autre part, qu'il résulte de déclarations du maire de la commune faites à divers médias, auxquelles se réfère expressément Mme B dans ses écritures, qu'il use systématiquement du droit de préemption à seule fin de peser sur le prix de l'immobilier, le détournant ainsi de son objet ; que, dans ces conditions, la commune ne dément pas utilement les assertions de Mme A relatives à des manoeuvres ayant eu pour objet la souscription d'une nouvelle déclaration d'intention d'aliéner à un prix minoré ; qu'il suit de là que le détournement de pouvoir allégué doit être tenu pour établi ;  »
Arrêt de la Cour administrative d’appel de Versailles en date du 18 octobre 2012, Commune de Saint-Ouen, c/ Mme B, req. n° 11VE02174
La politique de préemption pour contrôler les prix est illégale - Un billet de Me Benoît JORION, du blog droit de préemption

Le semi de Paris sous les couleurs de France Choroïdérémie

Autant vous le dire tout de suite, il y avait bien longtemps - presque deux ans - que je n'avais pas pris le départ d'une épreuve de course à pied. La faute aux fractures, aux blessures de tout poil, à la couture (je souffre du syndrome de monomanie cyclique), à Mademoiselle Azerty, à la vie. Bref, je n'avais pas tout à fait arrêté de cavaler mais j'attendais que l'envie me tenaille de nouveau pour m'inscrire sur une épreuve. L'envie elle est venue à l'automne, juste à temps pour glaner une place -très chère !- au semi marathon de Paris. Ce n'est certes pas la course que je préfère (je l'ai même détestée en 2010 quand j'en ai passé la ligne d'arrivée en marchant pour cause d'embouteillage monstre !) mais elle avait un petit air de déjà vu rassurant (outre qu'elle nécessite peu de logistique pour la mi-banlieusarde mi-parisienne que je suis). Passées les résolutions prises lors de l'inscription, je dois avouer que je ne me suis préparée que très moyennement. Un peu de fractionné au début pour retrouver de la vitesse et des sorties de plus en plus longues mais qui n'ont jamais dépassé les 16 bornes ... et surtout de plus en plus rares puisque ces cinq dernières semaines, je ne faisais qu'une sortie hebdomadaire ! La seule chose que j'avais soignée par rapport à mes anciennes prépa c'est la PPG (préparation physique générale) à la faveur d'un Club se sport qui s'est ouvert en face de mon boulot (monomaniaque toujours...). En dépit de cette préparation un peu loufoque (ou pour le moins désordonnée) je sentais bien que je n'étais pas en trop mauvaise forme et je dois reconnaître que bien que n'ayant jamais eu des liens très étroits avec mes chaussures (à telle enseigne que je les enlevais à la première occasion) mes inov' f195 me transportaient d'aise ! Je n'avais jamais eu de chaussures aussi réactives et aussi légères (merci Olivier pour tes conseils si judicieux) et je sentais bien qu'elles ne demandaient qu'à s'envoler. Pour clore ces préparatifs peu rigoureux, dans les heures précédant le départ j'ai fait ce qu'il ne faut jamais faire : IMPROVISER ! Et ce par trois fois :
  • en changeant mes lacets classiques pour une paire géniale de lacets élastiques et réglables autant au sommet qu'à la base des œillets, paire ramenée de San Francisco puis oubliée, avant d'être exhumée de ma valise "CàP" ouverte la veille pour y chercher mon porte-dossard.
  • en me concoctant un petit déjeuner à la composition imaginée le matin même (crème de riz et arrow-root cuits dans du lait écrémé)
  • en élaborant spontanément - après mon petit déjeuner roboratif - une boisson d'effort que je n'avais donc JAMAIS testée en course :
    • 200 ml de jus de pomme
    • 200 ml d'eau
    • 2 à 3 cuillères à café de sirop d'agave
Et si je n'ai aucune hésitation à partager la composition de ce breuvage, c'est tout simplement que je me suis félicitée de m'être fait confiance ! Cette improvisation (comme les deux autres d'ailleurs) était une excellente initiative de ma part (et c'est suffisamment rare pour être souligné !).
Dimanche 3 mars - réveil à 6 h.45. Après la préparation du petit-déj et de la boisson d'effort, je m'attaque à l'arsenal anti-ampoule... et comme j'ai perdu la main, je perds également un temps fou ! Je fonce en oubliant mon tricot (mon passe-temps dans le métro), mes mouchoirs en papier et mon portefeuille ! Peu importe, j'ai le plus important : mon dossard et un ticket de métro (il m'est arrivé par le passé d'avoir déjà oublié mon dossard...).
J'arrive sur les lieux de la réjouissance à 9 heures 20 (avec 20 minutes de retard donc) et cafouille pour trouver la consigne (non elle n'est pas au Village sportif mais le long de l'esplanade). Je patiente pour y déposer mes affaires que j'ai prudemment enfermées dans un sac plastique orange vif agrémenté de joyeux fils de raphias bleu canard et ainsi le repérer rapidement lors de la cohue qui suit l'arrivée...  puis... je... commence... la........ queue............ aux.................... toi................. let...................... t..................... e........................ s....................
Une queue si longue et si lente que j'ai vite compris qu'à ce rythme, je n'avais strictement aucune chance d'être à l'heure au départ ! Bref, comme toujours, j'ai pesté contre la sous-estimation chronique du nombre de wc nécessaires au soulagement de 30.400 coureurs et coureuses et pris la direction des sous-bois où j'ai rallié le coin des filles (en face de celui des garçons, chacun respectant scrupuleusement le territoire de l'autre sexe). Tout aurait été parfait si déjà concentrée sur ma course j'avais davantage prêté attention à la végétation... et ainsi évité de poser mon postérieur sur une ortie !!
Danse urticaire et échauffement confondus, c'est en sautillant et en gesticulant que j'ai rejoint mon sas de départ (1h.50) où je visse dans mes oreilles les bouchons de mon mp3 (quasiment au sens propre puisqu'il s'agit d'un appareil destiné à fonctionner sous l'eau). Malgré la qualité sonore de ce dernier, je surprends quelques conversations qui m’inquiètent pour le moins... " Ah bon ? mon voisin de droite n'a jamais fait mieux qu'une heure au 10 km ? Mais alors que fait-il donc dans le sas des "1h.50 " ? Et oui, j'allais bientôt découvrir le mal qui ronge le départ : la surestimation manifeste des allures !
Une fois franchie la ligne et quelques hectomètres parcourus, je réalise que "c'est beaucoup trop mou !" J'ai beau me méfier de ces premiers mètres où la fougue force par trop notre allure, j'ai pris suffisamment de départs dans le passé pour savoir que le train de celui-ci est celui d'un départ de marathon à l'économe mais non celui d'un semi !
Un coup d’œil sur ma montre me le confirme : je suis même sous mon allure marathon ! Incontinent je grimpe sur le trottoir mal stabilisé -où je ne suis pas seule ! - pour essayer de reprendre un peu de vitesse. Nous nous suivons à la queue leu leu en remontant sur plus d'un kilomètre des coureurs qui papotent, s'agglutinent ou s'arrêtent au milieu pour refaire leur lacet (véridique !) Mal installée dans le rythme de la compétition, je décide de cesser de regarder ma montre et de pester contre mon allure (en tout état de cause hormis me faire pousser des ailes, je n'ai aucun remède) et de cavaler en laissant mes jambes décider seules de leur cadence. Un coup d’œil oblique après le kilomètre 5 m'indique que je suis à 12,5 km/h en vitesse instantanée. Même si je sais que cette mesure isolée n'a aucune valeur, je suis contente de savoir que je peux encore rouler à cette vitesse, fusse pour quelques instants !
Mon élan allait pourtant vite retomber : avenue Daumesnil, je me fais percuter de plein fouet par un irascible piéton qui avait entrepris de traverser l'artère coûte que coûte. Front buté et épaule agressive, le choc est violent. J'en ai le souffle coupé et je ne passe pas loin de la chute (merci à la PPG de m'avoir tant apporté en stabilité !). Un coureur sympa prend de mes nouvelles "Ca va M'dame ?" - "Oui oui ! Merci beaucoup !" La solidarité des coureurs me réconfortent ! J'attaque la méchante côte sans élan mais je la grimpe finalement pas trop mal (cela sert quand même de cavaler dans les vallons axonais !) Je recompose tranquillement mon allure et je risque un nouveau coup d’œil sur mon temps au 10 km : 53 minutes. Bon ce n'est évidemment pas mon record mais je sais à cet instant précis que j'ai eu raison de prendre le départ ! Cet instant précis mais pas l'instant suivant : une douleur lancinante s'est mise à irradier de mon avant-pied gauche pour me projeter pendant cinq kilomètres dans une terrible gamberge...
J'abandonne ? Je continue ? La petite voix de la raison (la même que celle qui avait glissé un ticket de métro dans une poche de mon camelbak) me souffle ardemment de ne pas réitérer mes piteux exploits montpellierains (16 km avec une fracture du second métatarse du pied gauche) et de foncer ventre à terre vers une bouche de métro. Châtelet, ligne 1, direct Château de Vincennes. On ne peut rêver mieux... Quoique... une autre résonne pour me dire "non ! elle irradie mais elle n'est pas encore insupportable. Souviens-toi Montpellier tu ne pouvais plus poser le pied par terre !" Je décide de faire un test in situ : je change de foulée et j'attaque par le talon. Mes chaussures ne sont pas du tout faites pour cela mais je persiste. Le test est concluant : la douleur est moins vive quand je n'appuie plus sur l'avant-pied. Par ailleurs, quand j'attaque sur l'avant la douleur me paraît stable. Je continue, ce n'est pas une fracture !!  Ne me demandez pas d'où je tiens le bien fondé de mon diagnostic qui relève bien davantage de la croyance que de la médecine mais sur le moment je me le suis tenu pour quasi-scientifique !
Quand je relève la tête de mes considérations orthopédiques, je ne sais plus très bien où j'en suis dans ma course... Oh ! j'arrive à la Bastille ! La place n'a jamais été aussi belle sous ce soleil et pour une fois les gens agglutinés - au lieu des sombres revendications manifestantes - sourient et clament des encouragements ! Je nage dans le bonheur ! Je passe devant le Cabinet. Non, cette année, je n'y reconnais aucun riverain. Tant pis, je salue malgré tout silencieusement les lieux. Je dépasse le stand des ravitos du kilomètre 15 et réalise qu'il est peut-être temps de m'alimenter. Ce que je fais d'un gel à la pomme verte (parce que les gels à la pomme verte me rappellent toujours la balade de Riquet). Depuis que j'ai décidé de ne plus faire attention à mon pied gauche, je reprends un peu de vitesse et gambade jusqu'au kilomètre 17 en attendant le mur (je mange toujours le mur au 17ème, c'est invariable). Quand je sens les jambes s'alourdir je reprends un gel en essayant de ne pas écouter les braillements de mon pied gauche.
Pour m'aider à passer ce cap, je me fais mon film : "en réalité je cavale un marathon et il me reste 25 bornes à faire..." Oui, je suis atteinte du syndrome "plus j'approche, plus c'est dur" donc il suffit de reculer le but pour que cela paraisse plus facile ! Mon cerveau se laisse gentiment tromper et je ne souffre plus trop sur la fin du parcours. Je ne fais plus attention à mon temps, de toute façon, j'ai fait de mon mieux et c'est déjà pas si mal. Je décide de profiter de l'instant. Je suis ravie d'être là. Je fais des grands sourires aux photographes en levant les bras au ciel : j'ai toujours un air lugubre sur les photos de course, il faut que cela change !
Je dépasse des coureurs qui s'arrêtent et j'en suis triste pour eux, j'ai envie de les tirer par la main... jusqu'au moment où j'avise devant moi un jeune homme qui piétine avec difficulté en supportant un drapeau rouge et blanc dont le message, comme ceux qui recouvrent son tee-shirt, est à la gloire de Nicolas Sarkozy. Si je suis la première à me poser en donneuse de leçon quand il s'agit de respecter les valeurs démocratiques à commencer par le droit de ceux qui ne partagent pas mes opinions de s'exprimer librement, j'estime qu'il est en revanche parfaitement déplacé de faire d'une manifestation sportive une tribune politique ! Bref, c'est avec une rare saveur que j'ai doublé l'individu tout en cherchant son regard des yeux. Regard qu'il n'a jamais tourné vers moi. Et j'ai alors compris à sa mine sombre qu'il avait dû endurer plus d'une raillerie durant ces 21 kilomètres...
Je vois bientôt se profiler l'arche de l'arrivée, je ne regarde plus ma montre, je sais que je suis sous les deux heures, que mon pied a tenu, que j'ai passé un bon moment, que d'autres courses viendront bientôt... Je me fais plaisir en me tirant un - tout petit - sprint et je réalise que non, je n'ai pas du tout envie de m'arrêter ! J'ai encore beaucoup de jus à dépenser moi ! 1 heure 55 minutes et 25 secondes. C'est pas mon meilleur temps mais je n'en suis éloignée que de 3 minutes, ce qui me met en joie pour une course de reprise ! Assez en joie pour ne pas être trop dépitée par l'inorganisation manifeste du ravitaillement final. De haute lutte j'ai réussi à m'emparer de deux quartiers d'orange et d'une bouteille d'eau (mais non de bananes ou de boisson de récupération). Tant pis, je sors du sas, cela me dégoûte un peu de voir tous ces coureurs épuisés devoir se battre devant des tables vides quand les cartons sagement entreposés derrière elles débordent de denrées... Décidément l'organisation d'ASO ne me convaincra pas non plus cette fois-ci...
Au final, je suis tout à fait contente de ma course. La douleur de l'avant-pied gauche a disparu dès que j'ai cessé de courir, aucune ampoule n'a fleuri (c'est proprement exceptionnel !) et je n'ai quasiment pas eu de courbatures le lendemain ! Bref, une chouette course de reprise ! Même si je sais qu'il va falloir régler ce problème d'avant pied douloureux avant courir de plus longues distances, cela n'empêche pas de s'inscrire d'ores et déjà sur de plus longues épreuves...

semi-marathon-Paris-2013-500.jpg

Coucou la voilà !

Je me suis fait — aussi gracieusement qu'impérieusement — rappeler à l'ordre sur l'état de jachère de ces lieux...

Un tableau de Nicole Sitruk: Pinceau

Cette piqûre de rappel m'a fait réaliser que non... moi non plus je n'avais envie d'abandonner cet endroit !

Mais je dois vous dire que j'hésitais à déverser ailleurs mes considérations sur le tricot, la couture ou encore la course à pied... avant de prendre conscience que je n'étais peut-être pas obligée de me cantonner céans à râler et à pleurer...

Bref, en un mot comme en cent : bonjour !

La prose de Monsieur Durand-Soufland... Encore lui !

En croquant une Wasa devant mon écran je pestais contre la journaliste du Figaro qui confond Cour et Tribunal de sorte que sa phrase ne veut plus rien dire...  Il faut dire qu'en ce moment je suis un peu remontée contre ces journalistes qui se gonflent les joues de terminologie de Palais sans s’apercevoir qu'il ne font étalage que de leur patente inculture. Bref, j'en étais là quand je me suis avisée que le sieur Durand-Souffland (dont je suis une grande fan) devait bien se trouver dans quelques autres colonnes du Figaro. Oui, suis-je bête ! Le procès Védrines. J'ai filé incontinent lire son article et si je vous dis que je m'y suis pâmée d'extase, je mentirai à peine !

"Si M. Tilly a commis ce dont il est accusé, alors il est comme tous les escrocs ou gourous tombés de leur piédestal: un vaniteux surpris nu, qui ne sauve son narcissisme du naufrage qu'à travers une logorrhée à sa propre gloire.

(...)

Me Novion, avocat du prévenu, prie le tribunal d'envisager que son client «perçoit peut-être le réel de manière différente». En clair, qu'il est à moitié dérangé. L'échappatoire par la camisole: il faudrait être fou pour ne pas la tenter."

Les Védrines face au «diable» de Monflanquin - Stéphane Durand-Souffland - Le Figaro.fr mis à jour le 25/09/2012

9 - oui, juste 9. Chiffre ou adjectif, c'est au choix....

La reine des Pommes c’est moi ! D’abord j’écoute Pergolèse. Je ne devrais pas écouter cela ! Pas aujourd’hui. Le Stabat Mater c’est triste ! En plus je l’ai écouté en concert à Bruges. Et avec un autre homme que lui *. Et c’était drôlement chouette. Je suis une abrutie. Et de le savoir ne me console pas. J’ai envie qu’on m’aime, j’en ai vraiment envie hein ! Et qu’on m’aime vraiment en plus ! Et moi je vois bien qu’en dépit de toutes mes gesticulations, je reste — pour lui — une espèce d’objet de haine intrinsèque. Le truc contre lequel on peut pas se battre ! Même pas moi avec mon caractère de cochon et mon corps de catcheuse ! Au tapis la Rélie… Je ne suis pas tout à fait dupe remarquez ! Ni de mon aveuglement ni de mes propres travers. Aller dans le mur est l’une de mes grandes spécialités. Avec d’ailleurs une obstination qui confine à la monomanie. Parce qu’en plus je suis dans le genre pugnace ! Vous me lâchez sur une proie et je suis plus tenace qu’un chien de vénerie. Un souffle d’athlète et une mâchoire de Pit-bull. Je pourrais ajouter le cerveau d’un lombric aussi… Et oui, cela peut emmener loin des qualités pareilles. Le problème c’est que ce n’est pas forcément dans la bonne direction. Et cela fait neuf ans que cela dure. Et de ces neuf années, je n’en ai tiré aucun enseignement. Si ce n’est de réussir à me marrer et à pleurer en même temps. C’est pas si mal ! Bref cela fait neuf ans* aujourd’hui que je suis veuve et j’écoute Pergolèse en pensant à quelqu’un que j’aimerai bien détester pour de bon. Il y a pire dans la vie. Il y a mieux aussi. Bon si un prince charmant aussi suicidaire que persévérant lit ces lignes, il est prié de passer son chemin sans ralentir !!

 
* {disclaimer} ne lisez pas ce(s) billet(s) si vous ne voulez pas plomber votre journée ! {/disclaimer}

 

Ce qui peuplent les lits. Et aussi les lundi

Au milieu de la nuit elle est venue sans bruit au pied de mon lit, comme elle savait déjà le faire du haut de ses dix-huit mois. Et d'une petite voix, elle m'a demandé si elle pouvait venir dormir avec moi, la faute aux cauchemars et aux monstres nocturnes — Merci à eux. " Bien sûr ma Chérie " et je n'ai même pas eu à me pousser, j'étais déjà recroquevillée dans un coin de ce lit trop grand.

Je l'ai rassurée de quelques mots et d'une caresse sur la main ; et puis je l'ai sentie s'assoupir. Comme je ne dormais toujours pas, Azerty est venue. Elle aussi elle s'est faufilée dans mes draps et s'est calée au creux de mon ventre, la faute à la froidure et à cet automne commençant — Merci à eux.

Et puis le matin est venu et avec lui le train trop tôt du lundi. La laisser sur le quai, deux bises, quelques injonctions de me donner des nouvelles, le rappel des devoirs à faire durant le trajet et on se tourne les talons.

Dans le métro, perdue dans mes pensées j'ai oublié de descendre de la rame. Alors j'ai marché. J'ai évité les flaques et aussi levé un peu le nez. Paris, ou son reflet, m'entourait. Et elle était bien jolie.

J'ai longé ceux qui profitaient en terrasse des dernières matinées clémentes. " café - clop - canard " je les ai envié un peu de savoir prendre ce luxe-là. Je n'avais pas de journal pour m'y perdre alors j'ai mis de la musique dans mes oreilles pour ne plus trop penser. Comme l'air était entraînant j'ai couru un peu, comme si —dans mes habits de ville— j'étais pressée. Je ne sais vraiment pas vers quoi je courais...

Demain cela fera neuf ans. Et je crois que je n'ai pas très envie d'y penser. Le bilan n'est pas très chouette je dois dire. C'est pas la catastrophe, mais bon, ce n'est pas non plus la joie.

Dans mon lit, il est resté sa peluche. Un cheval vêtu d'un de ses vieux tee-shirt de fillette. Il va y rester la semaine...

Les rideaux et ce qu'ils cachent parfois

Il faut vraiment que je change la couleur des rideaux.
C'est urgent.
Et puis revenir céans.
Ne plus craindre d'écrire.
Faire comme si l'on ne me lisait plus. Ce qui n'est pas loin de la vérité et c'est tant mieux.
Ne plus faire semblant de ne pas regretter le passé.
Quand je savais que j'étais heureuse.
Cette certitude là valait un sacré pesant d'or.
Je ne suis pourtant pas à plaindre, je le sais bien.
Les enfants grandissent plutôt bien et Azerty barbouille de couleurs nos vies.
Je ne pleure pas non plus en allant travailler le matin.
Pour le reste... bah on va s'attacher à changer la couleur des rideaux.
Ce sera déjà chouette !



Les Pussy Riot : trois femmes et deux ans de trop...

J'aime beaucoup l'édito du Monde — en son intégralité, à commencer par son titre : " Vladimir Poutine et les sorcières des Pussy Riot".

La condamnation des trois punkettes, étudiantes brillantes et mères de famille, se voulait une démonstration de force du Kremlin, adossé à une justice aux ordres et à une Eglise orthodoxe plus que complaisante. Mais à l'heure d'Internet et du village global, elle résonne comme un singulier aveu de faiblesse, autant que de stupidité : elle donne un nouveau souffle à l'opposition, qui en manquait cruellement ces derniers temps. Une fois de plus, le Kremlin vient de se tirer une balle dans le pied."

Une annéee avec la bien nommée : Mademoiselle Azerty

Azerty -8 août 2012

Je n'ai jamais choisi les chats avec lesquels j'ai vécu. Le premier, celui de mon enfance l'avait été par Zomozygote. Puis, le second, mon chat Bidule était tombé dans ma vie comme un caillou au milieu d'une mare pour ne jamais cesser d'y faire des ondes. Caramel, chaton affamé avait suivi mon mari dans la rue jusqu'à se faire adopter avant d'y retourner se perdre quelques mois plus tard. Et puis enfin Minou, l'aimable et vieux matou au cœur d'or n'avait plus personne pour s'occuper de lui alors il est simplement venu s'occuper de nous. Bref, c'était toujours eux qui m'avait trouvée...

Je m'étais bien jurée de choisir le prochain ainsi que le moment où il entrerait dans ma vie... quand un chien le déposa à mes pieds. C'est ainsi que Mademoiselle Azerty du haut de ses dix jours de vie a conquis la place par KO... Allez donc résister au plus formidable arsenal de séduction que possède un chaton, qualité au demeurant tout à fait fondamentale pour assurer sa propre survie. Allez donc résister à un regard humide et implorant d'yeux à peine éclos, à des miaulements de détresse chuchotée  et pis que tout... à l'abandon confiant qu'elle vous offre lorsqu'elle a considéré que vous étiez précisément celle qui allait lui sauver la peau :  difficile de ne pas se sentir investie d'une héroïque mission !

Je dois avouer que si l'animal a eu la délicatesse de me laisser penser que je n'étais point étrangère à cette belle entreprise de sauvetage, j'ai toujours eu le sentiment diffus mais prégnant qu'elle en était le premier artisan. Elle me pardonnait tout, les biberons mal dosés et les gestes malhabiles pour tenter de les lui faire avaler, les nuits passées seule entre deux bouillottes et les heures d'épluchage à lui enlever les tiques dont elle était recouverte. Elle ne pesait à peine plus de 100 grammes et de ces quelques grammes irradiait une rage de vivre qui forçait mon respect. Je sais bien que je l'ai pas sauvée. Elle s'est d'abord sauvée elle-même.

Et à coté de ce que vétérinaires ou internet ont pu m'apprendre (informations ô combien précieuses !), elle m'a aussi enseigné quelques félines évidences. Je sais désormais que le lait coagulé dans les poils se nettoie bien mieux avec de la salive qu'avec de l'eau. Et ce faisant j'ai découvert incidemment que porter l'odeur de la première la rassurait grandement. Illusion ou non, j'ai eu le sentiment qu'à partir du moment où nous partagions cette odeur, elle n'en était que plus calme. Alors tous les matins je portais et reportais mon index à ma bouche pour consciencieusement faire sa toilette. Et si je vous dis que certains matins encore la bellote m'abandonne son pelage en ronronnant quand je retrouve les gestes d'antan, je ne mentirais pas vraiment...

Le temps de la découverte est venu. Celui où elle a quitté le confort douillet de ma peau pour... faire le tour de mon corps de géante ! Allongée par terre elle me contournait lentement sans jamais cesser de garder contact, revenant vite vers mes mains au moindre bruit suspect. J'étais exactement les frontières de son monde ... jusqu'au jour où elle s'est enhardit à me quitter de... 10 cm ! avant de s'effaroucher et non pas de faire marche arrière (la pauvrette ne savait pas faire demi-tour !) mais de marcher gauchement à reculons en s'emmêlant quasiment les pattes dans son trognon de queue ! Deux jours plus tard elle était déjà loin.

Malgré le temps et l'attention consacrée j'ai constaté combien les siens lui manquaient. Se blottir contre les cochons d'inde la remplissait d'aise, sans doute en souvenir du temps où elle partageait la chaleur de ses frères et sœurs. Et après avoir entendu parler de singes orphelins rassurés par la présence d'une peluche, j'ai glissé dans son panier un substitut maternel en la personne d'un mouton blanc, ancienne possession de ma Tarquinette. Mademoiselle Azerty ne l'a plus quitté son mouton ! Elle ne dormait que contre lui, avant de prendre l'habitude de le traîner dans la maison au milieu des travaux du moment et des piles de bouquins... Puis de l'abandonner brutalement pour un hérisson volé subrepticement dans la chambre de Tarquinette et que nul n'a pu la convaincre de lui restituer ! C'est ainsi qu'avec le règne de Henri le Hérisson, le trafic de chaussettes qui assombrissait la vie de mes deux garçons a pris fin ! Il n'était pas rare en effet de voir la chatte filer ventre à terre tenant dans sa gueule un objet mystérieux poursuivie par Tarquinet ou Tarquinou lesquels hurlaient à tue-tête "elle m'a volé une chaussette !" Durant cette sombre époque, de nombreux couples de chaussettes furent définitivement décomposés.
                 
Enfin, après les larcins et les bêtises de mômes, exactement comme pour les enfants, on sent venir le temps des acquisitions : celui du mimétisme forcené. A sa manière et avec sa compréhension de notre monde étrange, Azerty s'est mise à me singer, à tenter de reproduire les gestes de mon quotidien.

Et j'ai compris que c'était dans l'intimité du silence des petits matins que les grands combats se gagnent ! Lorsqu'à la fin des vacances je me suis retrouvée dans l'impossible situation de devoir emmener ma chatte au bureau au prétexte qu'elle se savait pas se passer de son biberon, il m'a bien fallu la convaincre de laper ! Alors, à quatre pattes près d'elle j'ai mille fois fait l'aller puis le retour entre la tétine du bib et l'écuelle de lait. Je l'ai patiemment regardé s'approcher, me dédaigner, s'interroger et puis se laisser vaincre par son insatiable curiosité (et vraisemblablement son appétit !)

Si malgré de nombreuses tentatives et à mon grand regret, elle n'a pas adopté, les toilettes pour y faire ses besoins, je dois reconnaître qu'elle a parfaitement compris comment appuyer sur un interrupteur pour allumer la lumière et si par malheur elle se trouve face à une porte close, elle sautera et ressautera sur la poignée de celle-ci pour tenter d'ouvrir l'obstacle et y parvenir parfois !

Aujourd'hui cela fait exactement un an que Mademoiselle Azerty est entrée dans a vie. Une grande... qui pourtant se comporte souvent avec moi comme le bébé qu'elle était. Rarement à plus d'un mètre de ma personne, si je change de pièce, l'air de rien, elle me suivra. Elle ne joue les terreurs dans le jardin de la demeure qu'à la seule condition de rester dans mon sillage... Elle reste désormais seule sans miauler, ne passe plus toutes ses nuits dans mes draps et attrape même des souris ! Son plus grand défaut : un amour immodéré des claviers dont je ne suis jamais parvenue à la détourner. il suffit que je tourne les yeux ou le dos pour qu'elle y risque une patte et si je change de pièce, s'y vautrera de tout son long avec délices... Sans doute la faute à mon grand qui lui a dégoté ce nom si prémonitoire !

Voilà un an, que cette boule de poils qui tenait dans ma paume m'a séduite et me ravit ; pourtant dans ce tableau il reste une évidence que l'on ne peut taire : celle d'avoir été éloignée bien trop tôt de sa mère. Particulièrement peureuse, elle crache là où les autres félins lèveraient le sourcil. Et si parfois je n'entends plus son crachouillis durant un mois, il suffit d'un élément de nouveauté (changement de lieu, tête nouvelle...) pour que je sente immédiatement sa crainte s'installer et sa mimique apparaître... On s'en accorde. Et pour se rabibocher, on se câline...

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Powerball Juste quand vous pensiez que vous pourriez faire mieux ... Après des années de planification minutieuse, RPM Sports a mis au point un révolutionnaire nouveau Powerball Autostart. Une autonomie complète, pas de canal est nécessaire pour amorcer le virage - Il suffit de retirer le rotor et le spin! Offrant la même qualité de construction superlative que d'autres dans la gamme de 250 Hz Powerball Autostart l'avantage supplémentaire d'être très mobile et peut facilement être exploité par une personne - sans condition, le pouce ne démarre pas, aucun film commence ... que le vent et de laisser aller pour un départ parfait à chaque fois! 250Hz Le dernier modèle peut être utilisé pour la force, la formation, la réhabilitation et de remise en forme, ainsi que les demandes pour un programme de formation pour les excellentes dispositions prises pour les musiciens. Nous sommes autorisés Powerball distributeurs, vous pouvez acheter en toute confiance.

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Une chose est certaine quand on a finit d'avaler cette soupe on ne se sent vraiment pas en forme...

Règle n°1 : sur internet il ne faut avoir confiance en personne !!

" Bonjour,
J'attire votre attention sur le fait que la version en ligne de la loi n°85-677 du 5 juillet 1985 comporte une erreur.
En effet l'article 43 est présenté comme faisant partie du Chapitre II alors qu'en réalité il fait partie du chapitre III section V (juste au dessus de l'article 44 en fait).
Cet erreur emporte des conséquences importantes puisque l'on comprend que l'article 43 s'applique à tous les accidents quand il ne concerne en réalité que les seuls accidents de la circulation. Je vous adresse le fac-similé de la page du JO permettant de vérifier ce point par vous-même."

Preuve s'il en est qu'il faut se méfier de tout le monde !

Le spectre barboteur de la piscine de Saint-Ouen ou le vol qui n'en est pas un !

Qu'on se le dise les temps sont durs pour les fantômes, ectoplasmes et spectres en tous genre ! La disette si poignante que ces purs esprits se mettent à faire main basse sur nos piécettes !

Jugez plutôt : après plus d'une année de fermeture et quelques travaux, la piscine de Saint-Ouen rouvrait de nouveau ses portes au début de ce mois. Il y a un peu plus de 8 jours, me voilà donc en goguette avec la totalité de ma marmaille à la découverte de ces nouveaux lieux. Il y aurait beaucoup de chose à vous raconter sur ces modifications qui coûtent un temps et un budget considérable mais qui semblent parfaitement oublier le confort — voire l'accessibilité de l'utilisateur . Mes deux ainés qui s'y étaient rendus une première fois m'avaient déjà fait part de leur circonspection à ce sujet avec la réserve qui caractérise les ado : "c'est nul !"

Je m'attendais à modérer leur jugement, ce ne fût pas le cas :

Ne cherchez pas de miroir pour mettre d'aplomb votre bonnet ou de surplomb pour poser vos affaires dans les sanitaires pour femmes, il n'en a pas. N'espérez pas accéder aux bassins sans mouiller les pièces d'identité des mômes (dont j'avais besoin pour faire établir leur certificat de bonne conduite aquatique), les douches sont implantées de telles manières que pas plus les serviettes que le reste ne restera au sec...

Quant à la propreté, dont je ne suis pourtant pas une maniaque, je dois dire qu'elle a singulièrement pâti de la nouvelle organisation des cabines... et qu'essuyer mes pieds humides des traces de boues laissées au sol avant d'enfiler mon maillot ne pas pas convaincue que les aménagements réalisés étaient franchement une avancée... (sans compter que durant tous ces mois de fermeture, ils auraient pu en profiter pour changer le tapis coco de la porte d'entrée qui dissémine ses poils dans tout l'établissement et récurer l'escalier dont on se demande s'il a été blanc un jour...)

Bref, je partageais entièrement l'avis de ma descendance si ce n'est que je leur soulignais combien le personnel était charmant.


J'en étais là dans mes entreprise de tempérer leur définitif "c'est nul" quand de retour chez moi, je vidais mon sac avant de rincer puis faire sécher maillots et serviettes. Las ! si serviettes et maillots ne manquaient point à l'appel, il n'en était pas de même pour la monnaie que le caissier m'avait rendue un peu plus tôt. Rien, plus un rond, plus un sou, pas la moindre ferraille dans ma besace...

J'ai évidemment fait le chemin à rebrousse-poil pour déverser mon courroux à l'oreille du chef de bassin. Très affable, il m'a appelé un peu plus tard pour m'informer que sur les huit caméras vidéo qui surveillent en permanence le personnel qui manipulent les paniers où l'on range nos effets, aucune image ne démontrait le moindre tripotage de mon bagage...

Il me l'a garanti et je ne peux que le croire : de vol il n'y en a donc point !

Certes. Mais mes piécettes (6,80 € en monnaie, cela en représentent un certain nombre !) elles n'ont certainement pas pu se sauver sans aide du fond de mon sac — profond comme l'enfer — où je les avais soigneusement enfouies avant de remettre celui-ci au personnel des paniers.

La stupéfiante explication m'est apparue : seul un être surnaturel est capable de se mouvoir au milieu des mortels et des objectifs vidéos sans attirer l'attention sur lui.

Audoniens, francilliens de passage ou provinciaux perdus en nos terres de banlieue, sachez-le : un spectre larronne à la piscine de Saint-Ouen ! Et comme je ne vois pas bien comment on va pouvoir se saisir de l'ectoplasme, je ne suis pas bien certaine d'y remettre les pieds...

Délicieuses lignes de Jacques Vergès...

La lettre de Jacques Vergès déclinant l'offre de figurer au Who's Who :

Jacques Vergès,
Avocat à la Cour,
Paris, le 1er mars 1990,

Madame,
Je reçois votre invitation et vous en remercie vivement.
Malheureusement, je dois la décliner car je ne pourrais supporter longtemps le voisinage de la moitié des occupants de votre annuaire qui représentent tout ce que j'abhorre en ce siècle : la culture de l'énarque, l'élégance du parvenu et la morale du faussaire, tous humanistes.
Avec mes regrets.
Jacques Vergès

Le Salaud Lumineux, conversations avec Jean-Louis REMILLEUX, Michel Lafon, 1990

À feu et à sang: les carnets secrets de madame Roselyne Bachelot

En première année de droit, j'ai découvert le droit constitutionnel, la première cohabitation, le projet de loi Devaquet (j'étais descendue dans la rue) et que ma mère, femme de droite s'il en est, était pourvue d'une culture et d'un sens politique hors du commun.

C'est ainsi que loin des discours paternels — provocateurs et excessifs — ma républicaine de mère a refilé à sa fille de gauche sa curiosité pour les affaires de la cité et je dois avouer, peut-être en souvenir d'icelle, que j'ai toujours conservé une certaine tendresse pour ces femmes de droite à l'intelligence aiguë et à l'esprit libre, à commencer par madame Veil.

Bref, quand j'ai lu ce jour que venait de paraître les carnet secrets de la campagne présidentielle par madame Roselyne Bachelot que j'ai toujours appréciée jusques et y compris dans son choix — rétrospectivement calamiteux — de campagne vaccinale contre la grippe H1N1 — dans notre pays où a prospéré, dans le plus grand silence des cabinets ministériels, une pléthore de scandales sanitaires (sang contaminé, amiante, hormone de croissance...) j'ai trouvé bien injuste que l'on cloue au pilori celle qui avait fait le choix inverse de tous ses prédécesseurs — j'ai téléchargé incontinent son bouquin sur mon Kindle.

Je n'ai pas fini de le lire mais je suis emballée par sa plume et son regard concis et clairvoyant. Si je ne partage pas nombre de ses idées, ses observations sont souvent frappées au coin du bon sens (notamment sur le désastre de la communication) et certaines de ses analyses de l'évolution de notre société méritent — à mon sens— qu'on les souligne :

Institué au moment du passage d’une société de pêche et de cueillette à une société agricole, le mariage s’est présenté comme le meilleur moyen de garantir la traçabilité de la filiation nécessaire à la transmission du patrimoine. Le besoin de bras pour assurer la production des terres agricoles a également été l’une des raisons de création de cette institution : il fallait pouvoir posséder ces bras et les ventres qui les procréaient en donnant au chef de famille son pouvoir légitime et absolu. En instituant le mariage civil, la Révolution française a brisé la possibilité pour le père, le seigneur ou le curé d’utiliser le mariage d’un jeune homme ou d’une jeune fille afin d’asseoir leur pouvoir politique ou économique.

Ainsi, en étant libres de se marier selon leur choix, les mariés devenaient des « sujets » de droit alors qu’ils étaient auparavant des « objets » de droit. La contraception et l’allongement de la durée de la vie ont fini de bouleverser le sens du mariage en le déconnectant du seul impératif de filiation. Parce que le mariage est devenu un choix individuel, personnel, soumis à aucun autre enjeu que le bonheur de s’aimer, je ne trouve aucune raison de l’interdire aux homosexuels.

François, Luce, leur merveille et la vie qui les trahit.

Les mots ne viennent pas. Des larmes et des souvenirs qui remontent. Ils sont nombreux. Ses commentaires ici, dès les tous premiers billets. Mon premier Paris-Carnet, et tous ceux qui ont suivi, les pique-nique et... et... et d'autres souvenirs qui me reviennent. D'autres plus anciens. La souffrance à se tordre, le néant.

Mais ce n'est pas ma douleur, c'est la leur. Et je sais combien elle est insondable.

Je pense à elles. J'ai envie de leur crier qu'elles garderont son amour à tout jamais.

Que c'est leur plus grande force.

Qu'elles se feront rattraper par la vie. Parce qu'il les aimait. Parce qu'elle c'est la seule chose qui compte. Parce que la seule force qui nous reste dans ces moments terribles c'est d'aimer.

Je leur dirai samedi. Et à lui, je dirai Tchao l'ami...

 

Si je n'ai pas les mots, d'autres en ont de très beaux que vous invite à lire :

François et Luce par Samantdi
Lettre à Paco par Sacrip'anne
Sans filtre par Laurent
Aujourd'hui un jeu par Franck Paul
François, sans filtre par Padawan
Deuil Sans Filtre par Otir
Ce dont je veux me souvenir par Racontars

 

Au secours, j'élève trois psychopathes !

Je suis écroulée de rire — pardonnez-moi je sais que je devrais pleurer mais un psy qui fantasme à ce point cela me fait rire :

"Le Canadien [Magnotta] est-il le fruit d'une génération prête à tout pour accéder à la notoriété, y compris entrer dans les annales des crimes les plus ignobles? Pour Jean-Pierre Bouchard, «plus on éduque mal les enfants, plus la société est laxiste avec une répression pénale absente, et plus on favorise le développement de ces personnalités.» Inquiétant. — Le délicat profil des criminels psychopathesle figaro.fr santé

Un psy en plein fantasme... un journaliste qui nous plante la conclusion sans vérifier une seconde ses sources et le mot final, grandiose, qui nous fait trembler !

"La société laxiste avec les enfants..." le grand fantasme de la droite, qu'elle agite à chaque élection, à chaque fait divers, à chaque pet de travers et quand elle a rien à dire...

Et oh, ouvrez les yeux ! La société n'a jamais été aussi exigeante avec les gamins qu'en ce moment ! Entre les attentes de leurs parents, le rouleau compresseur d'un système éducatif fondé sur élimination et non la réalisation , et un quinquennat où Justice et racaille ont été désignées comme bouc émissaire des grands maux de la France c'est pas des mômes qu'on a : ce sont de puissants délinquants en puissance dont la nuisance justifie que l'on bouleverse l'ordre des lois et de l'appareil carcéral pour réussir à les contenir...

Je rêve...la société laxiste avec les enfants... On a au moins aujourd’hui la preuve que certains psy ne connaissent pas le monde dans lequel ils vivent...

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Soutache

Et hop et hop, on claque dans les mains et on lève les genoux !

Ministre des Sport ! Voui ! Parfaitement ! Et la Course à pied comme sport national ! Voui voui ! Et hop et hop, tout le monde s'échauffe et hop et hop, on cavale s'il vous plaît ! Elle va vous en faire baver la Tarquine ! Prochaine séance : on enlève ses chaussures et on cavale à la dur ! Et hop et hop ! En attendant, je vous laisse le temps de souffler un peu et surtout d'aller souhaiter un bon anniversaire au blog de Zythom... un expert judiciaire dont je rêve qu'il soit légion... en sachant parfaitement qu'il est unique...

Bricabig.sql

En quittant dotclear 1 pour rejoindre dotclear 2 ma base de donnée est passée de 9 à 28 Mo. Autant vous dire qu'avec une telle prise de poids, certaines coutures ont cédé... Evidemment cela survient précisément le jour où je traverse la France derrière un volant c'est à dire très loin d'un écran d'ordinateur ! Après un changement d'hébergement à la hâte, une création puis une exportation et une importation de base de donnée, je pense que tout devrait être rentré dans l'ordre. Notons au passage que si OVH a grandement perdu dans la vitesse de son support, le goulot de ses bases de données s'est considérablement élargi et laisse désormais passer sans péage le flux et le reflux des entrailles du bricablog...

Rencontre au coin d'une page

Dernier jour céans. En croquant une pomme devant mon écran, je fais un tour par ici. Je compare la largeur de ma colonne avec celle de mes images. Je ne sais pas bien par quel chemin je suis passée. Je me suis soudainement retrouvé là, en écoutant ceci... Au final, je crois que le poids de mon travail en retard est moins oppressant que de traîner par chez moi... Et il n'y a pas de morale à cette histoire. Si ce n'est que la mort, la vie et le temps gardent le même sens au cours des âges.

les thèmes viennent de Vénus (et les bug viennent de Mars...)

Tiens, selon les premières réactions, il semble que mon thème plaît aux messieurs mais non aux dames ! Je mesure in situ tous ces défauts et il bougera sans doute durant les jours qui viennent. Mais je ne suis pas bien certaine de ne pas lui conserver sa sobriété...

Dans tous les cas, je suis ravie de cette soutache, qui m'invite à lui confier quelques mots de ci de là, dans une simplicité que j'avais par trop oubliée !

Dotclear 2 nous voilà!

[pffffff......!!!!!!!!!!!!!!!!]  <----- immense soupir de soulagement...

J'ai eu quelques sueurs froides durant la migration... je me suis aperçue que mon fichier de sauvegarde n'était pas complet et qu'il me manquait près d'une année de commentaires... Une sauvegarde dans un autre format et quelques centaines de touches plus loin (pour les présenter dans une syntaxe identique) et tout est rentré dans l'ordre... mais tant que tout n'était pas rentré dans ce nouvel abri, je n'étais pas tranquille du tout !

Enfin, voilà ! tout y est et le bricablog n'a peut-être plus de rose aux joues mais il a gagné une colonne ! Et depuis le temps que j'en rêvais de ce ruban où je pourrais jeter des mots à la volée, des phrases de plus de 140 caractères, des vérités de comptoir ou des blagues à cent sous... Pour l'heure, je file remettre les doigts sous le capot : il reste des réglages à faire dans tous les coins !

Soutache, substantif féminin. Passementerie. Galon étroit et plat, à deux côtes, qui orne un vêtement en cachant les coutures ou en figurant par ses entrelacements des dessins variés. Soutache de coton, de laine, de soie; broderie de soutache.